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En 1994, Nancy Kerrigan, patineuse américaine, est frappée au genou à coup de barre de fer. Sa rivale, Tonya Harding est soupçonnée d'avoir organisé l'agression.

Moi, Tonya raconte l'histoire de Tonya Harding, depuis son enfance auprès d'une mère maltraitante qui veut absolument en faire une championne jusqu'à l'agression de Nancy Kerrigan, en passant par son mari violent et le premier triple axel féminin qui lui apporte une certaine notoriété.

Violence, bêtise et vulgarité habitent ce biopic sans concession à la fois drôle, cynique et terrifiant qui en retraçant le destin de la patineuse dessine un portrait au vitriol d'une certaine Amérique. Le réalisateur en choisissant de donner la parole à ses protagonistes échappe au biopic paresseux. Son montage rapide, ses dialogues crus et son ton ironique bannissent  tout pathos sans, toutefois, nier la part tragique de cette vie pourrie, faite d'agression, de rejet social, de bêtise et de trahison.

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Maryline quitte sa province pour devenir actrice.

Gallienne semble vouloir conter la difficulté de faire sa place dans le milieu du cinéma lorsqu'on est une jeune femme provinciale, taiseuse et alcoolique...

On ne comprend pas l'intérêt du propos tant le personnage est chargé. De plus, le scenario, très décousu, semble s'intéresser surtout au milieu violent et mesquin dans lequel tente d'évoluer Maryline plutôt qu'à Maryline elle-même. Du coup, c'est la prestation de 5 minutes de Vanessa Paradis en Jeanne Moreau qui marque le film.

 

 

 

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A Londres, dans les années 50, Reynolds Woodcock est le couturier que tout le gotha s'arrache. Reynolds accorde peu d'intérêt à ses compagnes jusqu'au jour où il rencontre Alma.

Cette histoire d'amour entre l'artiste égocentrique obsessionnel et l'oie blanche au fort caractère ne vaut que par son emballage élégant (costumes et décors) et par la qualité du duo Daniel Day Lewis - Vicky Krieps (une révélation). Le 3e personnage (Lesley Manville) à la tonalité hitchcockienne est trop peu exploité pour apporter le piment qui manque à cette histoire.

 

 

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Pendant la guerre froide, Elisa, muette, est femme de ménage dans un laboratoire des services secrets de l'Etat. Un jour, elle découvre plongée dans un bassin d'eau une créature étrange mi-homme, mi-poisson.

Visuellement, le film est plutôt intrigant. Il nous plonge dans les années 60 esthétiquement toujours agréables. La photographie est soignée utilisant des filtres de couleurs, évoquant du sous Caro et Jeunet. Cet esthétique marquée à l'excès séduit et irrite tout à la fois. Le monstre marin est esthétiquement étonnant en phase avec le reste du décor, d'un style à l'ancienne. Côté interprétation, Sally Hawkins et Michael Shannon sont accompagnés par Richard Jenkins,  Octavia Spencer et Michael Sthulbarg, tous les cinq très bons dans ce style étrange.

Pour ce qui est du scénario, il est plus difficile d'y trouver des points d'intérêt. L'histoire manque cruellement d'ambition, tant dans sa partie thriller que dans sa romance. Tout semble inabouti, terriblement premier degré, dans une sorte de guimauve à la Disney. On se rend rapidement compte qu'il ne faudra rien attendre de puissant dans ce récit. L'ennui et une certaine indifférence emportent la partie.

Le film est nommé 13 fois aux Oscars.

A voir en salle dès le 21 mars.

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Jacques, grand reporter, traumatisé par la mort récente et violente de son co-équipier, accepte une mission pour le Vatican : rejoindre la commission qui enquête sur Anna, une jeune fille de 18 ans qui déclare avoir vu la vierge.

Les films de Giannoli traitent tous du mensonge et de l'imposture (A l'Origine, Marguerite, Superstar) et L'Apparition ne déroge pas à la règle en interrogeant sur la foi et la réalité des déclarations d'une jeune fille. Cependant, on ne sait trop que penser des intentions du réalisateur ? Réelle réflexion sur la foi ou thriller ? Giannoli nous perd dans un récit flottant dans lequel il ménage un suspens un peu vain.  

Bien que Galatéa Bellugi (Anna) et Vincent Lindon (Jacques) soient parfaits d'intensité, l'ensemble manque cruellement d'émotion que seule la musique de George Delerue, utilisée en fin de film, parviendra à installer. 

Au final, on retient surtout de l'Apparition qu'il s'éternise sur 2h15.

 

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