Emmanuelle Blanchey, ingénieure brillante dans une importante entreprise française, est la seule femme du comité exécutif. Un groupe d'influence, promouvant la place des femmes dans les postes importants, lui propose de soutenir sa candidature à la direction d'une entreprise du CAC 40.
Tonie Marshall envisageait à l'origine de présenter cette histoire sous forme de série. Et, il s'avère qu'à plusieurs reprises au visionnage du film, on se laisse à penser qu'un format au long cours aurait était plus intéressant. Certains rebondissements incongrus et des raccourcis un peu caricaturaux, sans doute dûs à la modification du format, desservent le propos.
On suit tout de même le film sans déplaisir portés par la qualité générale de l'interprétation. Emmanuelle Devos est parfaite comme toujours.
Christian, conservateur d'un musée d'art contemporain à Stockholm, se fait fort d'être à l'écoute de la misère social. Alors qu'il vient d'acquérir pour son musée une nouvel oeuvre d'art en phase avec ses convictions, il se fait voler son portefeuille et son téléphone. Pour les récupérer, il met au point un stratagème qui prend une tournure inattendue.
Rubens Ostlünd traite, une fois encore, de la lâcheté. Lâcheté physique, lâcheté intellectuelle... le personnage central semble porter la lâcheté sous toutes ses formes, tout comme l'environnement qu'il fréquente. Ostlünd place son histoire dans le milieu de l'art et de l'art contemporain en particulier et en profite pour dénoncer tous ses excès et sa part de ridicule.
Esthétiquement le film est parfaitement maîtrisé, les comédiens sont excellents et le scénario plutôt bien foutu. Le film aurait gagné a être un peu plus court (2h30!). Mais il faut avouer qu'on ne s'ennuie jamais vraiment.
Max dirige une petite société d'organisation de mariage. Aujourd'hui, toute son équipe est mobilisée pour le mariage de Pierre et Hélène.
Jean-Pierre Bacri interprète Max qui se débat avec les revendications et humeurs de ses employés, déclarés ou non, et les exigences de ses clients. L'acteur est excellent d'un bout à l'autre du film et bien qu'il soit entouré de comédiens de grand talent (Vincent Macaigne, Benjamin Lavernhe, Judith Chemla, Gilles Lellouch, Jean-Paul Rouve, Eye Haidara, Helene Vincent, Antoine Chapey, Kevin Azais...), c'est sa présence qui nous réjouit le plus. Le scénario à la fois simple et riche offre de nombreux moments drôles et quelques baisses de rythme dues à une tendance à étirer certaines scènes contemplatives et donc la durée du film (près de 2 heures). Les réalisateurs frôlent souvent le mièvre mais n'y tombent jamais vraiment. Sans atteindre l'efficacité d'Intouchables, Toledano et Nakache, après un Samba affligeant, retrouvent ici un peu de leur verve qui, associée à la qualité du casting, suffit à faire de Le Sens de la fête un sympathique moment de pur divertissement.
En 1967, à Détroit, alors que la population afro-américaine subit sans cesse la ségrégation raciale, la ville vit sous les émeutes violentes. Un soir, la fête bat son plein au Motel Algiers. Quand des coups de feu semblant venir du Motel éclatent, la police prend d'assaut l'Algiers et violente ses jeunes clients.
Le film débute par un rappel à grande vitesse et en dessins de l'histoire des afro-américains et des persécutions subies. Ce démarrage qui interpelle par son côté expéditif, laisse place à vingt minutes de scènes, caméra à l'épaule, décrivant l'ampleur des émeutes. Esthétiquement ce moment est très efficace. L'heure suivante est dédiée à l'interrogatoire meurtrier qu'effectue la police dans le Motel Algiers, le cœur du sujet du film. Kathryn Bigelow laisse ici parler ce qui apparaît comme une appétence pour la violence. Sa façon de filmer affiche une certaine complaisance. La dernière partie est consacrée, de façon expéditive au procès.
Globalement, le film, qui présente des faits réels qui devraient nous révolter, laisse froid. Cela est sans doute dû au fait que la réalisatrice met un point d'honneur à rester la plus neutre et sans doute la plus juste possible avec chacun des protagonistes. Elle ne prend pas position. Son film n'a pas de regard, de point de vue. Kathryn Bigelow semble mettre tout son talent de réalisatrice à conter un simple fait divers sans proposer de réelle réflexion sur ce que ces événements racontent de la vie des noirs et des blancs aux Etats-Unis. De plus, les portraits des protagonistes sont à peine esquissés. On ne comprend pas toujours très bien le rôle réel qu'ils ont joué et l'empathie s'installe à minima.
Globalement, le film manque de l'ambition qu'un vrai regard d'auteur lui aurait apporté.
Olivia, écrivaine reconnue, anime un atelier d'écriture auquel participent 7 jeunes d'origines diverses. Parmi eux, le complexe Antoine attire l'attention d'Olivia.
Laurent Cantet traite à nouveau (après Entre les murs) de la jeunesse, dans sa mixité et les difficultés sociales et politiques auxquelles elle est confrontée. Le réalisateur prend pour prétexte la création commune d'un roman pour permettre à ses personnages de confronter leurs différents points de vue sur leur rapport au passé, à l'engagement politique, à la religion, à la violence... Il n'écrit pas une thèse sur le sujet mais exprime en quelques échanges la diversité des visions et la difficulté pour la jeunesse de se positionner face au monde actuel.
L'Atelier doit beaucoup à la qualité d'interprétation de Matthieu Lucci et de Marina Foïs, toujours d'une impressionnante justesse. De leurs faces à faces nait l'émotion du film.