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Adrien, jeune adolescent timide, maniaque et taiseux, alterne vie chez sa mère célibataire excentrique et chez son père remarié et pointilleux. Lorsque le secret de sa mère se révèle à lui, Adrien va changer.

Sur un sujet grave, l'enfant face à la maladie et la mort, les deux réalisateurs offrent une proposition drôle, sensible et émouvante sans tomber (tout à fait) dans le pathos. Leur angle qui passe par le regard d'Adrien, sans négliger les portraits des adultes, séduit d'emblée. La grâce d'Igor Van Dessel (déjà remarqué dans L'échange des princesses) et de ses partenaires Suzanne Clément et Pascal Demolon, porte le film. La réalisation soignée offre de beaux moments oniriques et la bande son variée fonctionne parfaitement.

 

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Le 10 mai 1940, Neville Chamberlain, premier ministre, est poussé à la démission par l'opposition. Winston Churchill est choisi pour le remplacer au grand dam du roi et de nombreux politiques qui voit en Churchill un va-en-guerre irresponsable. Pour son premier mois en poste, Churchill doit défendre sa position anti reddition et organiser l'opération Dynamo pour sauver ses hommes piégés sur la plage de Dunkerque.

Le scénario très didactique permet de bien comprendre le pourquoi du comment, les enjeux et les choix stratégiques tant militaires que politiques. La réalisation alerte et créative contrebalance l'abondance de dialogues et la rigueur des discours tout en servant la lisibilité de l' histoire. Quant à Churchill,  brillamment interprété par Gary Oldman,, Joe Wright dessine un portrait que l'on sent mené par l'admiration tout en laissant place aux critiques de ses opposants et en pointant ses petits travers intimes. 

Ceux qui connaissent leur Churchill sur le bout des doigts n'apprendront rien de nouveau, les autres passeront un agréable moment.

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Eric Barbier adapte le livre autobiographique de Romain Gary.

Sa distribution dans un premier temps surprend en la personne de Charlotte Gainsbourg dans le rôle de la mère. L'actrice y est impeccable au point, qu'à plusieurs reprises, au cours du film, on s'étonne de la qualité de sa performance... ce qui nous sort un peu du personnage. Pierre Niney est lui aussi très bien dans le rôle de Romain Gary même si on garde du romancier, cinéaste et diplomate le souvenir d'une stature plus imposante.

Le film est agréable et l'émotion agit à plusieurs reprises. Pourtant, sur la longueur, il affiche également une certaine fadeur. Il lui manque un petit quelque chose pour emporter pleinement.

Bref, on retrouve le problème récurrent lors de l'adaptation d'un livre, associé ici à la difficulté de l'incarnation d'une personnalité connue : on n'imaginait pas les choses lues ainsi et on ne retrouve pas tout à fait l'image que l'on a de Romain Gary. Abstraction faite de ces deux points, on peut passer un bon moment très romanesque.

 

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En 1721, Louis XV, onze ans est déjà orphelin. A 13 ans, il sera majeur et roi. En attendant, c'est le régent, Philippe d'Orléans qui gère le royaume et organise "l'échange des princesses" pour préserver la paix entre la France et l'Espagne.

Il est ici question du destin de quatre enfants sacrifiés sur l'autel de la royauté, de la religion et des manœuvres politiques. Plus que l'Histoire et ses complots qui ne semblent pas l'intéresser vraiment, Dugain peint le portrait de ces enfants traités comme de la marchandise par des adultes dégénérés qui manigancent pour garder le pouvoir et préserver les dynasties au sein de Cours gangrenées par la maladie et le vice.

Le film se regarde avec intérêt et sans ennui, mais il lui manque un petit quelque chose pour marquer vraiment. Pourtant, la photographie, les costumes et les décors sont particulièrement soignés. Les jeunes comédiens sont parfaits et entourés d'adultes de premier choix, Olivier Gourmet, Andréa Ferreol, Lambert Wilson et surtout Catherine Mouchet dont on retrouve la grâce avec toujours autant d'émotion.

 

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Un jeune couple amoureux vit dans une maison auquel Il tient et qu'Elle voudrait quitter. Lorsqu'il meurt, victime d'un accident de voiture, il est condamné à rester dans cette maison, sans elle, en l'état de fantôme. 

Lowery donne à son histoire de fantôme une esthétique faussement épurée qui s'avère très marquée. Elle sert ou dessert le film selon qu'on trouvera cette dernière bienvenue ou lourde et ridicule. A ghost story, pauvre en dialogue (à l'exception d'un monologue indigeste), sans événement et d'une grande lenteur narrative, repose essentiellement sur elle. Avec ce dépouillement plus prétentieux que puissant, le réalisateur semble miser beaucoup sur l'imaginaire du spectateur pour donner un peu d'épaisseur à son film. 

C'est un peu court pour ce film qui semble aussi long qu'une vie passée à hanter le passé.

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