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Neïla, pour son premier jour à l'Université, est confrontée à Pierre Mazard un professeur cynique et ambiguë dans son rapport au racisme. Pour se racheter au yeux de son administration, le professeur va préparer l'étudiante au concours d'éloquence.

Camélia Jordana et Daniel Auteuil sont parfaits mais l'histoire convenue enchaîne les clichés, frôle le ridicule et n'offre que peu d'intérêt.

Sur le sujet des banlieues et des concours d'éloquence le documentaire A Voix Haute de Stéphane de Freitas est bien plus puissant.

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En 1998, dans un cours de théâtre, Greg Sestero rencontre Tommy Wiseau, un type extravagant au look gothique. Tommy qui s'avère fortuné emmène Greg à Los Angeles afin qu'ils réalisent tous les deux leur rêve de devenir comédien.

Ce qui impressionne d'emblée dans le film, c'est que cette histoire est vraie. Le Tommy Wiseau en question a réalisé The Room, film qui fut longtemps considéré comme le plus mauvais de l'histoire du cinéma à tel point qu'il en est devenu culte à Hollywood. The Disaster Artist est adapté du livre dans lequel l'opportuniste Greg Sestero raconte sa rencontre avec Wiseau, le tournage et la sortie du film.

James Franco, tout en contant cette histoire farfelue, tente de percer l'énigme Tommy Wiseau qui, sous sa personnalité extravagante, entretient le mystère sur ses origines et celles de sa fortune. Le film est intrigant et drôle et les frères Franco sont tous deux excellents.

Au final, le  mystère reste entier : Tommy Wiseau est-il un débile profond ou un artiste mégalo un brin manipulateur ?

 

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En Italie, été 1983, Elio, 17 ans, passe ses vacances dans une somptueuse villa avec ses parents. Son père professeur en culture gréco-romaine accueille pour quelques semaines un Américain qui prépare son doctorat.

Dès les premières images, tout sonne un peu faux et caricatural dans ce film où l'Américain est forcément blond, sportif et arrogant et les italiens lettrés, épicuriens et fantasques. Les références à l'érudition des parents sont amenées de façon maladroite, affichées de façon prétentieuse. Amira Casar et Michael Stuhlbarg prennent des pauses ridicules. On peine aussi à s'attacher aux deux protagonistes ( interprétés par Armie Hammer et Timothée Chalamet) tous les deux affadis par la prétention dont ils sont parés. On ne croit pas en leur amour, où la relation de domination qui prend le pas sur un réel amour. Leur différence d'âge et de maturité n'aide pas à y trouver une part de romantisme. 

De plus, le récit s'avère pauvre en événements et le film de 2 heures est long, très long. Le réalisateur mixant cinéma italien et hollywoodien présente une oeuvre flottante. Il alterne les scènes posées interminables et celles qui semblent issue d'un inventaire des charmes de l'Italie. Tout est fabriqué dans la forme (jusqu'à la bande son mêlant tubes de l'époque, Bach et titres de Sufjan Stevens) négligeant émotion pure et fond.

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En 1971, le New-York Times se procure et publie des informations classées secrets défense révélant que depuis 30 ans, les différents Présidents des Etats-Unis ont favorisé la guerre au Vietnam. Alors que le NYT est poursuivi en justice, le Washington Post reçoit à son tour ces documents et doit décider s'il les publie ou non.

Steven Spielberg ne nous conte pas vraiment l'affaire des Pentagon Papers mais plutôt les débats qu'ils ont provoqué au sein du Washington Post, entre actionnaires, propriétaire et journalistes. Cela lui donne l'occasion de dessiner le portrait de Kay Graham, propriétaire et femme effacée, qui se révèle en prenant pour la première fois une décision cruciale. Les droits des médias, les collusions entre propriétaires de presse et politiques, les intimidations d'un Etat tout puissant sont de ce fait abordés. C'est un peu léger pour une oeuvre de 2 heures. Le film se présente ainsi de façon pépère tant dans sa réalisation que dans le déroulé de son récit. La musique de John Williams, qui résonne quoi qu'il arrive comme si la cavalerie débarquait ou qu'une nouvelle guerre des étoiles se déclenchait, vient nous réveiller dans le dernier quart d'heure. S'il n'y avait le plaisir de voir Meryl Streep on s'ennuierait ferme.

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Le talent, l'intelligence, l'élégance.

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