theatre - danse

Hubert O'Taquet, professeur émérite, donne une conférence sur l'origine de l'homme : qui sommes-nous ? d'où venons-nous ? où allons-nous ?

Du plancton à l'homo sapiens en passant par la méduse et les dinosaures, Patrick de Valette, (membre des Chiche Capon) mime la grande évolution, puis les grandes et petites faiblesses de l'homo économicus. Ce spectacle participatif, totalement délirant et globalement indescriptible est drôle et plus futé qu'il pourrait en avoir l'air. 

Si vous étes du genre détendu, si vous êtes capable d'ouvrir bien grands vos chakras, vous passerez 1h15 désopilante. 

* Spectacle écrit et interprété par Patrick Valette et mis en scène par Isabelle Nanty.

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Un couple d'un certain âge attend ses grands enfants pour fêter Noël. Cette année, c'est chez la grand-mère que tout se passe et l'ambiance sera, comme chaque fois, des plus tendues.

Pierre Notte nous convie aux fêtes de fin d'année d'une famille de cinglés. Personne, des parents aux fils en passant par la pièce rapportée, ne semble, ne serait-ce qu'un peu, équilibré. La rancoeur est au menu et les névroses coulent dans les flutes.

Dans cette fratrie où l'incommunicabilité règne, tout grince, tout est outré, tout est piège. Mais aussi tout est hilarant. Car l'auteur s'en donne à coeur joie dans les bassesses et vacheries servies par une écriture percutante. Les chansons (trois) sont également très efficaces.

Cette pièce bien barrée, qui frôle sans cesse la frontière du too much, doit aussi beaucoup à la qualité de ses comédiens, Bernard Alane, Romain Apelbaum, Brice Hillairet, Juliette Coulon et particulièrement Marie-Christine Orry. Ils maitrisent parfaitement la partition de ce jeu de massacre.

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A une époque où n'importe quel clampin se produit dans les cabarets, music-halls et autres cafés-théâtres, s'autoproclamant humoriste sous prétexte qu'il ou elle fait rire ses copains avec trois blagues et deux jeux de mots, Mère Indigne nous réconcilie avec le one (wo)man show.

Aisance de la comédienne, qualité de l'écriture, efficacité de la mise en scène, tout est là. Le rythme est soutenu, enchaînant les rires en jouant sur tous les registres comiques. Le texte précis et incisif est servi par un jeu à la fois mesuré et relevé jusque dans la gestuelle - la comédienne se donne aussi beaucoup physiquement. Les parties gentiment graveleuses sont habilement contrebalancées par la teneur du propos. Tout est parfaitement dosé dans ce spectacle parlant de la dure réalité de la vie de mère de famille.

Ses qualités le rendent aussi efficace sur les parents que sur les célibataires ou les couples sans enfants.

A voir les mercredis et jeudis à La Nouvelle Seine.

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Xavier, cadre dans la communication, donne une conférence visant à remonter le moral des français. La France est un beau pays que les puissants vont sauver.

Guillaume Meurice, spécialiste des micros-trottoirs politiques dans l'émission Si tu écoutes, j'annule tout de France Inter, s'en donne à coeur joie dans ce qu'il sait faire de mieux : l'interaction. Au Café de la Gare, le public est fortement invité à participer. A la fois, interpellé et interpellant, l'humoriste relève le tour de force de garder la maîtrise du jeu, coupant ou ignorant les importuns et relançant les timides-pertinents. Certes, le risque s'avère limité tant le public est acquis à sa cause. Dès l'entrée en salle, on sent l'excitation qui gagne la majorité des spectateurs à l'idée d'écouter leur humoriste de gauche abonder dans leur sens. Cela pourrait agacer, mais Guillaume Meurice se montre, ici aussi, très drôle. La petite déception, car il y a déception, vient de la structure un peu bancale du spectacle. Son personnage de Xavier ne prend jamais vraiment corps. Il disparait régulièrement sous la personnalité de Guillaume Meurice, victime de sa propre notoriété. 

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Martin vient de recevoir le Grand Prix International d'Histoire. Cette nouvelle qui devrait le réjouir, le terrifie : tous les lauréats de ce prix sont décédés dans l'année qui a suivi. Alors qu'il confie son inquiètude à sa belle-soeur celle-ci lui avoue son besoin de révéler à son mari qu'elle l'a trompé avec Martin.

Il est toujours aussi étonnant de voir que de grands professionnels du théatre tels que Bernard Murat et Daniel Russo puissent encore monter des pièces d'un niveau aussi faible. Comme si sans prendre soin d'étudier sérieusement la pièce, ils ne se basaient que sur la réputation de l'auteur, Gérald Sibleyras, qui affiche quelques succès sur son CV. La Récompense manque cruellement de rythme, les effets comiques, déjà peu nombreux, tombent à côté une fois sur deux,  le récit oscille entre la peur de mourir de Martin et celle de voir sa tromperie révélée à son frêre sans qu'aucun des deux sujets ne soient vraiment traités et tout est terriblement prévisible. Quant à la mise en scène, elle est au diapason : sans créativité et sans surprise. Les deux - trois envolées qui réveillent la pièce ne durent qu'une minute et sont traitées de façon anecdotique. Tout le talent de Daniel Russo (soutenu très honorablement par Lionel Abelanski, Anne Jacquemin et Alysson Paradis) ne suffit pas à donner de l'intérêt à cette fade Récompense.

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