cinema

Dans un théâtre parisien, lors de la représentation d'une pièce de boulevard, un spectateur se lève et interrompt le spectacle.

Comme souvent chez Dupieux, l'idée de départ est excellente, car intriguante et drôle. Il ne reste plus qu'à la développer en imaginant ce qu'elle va occasionner.

Les films de Quentin Dupieux sont souvent court (67 minutes ici), le réalisateur souhaitant aller à l'essentiel, à l'os.

On peut être d'accord avec lui. On peut aussi juger qu'il peine à donner à son idée de départ toute l'ampleur qu'elle promet. On peut aussi penser que ses films reposent surtout sur les prestations d'excellents comédiens.

C'est le cas de Yannick. Son idée excellente car fantasme de nombreux spectateurs, ne donne pas grand chose au final si ce n'est un très beau rôle pour Raphaël Quenard totalement captivant dans la peau d'un personnage étrange, à la fois inquiétant, drôle et émouvant. Il est entouré de Pio Marmai, Blanche Gardin et Sébastien Chassaigne, parfaits tous les trois.

Aucun ennui pendant ces 67 minutes mais aucun moment vraiment marquant non plus. Un film au fort potentiel qui crée plus de regret que de satisfaction. 

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En 1943, Robert Oppenheimer, physicien nucléaire juif américain, est nommé Directeur scientifique du programme militaire Manhattan qui a pour objectif d'équiper les États-Unis de la bombe atomique avant l'Allemagne Nazie

Théoricien génial malhabile en labo, sympathisant communiste et citoyen américain fidèle, créateur de la bombe A pour contrer le nazisme et militant pour la neutralisation de cette arme par diffusion des connaissances nucléaires à tous les pays, fier de la notoriété acquise par la bombe atomique mais poursuivi par la culpabilité, scientifique obnubilé par ses recherches et queutard invétéré, ami fidèle finalement trahi... Oppenheimer conte l'incroyable vie de cet étrange physicien nucléaire bourré de contradictions et dont les travaux changèrent la face du monde. Christopher Nolan dessine le portrait d'Oppenheimer dans un montage mêlant trois époques - formation aux États-Unis et en Europe, mise au point de la bombe atomique à Los Alamos, faux procès en destitution en 1954 - chaque scène ouvrant question ou donnant réponse à plusieurs années d'intervalles. Le récit d'une grande densité et les personnages clés multiples, nécessitent une attention soutenue pendant les trois heures que dure le film. Pourtant, grâce au montage et aux ellipses que proposent Nolan, les personnalités et les enjeux se découvrent et les questions existentielles s'imposent aux spectateurs.

Sur la forme, le film présente une mise en scène classique efficace rehaussée d'illustrations nous invitant dans les pensées et les visions d'Oppenheimer. La photographie, sans esbrouffe, éclaire au plus près les visages. Si les illustrations sonores s'avèrent parfois assourdissantes, elles touchent souvent justes. Cillian Murphy est impressionnant d'ambiguïté dans le rôle titre. A ses côtés, Emily Blunt, Matt Damon, Robert Downey Junior... sont excellents.

Le film est inspiré de la biographie American Prometheus: The Triumph and Tragedy of J. Robert Oppenheimer écrite par Kai Bird et Martin J. Sherwin.

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Inès Leraud enquête sur l'impact sanitaire des algues vertes qui envahissent certaines plages de Bretagne. Son enquête provoque l'hostilité d'une partie de la population, de la FNSEA, de l'industrie agroalimentaire et des politiques.

Le film est inspiré de la bande dessinée qu'Inès Leraud a tirée de son enquête. Si le sujet des algues vertes, scandale sanitaire sous omerta, est très intéressant, l'intérêt du format cinéma, tel que proposé par Pierre Jolivet, interroge. Le film très didactique manque de lyrisme, de tension, d'intensité, tant dans le récit que dans sa mise en scène assez pépère elle aussi. Avec si peu d'ambition créative, un documentaire aurait été plus intéressant. Céline Salette et Nina Meurisse, toutes deux parfaites, méritaient d'évoluer dans une oeuvre plus ambitieuse.

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Oracio et Catherine, agents immobiliers à Bourgival, aux méthodes de travail bien distinctes ; lui misant sur le ressenti, elle sur une précision d'orfèvre ; tentent de vendre un appartement neuf en centre ville et une vaste demeure.

Bruno Podalydes, conteur des incongruités de notre société et de nos vies modernes, se penche sur notre rapport à l'habitat. Bien sûr, on retrouve son sens du burlesque et son goût pour l'absurde, particulièrement, dans son utilisation du jargon de la profession. Mais, le plus important se trouve dans les portraits qu'il fait de ses personnages, potentiels acheteurs, vendeurs et conseillers immobiliers. L'achat ou la vente d'un toit révélant toujours une tranche de vie heureuse ou douloureuse, les scènes drôles ou émouvantes se succèdent portées par une distribution parfaite : Karine Viard, Isabelle Chandelier, Agnès Jaoui, Patrick Ligardes, Manu Payet, Claude Perron, Sabine Azéma, Eddy Mitchell, Victor Lefèbvre, Denis Podalydes, Félix Moati, Roshdy Zem... et Bruno Podalydes himself. Un film charmant sans plus de prétention.

 

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Prix d´interprétation masculine : Koji Yakusho dans Perfect Day de Win Wenders

Prix d´interprétation féminine : Merve Dizdar dans Les Herbes Sèches de Nuri Bilge Ceylan

Prix du scénario : Sakamoto Yuji pour Monster de Hirokazu Kore-eda

Prix du Jury : Les Feuilles Mortes de Aki Kaurismaki

Prix de la mise en scène : La Passion de Dodin bouffant de Tran Ang Hung

Grand Prix : The Zone of Interest de Jonathan Glazer

Palme d´Or : Anatomie d´une chute de Justine Triet

 

Camera d´Or : L´Arbre aux Papillons d´or de An Pham Thien

Palme d´Or du Court Métrage : 27 de Flora Ana Buda

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