Jardins d'Orient à l'Institut du Monde Arabe

L'IMA propose une immersion dans l'histoire des jardins d'Orient de l'Alhambra au Taj Mahal en passant par les jardins disparus de Babylone en Irak ou au très contemporain jardin de Majorelle à Marrakech. L'exposition se compose de 300 œuvres d'art, de maquettes et de quelques photos dans une scénographie agréable où chaque salle revêt un parfum différent. Ces parfums, le chant des oiseaux et le bruit de l'eau nous aident à plonger dans l'ambiance apaisante de ces jardins. Les pièces exposées sont belles et étonnantes mais leur aspect historique nous maintient à distance, comme s'ils s'agissaient de lieux qui ont disparu. Il manque quelques documents photographiques actuels montrant les jardins qui ont survécu aux effets du temps tels qu'on peut les voir aujourd'hui.

La visite se termine par celle du jardin créé spécialement sur le parvis. Pour qui a déjà visité certains de ces jardins d'Orient, l'expérience est un peu frustrante. La démarche est séduisante mais les "échafaudages" qui servent de chemin de ronde sont assez vilains et nuisent à l'effet que ce jardin éphémère aurait pu créer.

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Money Monster de Jodie Foster

Lee Gates anime à la télévision américaine une émission à grand spectacle sur le monde de la finance. Il explique les rouages de la bourse et donne des conseils de placements aux téléspectateurs. Un jour, en plein direct, un homme armé d'un revolver et d'une bombe, fait irruption dans le studio.

Enfin un thriller au scénario fluide, rythmé par des rebondissements réguliers et étonnants qui contournent le déjà vu. Un scénario qui a le sens des raccourcis évitant de s'égarer dans des explications interminables, dosant de façon adroite l'évidente part récréative et la moins soutenue, part dénonciatrice. Une réalisation alerte et élégante qui éclaire l'intrigue en plans subtils. Jodie Foster nous tient en haleine d'un bout à l'autre du film. Cerises sur le gâteau, aux premiers plans George Clooney et Julia Roberts tous les deux épatants.

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Après avoir bu et s'être drogué au Korova milk bar,  Alex et sa bande de droogs s'offrent des soirées d'ultra violence.

Dans une ambiance futuriste, Kubrick chorégraphie la violence d'Alex et ses copains sur du Beethoven et du Rossini. Il place son héros au centre, dans une esthétique très travaillée et particulièrement hideuse. Rien n'est laissé au hasard dans ces décors, ces costumes  et ces physiques particuliers.

Dans la deuxième partie, dès qu'Alex est arrêté, Kubrick abandonne les décors futuristes et hideux, pour une ambiance esthétiquement plus réaliste, comme si son héros revenait à la réalité, Pendant son incarcération, Alex se passionne pour la Bible pour les violences qu'elle décrit. Mais, Alex joue au prisonnier modèle pour pouvoir accéder au traitement expérimental Ludovico. Une fois traité le prisonnier pourra retrouver sa liberté promet le gouvernement.

Alex est soumis à des vidéos de scènes violentes et répétées jusqu'à ce que la nausée s'empare de lui. A l'issue du traitement, devant des experts et les autorités, Alex est soumis à une agression physique et à la tentation d'une femme nue. Dans les deux cas, il est pris de nausée, ne pouvant agir, preuve que le traitement a fonctionné. 

Quand Alex retrouve sa liberté il est confronté tour à tour a ses victimes. qui lui font payé ses actes, poussant Alex au suicide. Quand il se réveille à l'hôpital, la presse dénonce le traitement et accuse le gouvernement d'avoir poussé Alex au suicide. On promet de le guérir. Alex retrouve ses pulsions d'autrefois.

"La violence créé la violence" dit le policier alors qu'il vient d'interroger violemment Alex. La violence est sans nul doute le sujet du film. Celle des voyous, de la société et des gouvernants. Sous jacents, les sujets du libre arbitre ("Quand un homme ne peut plus choisir, il cesse d'être un homme."), de la moral (La nausée qui empêche Alex d'agir violemment ne revêt pas un choix moral mais une contrainte physique), la fragilité de nos libertés ("Les gens du peuple renonceront à la liberté pour avoir la paix.") mais aussi la puissance du cinéma ("C'est drôle, les couleurs du monde réel ne paraissent réelles que sur un écran").

Date de sortie : avril 1972

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JR et Liu Bolin au Louvre

Après avoir fait disparaître la pyramide du Louvre, JR organise sa propre disparition, avec la collaboration du maître du genre, Liu Bolin.

Source photo : galerie Magda Danisz

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Love and Friendship de Whit Stillman

En Angleterre, à la fin du XVIIIe siècle, Lady Susan, jeune veuve, intrigue pour trouver un bon parti pour sa fille et éventuellement pour elle-même.

Inspiré de "Lady Susan", une nouvelle de Jane Austen, "Love and Frienship" est loin des élans romantiques des autres oeuvres de l'écrivain. Ici, c'est le cynisme et les personnages hauts en couleurs qui importent. Les dialogues, et plus particulièrement les saillies de Lady Susan (Kate Beckinsal parfaite), sont très drôles. Le réalisateur a composé un film curieux, entre théâtre burlesque et composition historique cinématographique. Il instaure cette ambiance dès les premières images en présentant de façon faussement surannée les personnages de cette histoire. Un montage abrupt et un rythme rapide ajoutent de la vivacité au récit. Ce traitement particulier donne au film toute sa singularité et sert particulièrement bien l'ironie de la nouvelle de Jane Austen. Une belle surprise.

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