theatre - danse

À l’occasion du 10e anniversaire de la disparition de Maurice Béjart, le Béjart Ballet Lausanne (qui fête également son 30e anniversaire) présente la chorégraphie du maître sur La Flûte Enchantée de Mozart.

La compagnie s'installe au Palais des Congrès pour cinq représentations du 7 au 11 février.

 

Ce ballet, créé en mars 1981, met en scène 44 danseurs qui évoluent sur la version musicale du Philarmonie de Berlin, dirigé par Karl Bohm en 1964.

 

Maurice Béjart disait "La Flûte enchantée est une féerie qui nous emporte dans la poésie pure de l’enfance ou du génie, ensuite, et surtout, un rituel précis, rigoureux, inspiré".

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Dans un immeuble en cours de démolition, une jeune femme est vivement priée de quitter son appartement. Quand elle tente de faire ses cartons, les choses lui résistent.

 

Tout au long du spectacle, on suit l'héroïne (Aurélie Thierrée) en prise, de façon plus ou moins consentante, avec l'esprit et l'histoire des lieux, l'âme des objets et la puissance de  son imagination. Ici, tout est fantasmagorie. Acrobatie, jeux de marionnette, magie, danse... les disciplines se mélangent dans un ensemble qui sert parfaitement la poésie de Victoria Thierrée-Chaplin. Aurélie Thierrée et ses deux acolytes impressionnent par leur virtuosité.

 

Du duo que forment Jean-Baptiste et Victoria (le Cirque invisible), à Aurélie, en passant par James (peut-être le plus impressionnant des quatre), la famille Thierrée est définitivement Reine de l'enchantement.

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Famille Flöz sanscrierart.com

Un hôtel 4 étoiles dirigé par une vieille dame et ses enfants voient défiler les clients et les turpitudes.

La pièce que nous propose cette famille Flöz, venue de Berlin, s'avère étonnante. L'histoire se joue sans la moindre parole, les acteurs portent des masques aux visages semblant issus d'une bande dessinée, les gags ne sont pas particulièrement originaux. Mais le plus surprenant est sans doute le plaisir que l'on prend à voir se jouer cette histoire à la fois burlesque et poétique. 

Car c'est un travail d'orfèvre qui se présente sur scène. La forte personnalité du décor - la porte tambour en parait même vivante - marque d'emblée, avant même l'entrée des comédiens, le ton du spectacle. La précision des déplacements et la gestuelle des comédiens s'avèrent plus éloquents que n'importe quel dialogue, dont d'ailleurs on oublie très vite l'absence. Même les visages figés des masques changent d'expression quand il le faut grâce au jeu de lumière. Le récit est parfaitement mené, avec fluidité, sans temps mort ni longueur, adoptant un rythme soutenu, sans précipitation. 

Cette audacieuse proposition artistique nous kidnappe pendant près d'1h15.

famille flöz2 sans crierart.com

A voir à Bobino jusqu'au 14 février

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Emmanuelle Devos dans Bella Figura de Yasmina Reza

Boris et sa maîtresse Andréa se disputent sur le parking d'un restaurant. Boris a eu la mauvaise idée de dire à Andréa que le restaurant lui a été conseillé par sa femme.

Yasmina Reza confronte ses personnages à des situations dans lesquelles s'expriment leur mesquinerie, prétention, lâcheté, petites et grandes faiblesses. Emmanuelle Devos est parfaite dans son rôle de fille fragile, maladroitement sexy, Micha Lescot est comme toujours impressionnant et Josiane Stoleru, dans le rôle le plus fort, touche juste. Quelques bonnes répliques et situations marquent mais le propos semble moins percutant que dans d'autres œuvres de l'auteur. Il faut dire que la mise en scène trop démonstrative prend toute la place laissant peu d'espace à la délicatesse d'un théâtre de suggestion. Si la distribution (dont Camille Japy et Louis-Do de Lencquesaing) n'était pas de cette qualité, la lourdeur de la mise en scène dévasterait tout.

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Maternité, religion, boboïtude, attentats, féminisme... les sujets abordés par Camille Chamoux ne sont pas d'une grande originalité. Cette comédienne parisienne qui a successivement vécu deux traumatismes : avoir un enfant et habiter dans le 11e arrondissement lors des attentats, commente sa vie.

Et c'est là que le talent et l'intelligence, qui vont souvent de pairs, font mouche. Qualité de l'écriture, originalité de l'angle, finesse de l'interprétation... on rit beaucoup et de bon cœur sur des sujets vus et revus et dont l’intemporalité nous condamne à recroiser pendant encore très longtemps.

On l'avait remarquer dans son deuxième spectacle,Née sous Giscard. Avec son Esprit de contradiction Camille Chamoux confirme et affine encore son écriture et son jeu.

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