theatre - danse

En 1983, Hervé écrit pour la première fois à François Mitterrand. Il veut le féliciter, avec un peu de retard, pour son élection à la Présidence de la République. Ce sera le début d'une longue correspondance avec l'Elysée.

Le personnage créé par Hervé Le Tellier et interprété par Olivier Broche affiche une naïveté et une conviction particulièrement touchante et drôle. L'humour de la pièce est essentiellement basée sur ces traits de caractère du personnage et un comique de répétition très efficace. Cette histoire cocasse nous donne le sourire pendant toute sa durée, environ une heure.

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Richard, député, est à Paris pour présider une commission à l'Assemblée Nationale. Il prévoit d'expédier rapidement sa femme, qui l'a accompagnée, au théâtre afin de pouvoir recevoir sa maîtresse dans leur chambre d'hôtel. Son assistant parlementaire est prié de l'aider.

C'est encore mieux l'après-midi de l'auteur anglais Ray Cooney fut adaptée pour la première fois en France, en 1987, par Jean Poiret. N'ayant pu voir cette version, c'est avec un regard neuf que l'on découvre ce vaudeville. Le théâtre Hébertot a confié la pièce à José Paul qui propose une mise en scène rythmée où les comédiens se croisent dans un ballet endiablé. Il s'agit bien de théâtre de boulevard et on y retrouve les codes du genre dont ses excès mais l'histoire et ses rebondissements s'enchainent avec fluidité dans une scénographie aussi simple qu'efficace. L'ensemble est bon enfant et c'est ainsi qu'il faut se laisser prendre à ce délire qui a plutôt bien vieilli. La troupe des comédiens, aux qualités malheureusement assez inégales, est menée tambour battant par Sébastien Castro au meilleur de sa forme. Il porte la pièce et son talent comique et décalé est irrésistible. 

 

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Robert organise dans sa vaste demeure une soirée costumée en l'honneur d'André Jurieux qui vient de réaliser une traversée héroïque. Pendant que la fête bat son plein les couples officiels et officieux s'affichent. 

La Comédie Française adapte le film de Jean Renoir. Sur l'écran qui masque la scène, l'histoire prend place. Pendant près d'une demi-heure, le cinéma introduit les personnages de la pièce. Ici l'action se passe de nos jours à la Comédie Française, sur la place Colette, dans le hall, les couloirs, les loges tout d'abord, puis sur la scène et dans la salle auprès et avec le public. Pendant 1h40, cinéma et vidéo sont présents, en direct ou en différé, au premier ou au second plan. L'hôte de la fête filme et prête la camera à ses convives. La proposition cinématographique d'introduction est soignée et agréable. L'histoire pourrait se poursuivre uniquement sur l'écran, mais nous sommes au théâtre et quand la scène s'anime la magie du spectacle vivant emporte tout. Si les confidences des amoureux contrariés perdent de leur force lorsqu'elles sont montrées en vidéo, l'ensemble fonctionne parfaitement. La metteure en scène, Christiane Jatahy croise cinéma et théâtre, fiction et réalité, comédiens et spectateurs. Dans ce mélange des genres, les comédiens jouent une partition d'une extrême précision. Si à l'image ils sont excellents, sur le plateau, où la mise en scène complexe superpose les niveaux d'actions, d'expressions et de tons, ils impressionnent plus encore. Elsa Lepoivre, comédienne géniale, semble prendre un plaisir démultiplié dans cette ambiance de folie désespérée. Jérémy Lopez, en maître de cérémonie, est parfait d'ambiguïté. Serge Bagdassarian est hilarant en invité fantasque. A leurs côtés, Suliane Brahim, Laurent Laffite, Jérôme Pouly, Eric Génovése, Julie Sicard, Pauline Clément, Bakary Sangaré, Marcus Borja et moult autres comédiens, dans la partie vidéo, sont parfaits. On ne dira jamais assez à quel point la troupe du français est fabuleuse. Leur impressionnante qualité de jeu, leur intérêt pour les metteurs en scène audacieux, leur ouverture d'esprit forment une richesse inestimable. 

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Hortense, fille de comte de province, voit arriver sur ses terres Rosimond, fils de marquis parisien, qu'elle doit épouser. Les manières prétentieuses et ridicules de son promis lui déplaisent au plus haut point.

Cette pièce de Marivaux créée en 1734 n'a été interprétée qu'à deux reprises avant d'être retirée de l'affiche pour cause de scandale. C'est donc à une renaissance que nous convie la  Comédie Française. Dès les premiers instants on est saisie par la fantaisie qui habite cette pièce drôle et alerte, où la province se moque de la suffisance parisienne, où les jeunes filles ont plus d'esprit que les marquis et où comme souvent les domestiques mènent le jeu. La scénographie séduit dès l'entrée dans la salle Richelieu affichant un décor de dunes aux hautes herbes, un ciel changeant, et une vue sur les machines du théâtre. La mise en scène où le mouvement domine est vive, comme l'esprit qui parcourt les échanges entre les protagonistes interprétés par des comédiens tous excellents, avec cette particularité qu'offre la CF de demander à des acteurs monstres (Dominique Blanc, Didier Sandre) de porter de "petits" rôles et de servir les jeunes comédiens (Adeline d'Hermy, Pierre Hancisse, Claire de la Rue du Can, Christophe Montenez) interprétant les personnages principaux (accompagnés de Florence Viala et Loïc Corbery) Malgré un troisième acte de trop, mais c'est à Marivaux qu'il faut s'en plaindre, on prend beaucoup de plaisir durant ces deux heures d'enthousiasmant théâtre.

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Le terrorisme est le sujet principal de ce nouveau spectacle. Un sujet en or car l'extrême flirte avec la folie, la folie avec le ridicule, le ridicule avec le pathétique et le pathétique bien assaisonné peut s’avérer très drôle. 

Jérémy Ferrari trouve souvent le bon angle pour se moquer des victimes, des forces de l'ordre et des terroristes, mettant ces trois acteurs au même niveau face à la moquerie.

Globalement ça fonctionne bien que parfois un peu facile. On tombe dans de grands moments de solitude, de n'importe quoi, où l'artiste semble partir en totale roue libre. Présentant ainsi des variations abyssales dans la qualité des séquences.

Mais, le vrai point faible du spectacle, ce qui dérange vraiment du début à la fin, ce sont les piètres qualités d'interprétation de Jérémy Ferrari qui n'est décidément pas un bon comédien. 

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