Les Chevaliers Blancs de Joachim Lafosse

De nos jours, venue de France, l'ONG "Move for Kids" s'installe dans un pays d'Afrique. Financée par des familles françaises, l'ONG s'est donnée pour mission de recueillir des orphelins et de les ramener en France pour qu'ils soient adoptés.

Fortement inspirée de L'Arche de Zoé, le film conte comment une équipe d'infirmiers, pompiers et médecins, sous couvert d'action humanitaire, a tenté d'enlever des enfants de leur pays en toute illégalité. Le film ne condamne pas mais essaie d'être au plus juste, montrant les motivations, avouées ou inavouables, des protagonistes et l'évolution que prend la mission face aux difficultés rencontrées. Joachim Lafosse dessine avec habileté le portrait d'une bande de crétins qui s'enfonce dans la bêtise la plus totale.

Date de sortie en salle : 20 janvier 2016

Date de sortie en DVD : 6 juillet 2016

Voir les commentaires

Le Monde d'Hier au théâtre des Mathurins

Laurent Seksik, Patrick Pineau et Jérôme Kircher adaptent, pour la première fois au théâtre, Le Monde d'Hier, souvenir d'un européen, le livre autobiographique que Stéphan Zweig écrivit peu de temps avant son suicide. L'auteur y conte les années de bonheur dans la très culturelle et européenne Vienne, la première guerre mondiale, les années de crise, l'arrivée du nazisme au pouvoir, la folie meurtrière....

Sur une scène habillée d'un simple rideau et d'une chaise, Jérôme Kircher, impressionnant, donne vie à Zweig et aux années dorées de la capitale autrichienne, à ses artistes, musiciens et auteurs, à la beauté de l'Europe puis à la puissance du populisme, à la montée et à la banalisation du nazisme, au musellement de la culture, à l'incompréhension des opprimés, à l'indifférence... La qualité de l'interprétation et la beauté du texte nous emportent d'emblée. La mise en scène minimaliste mais précise participe à la qualité de l'écoute. Le petit accent autrichien qu'adopte Kircher sur les premières phrases, les discrètes notes de musique qui se font entendre avec parcimonie, la lumière légère nous plongent instantanément dans un passé qui résonne étrangement dans notre présent aux relents nauséabonds.

Voir les commentaires

JR au Louvre

Après le Pantéon, JR investit un autre grand monument parisien. Construite par Leoh Ming Pei, la Pyramide du Louvre occupe la cours Napoléon depuis 1989. Son inauguration avait soulevée de nombreuses protestations, certains dénonçant une défiguration des magnifiques façades du palais qui l'entourent. Avec cette installation, JR propose de faire disparaître la Pyramide, le temps d'un mois, comme un retour en arrière. La technique est "simple", coller sur la façade la plus photographiée, la photo du bâtiment qu'elle masque partiellement. Cela donne une anamorphose aussi impressionnante que cocasse.

D'autres infos sur le street-art sur artstreetic.over-blog.com

DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA

DIAPORAMA

Voir les commentaires

Dans les forêts de Sibérie de Saffy Nebou

Librement inspiré du livre de Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie conte la retraite dans une cabane au bord du lac Baïkal, de Teddy jeune homme en quête d'absolu.

La beauté du lac se marie parfaitement à celle de Raphaël Personnaz qui de tous les plans, relève le défi de donner à son personnage sans parole une identité forte et attachante. Dès les premières images, l'enthousiasme de Teddy face à la magnificence de la nature et les situations extraordinaires qu'il vit nous gagne. Son installation dans la cabane, sa découverte des réalités de la vie en conditions extrêmes, les péripéties qu'il affronte, ses rencontres nous plongent, par le rire comme par l'émotion, au cœur de cette aventure. La très belle musique d'Ibrahim Maalouf accompagne le film sans esbroufe, ni timidité. Parfaitement dosée dans son intention, elle participe de la meilleure façon à la beauté du voyage. Ce récit d'aventure et de quête de liberté nous offre une grande bouffée d'air frais.

A voir en salle dès le mercredi 15 juin.

Voir les commentaires

Folles de joie de Paolo Virzi

Béatrice et Donatella se rencontrent à la Villa Biondi un centre d'accueil pour femmes condamnées par la justice mais psychologiquement trop fragiles pour demeurer en prison. La première, aristocrate extravertie, prend la seconde, femme fragile et taiseuse, sous son aile.

Cette rencontre de deux folies menées par le désespoir est contée avec la fantaisie des grandes comédies italiennes. Ca va vite, ça tchatche, ça crie, ça insulte, ça pleure et c'est terriblement et désespérément drôle. Valeria Bruni Tedeschi est irrésistible dans ces débordements et tient définitivement bien le rôle de l'aristo borderline. A ses côtés, Micaela Ramazzotti, dans un rôle au caractère plus complexe, est parfaite. Tels l'Auguste et le clown blanc, elles nous mènent dans une course folle entre humour et émotion. Car l'émotion pointe son nez régulièrement tout le long du film, jusqu'à s'installer plus ouvertement dans son dernier quart. On craint alors que le cinéaste verse dans l'excès de bons sentiments. Mais, il n'en est rien. L'émotion se présente naturellement,sans lourdeur, ni agression.

A voir en salle dès le mercredi 8 juin.

Voir les commentaires

Sanscrierart : Aperçu critique de l'actualité culturelle : théâtre, cinéma, séries, documentaires, expositions, musique...

Archives

Hébergé par Overblog