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A Oslo, Julie hésite entre études de médecine, de psychologie, de photographie et multiplie les aventures. Un jour, elle rencontre Aksel et une certaine stabilité.

En 12 chapitres, un prologue et un épilogue, le film dessine le portrait de Julie et de ce et ceux qui font ce qu'elle est et devient. Joachim Trier nous invite durant 2h08 au plus près de son héroïne, une jeune femme, à la fois, pleine de vie et encombrée dans son existence.

Le personnage est porté par Renate Reinsve de tous les plans, qui déploie une vaste et précise palette de jeu pour figurer les multiples états de son personnage. Drôle, heureuse, sombre et désenchantée, raisonnable et déraisonnable, extrêmement changeante, Julie offre à Renate de jouer toutes les émotions et de relever le défi de  garder son personnage irrésistible. Sa prestation lui a valu le prix d'interprétation à Cannes.

A ses côté, le très grand Anders Danielsen Lie, déjà remarquable, notamment, dans Oslo 31 août du même Joachim Trier et Ce sentiment de l'été de Mikhael Hers.

Tous les deux rendent leurs personnages terriblement attachants.

Jonathan Trier leur offre un bel écrin avec des dialogues ciselés, un découpage rythmé, avec ce qu'il faut de musique et une réalisation mêlant naturalisme et onirisme. 

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En France, à Ennui-sur-blasé, le fondateur et rédacteur en chef du magazine The French Dispatch vient de mourir. Toute la rédaction se réunie pour lui rendre hommage.

Wes Anderson fait une ode au journalisme, façon The New Yorker, et à l'art de raconter des histoires. Et relève le défi de présenter un film tout à la fois époustouflant et décevant.

Le réalisateur choisit le film à sketchs qui endossent tous les styles de cinéma dont celui de l'animation et plusieurs références au cinéma français, Jacques Tati et la nouvelle vague notamment.

Le film est esthétiquement exaltant d'inventivité, de beauté formelle, d'une richesse étourdissante jusque dans les détails. Les dialogues sont à  l'avenant, mélangeant langue anglaise et française, humour, astuces et références multiples. Cette profusion réjouissante est aussi frustrante car elle donne le sentiment aux spectateurs de ne pouvoir tout percevoir.

Le casting quatre étoiles (Bill Murray, Owen Wilson, Tilda Swinton, Benicio del Toro, Adrian Brody,  Lea Seydoux, Timothee Chalamet, Frances Mc Dorman, Mathieu Amalric,...) dont certains acteurs dans des rôles très secondaires (Christopher Waltz, William Dafoe, Edouard Norton, Denis Menochet, Hyppolite Girardot, Félix Moati, Guillaume Galienne, Elisaberh Moss,...) ajoute à cette sensation de profusion.

Quant au scénario, il se cogne aux limites du film à sketchs : un film composé de plusieurs histoires successives d'un intérêt inégal et souvent inabouties.

L'ensemble laisse des sentiments contradictoires mêlant un enthousiasme réel pour la dextérité du réalisateur-créateur et la déception face aux faiblesses du scénario quelque peu étouffé par la richesse formelle.

 

 

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Suzanne, 16 ans, s'ennuie. Elle vit harmonieusement avec sa soeur et ses parents mais le lycée et les gens de son âge ne l'intéressent pas. Sur le chemin des cours, elle rencontre un beau jeune homme qui semble lui aussi se sentir seul.

Suzanne Lindon réalise et joue son premier film, fait de beaucoup de silences, de timidité, de moments de grâce et de délicatesse. Elle s'entourent de comédiens au jeu élégant (Arnaud Valois, Frédéric Pierrot, Florence Viala, Rebecca Marder) et joue, avec ses faux airs de Charlotte Gainsbourg, époque "Petite voleuse", parfaitement l'adolescente tout en gaieté et langueur. Christophe, Vivaldi et une chanson originale de Vincent Delerm accompagnent musicalement ce premier amour troublant et empêché.

Il se dégage de ce film, certainement pas parfait, une émotion qui emporte sans qu'on ne sache très bien pourquoi. Un effet diabolo...  grenadine.

 

 

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Damien,artiste peintre, vit avec Leila et Amin leur petit garçon. Ils s'aiment et auraient tout pour être heureux s'il ne fallait composer au quotidien avec la bipolarité de Damien.

S'inspirant de son histoire personnelle, Joachim Lafosse nous plonge au cœur de cette famille aimante que la maladie vient déstructurer. Sans pathos, il nous invite à vivre la maladie telle qu'elle est vécue par Damien et ses proches.

Damien Bonnard est impressionnant en artiste nourrit par sa maladie, hyper actif et incontrôlable quand elle l'envahit et éteint lorsque son traitement prend le dessus. Leïla Bekti en compagne compréhensive, attentionnée, inquiète et épuisée, impressionne également. Auprès d'eux, le jeune Gabriel Mère Chammah joue parfaitement.

Ce n'est pas le meilleur film de Joachim Lafosse mais la performance de ses interprètes à elle seule vaut le visionnage.

Lire les posts sur les autres films de Joachim Lafosse : Les chevaliers blancs   A perdre la raison

 

 

 

 

 

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Jean-Louis, avocat quadragénaire désabusé, se rend compte que son coeur ne bat plus. Avec sa femme et son meilleur ami, il part à la quête de la source de sa naissance.

Karin Viard, Vincent Macaigne, Nicole Garcia, Hélène Vincent et Laurent Lafitte s'en donnent à coeur joie, jouant à fond le décalage et la folie de ce scénario co-ecrit par Lafitte et, l'auteur de théâtre, Sébastien Thiery. C'est drôle, un peu con et surtout bien moins choquant que ce que certaines critiques laissent supposer.

 

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