theatre - danse

 

Le terrorisme est le sujet principal de ce nouveau spectacle. Un sujet en or car l'extrême flirte avec la folie, la folie avec le ridicule, le ridicule avec le pathétique et le pathétique bien assaisonné peut s’avérer très drôle. 

Jérémy Ferrari trouve souvent le bon angle pour se moquer des victimes, des forces de l'ordre et des terroristes, mettant ces trois acteurs au même niveau face à la moquerie.

Globalement ça fonctionne bien que parfois un peu facile. On tombe dans de grands moments de solitude, de n'importe quoi, où l'artiste semble partir en totale roue libre. Présentant ainsi des variations abyssales dans la qualité des séquences.

Mais, le vrai point faible du spectacle, ce qui dérange vraiment du début à la fin, ce sont les piètres qualités d'interprétation de Jérémy Ferrari qui n'est décidément pas un bon comédien. 

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Thomas Quillardet adapte, avec ses comédiens, les scénarios de deux films d'Eric Rohmer. Dans un décor épuré et une mise en scène inventive et facétieuse qui se nourrit d'une immense feuille de papier blanc, les comédiens rejouent Les nuits de la pleine lune puis Le rayon vert. Les scènes des films se succèdent avec une rapidité parfois un peu abrupte (surtout sur Les nuits) mais de façon agréable. Le jeu des comédiens (tous très bien) met particulièrement en avant la drôlerie des situations et des personnages. La structure différente des deux récits, Les nuits présentant des scènes intimes en intérieur tandis que Le rayon vert multiplie les scènes de groupes en exterieur, les différences de personnalités des deux héroïnes, l'une exubérante fuyant l'enfermement du couple, l'autre effacée rêvant d'un amour absolu, permettent de maintenir l'intérêt du spectateur à l'entrée du second récit. Pendant près de 2 heures, on se laisse ainsi prendre à cet exercice étrange qui, bien que reprenant les mots de Rohmer, s'éloigne sensiblement de l'ambiance des films. Ce n'est pas plus mal ainsi les comédiens peuvent s'approprier leurs rôles loin de leurs marquants prédécesseurs ( Pascale Ogier, Fabrice Lucchini ou Marie Rivière) et les spectateurs avoir presque l'impression de découvrir ces deux histoires. À voir avec plaisir jusqu'au 19 janvier 2017.

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Le théâtre du Rond Point accueille le nouveau spectacle de James Thiérrée. La grenouille avait raison diffère des oeuvres de référence de Thiérée (la Veillée des abysses ou Au revoir parapluie). Bien sûr, le décor est, cette fois encore, majestueux, les lumières extrêmement soignées, l'accompagnement musical très prenant et particulièrement bien servi par la voix enchanteresse de Mariama. Valérie Doucet est une acrobate au corps élastique sans limite et le charisme de James Thiérrée agit toujours. Pourtant, la magie opère moins que d'habitude. L'effet hypnotique ne prend pas. Cela est sans doute dû à la facture du spectacle sensiblement différente de d'"habitude". Ici les comédiens interagissent assez peu avec le décor et les éléments qui le composent. Lorsque cela arrive (particulièrement en introduction et en fin de spectacle) le charme agit immédiatement. Mais, pour  la grande majorité du spectacle, les comédiens jouent seuls au sol entre eux. Et là aussi on ne retrouve pas ce qui faisait un des attraits des créations de Thiérrée. Ici les personnages ne semblent pas s'associer contre les éléments. Ils se chamaillent, s'affrontent. On trouve également une thématique redondante à travers les corps entravés, mutilés, mêlès, où la danse, les contorsions et le mime dominent plaçant le spectacle à un niveau plus convenu alors que Thiérée nous avait habitué à de l'exceptionnel. On y voit moins de créativité, moins d'idées surprenantes.

Malgré toutes ces réserves, il faut garder en tête que tout spectacle de James Thiérrée, même moins enivrant que ses précédents, demeure un spectacle de qualité largement supérieur à ce qui nous est donné de voir par ailleurs.

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Mado rencontre par hasard Alexandre. Le coup de foudre est immédiat. Mais tout se complique lorsque Mado découvre qu'Alexandre est un activiste du Front.

Le sujet est hyper casse gueule et Salomé Lelouch, auteur et metteuse en scène, n'évite pas la chute malgré quelques bonnes choses. Pour la partie positive, on note la qualité des seconds rôles tant dans le dessin des personnages que dans l'interprétation. Ces seconds rôles bénéficient de textes courts, percutants, proche de la formule souvent efficaces. Ludivine de Chastenet, dans le rôle de la meilleure copine marxiste, est la vraie réjouissance de la piéce. À contrario, les deux héros de l'histoire s'avèrent terriblement fades. Les comédiens (pourquoi avoir choisi un comédien de 50 ans pour ce role ?) ne sont pas aidés par des dialogues plats et sans aucune saveur. L'amour rend sans doute niais mais vu la situation on pouvait les espérer plus vifs. Le pire se dessine lors de leurs monologues humanisto-politiques au contenu bien trop faiblard. Il était sans doute un peu présomptueux de se lancer sur un tel sujet avec si peu d'expérience. Il aurait mieux fallu laisser l'écriture à plus aguerri.    

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Une association d'amateurs de roman noir nous présente leur mise en scène d'une pièce policière inédite du célèbre Conan Doyle. Mais ne s'improvise pas comédien qui veut.

Toute la pièce (une création anglaise) repose sur l'incapacité de ces acteurs d'operette à jouer la comédie.Texte, décor, mise en scène, tout leur échappe. Le rythme est endiablé et les catastrophes s'enchaînent à toute vitesse. Les sept comédiens (Miren Pradier, Yann de Monterno, Dominique Bastien, Lula Hugo, Michel Cremades, Michel Scotto di Carlo et Christophe de Mareuil), tous excellents, impressionnent par l'énergie qu'ils déploient, d'autant plus impressionnante qu'on imagine facilement l'extrême précision de jeu que demande l'exercice. Il est difficile de résister à cette comédie burlesque qui frôle le n'importe quoi sans jamais vraiment y tomber (à part dans les 10 dernières minutes peut-être).1h30 de franche rigolade bon enfant.

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