cinema

De nos jours, en Russie, Boris et Génia se séparent. Leur première préoccupation est de vendre leur appartement au plus vite pour aller vivre avec leurs nouveaux conjoints respectifs. Aliocha, leur fils de 12 ans, est un poids pour le couple qui n'en veut plus, jusqu'au jour où l'enfant disparaît.

Cette histoire est le prétexte pour le réalisateur de décrire une société russe glaçante. Violente et individualiste, elle se construit sur une absence totale d'amour et de compassion, servie par des autorités démissionnaires et sous la pression de l' église orthodoxe.

Le film présente une réalisation froide, naturaliste qui serait intéressante si elle était contre balancée par, ne serait-ce qu'un peu d'empathie, pour ses personnages. Le portrait même de l'enfant est bâclé comme s'il n'intéressait pas Zviaguintsev. Entre ses "salauds" de héros et la recherche d'un enfant dont on ne sait rien, on se surprend vite à ne porter plus aucun intérêt à cette histoire. D'autant que le film dure plus de deux heures... pour au final ne raconter que peu de chose et ne dire pas grand chose.

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Good_Time_Sanscrierart.com

Connie et son frère, handicapé mental, Nick, braquent une banque.  Alors qu'ils fuient, Nick est arrêté par la police. Connie n'a qu'un but : libérer son frère. La nuit sera longue et riche en rebondissements.

Le film affiche avant tout un parti-pris esthétique fort et agressif. La lumière sombre se fait à l'occasion violente, l'accompagnement musical est envahissant à l'excès, le montage est vif. Les réalisateurs nous plongent dès les premières secondes dans l'ambiance plombée et décalée qui accompagnera tout le film. Côté scénario, il est riche, très et peut-être trop. Les bonnes idées sont nombreuses mais il aurait fallu en faire des scènes plus courtes pour supprimer l'impression de longueur qui nous gagne parfois.

On suit, tout de même, avec intérêt Connie (excellent Robert Pattison) sorte de looser suffisamment malin pour se tirer de mauvais pas mais sans la finesse qui lui permettrait de conclure positivement. Jusqu'au bout, on se demande comment tout cela va finir, ce qui est plutôt bon signe quant à l'intérêt suscité par ce Good Time.

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En 1967, Godard connait l'échec avec son film La Chinoise. Il remet totalement en question sa façon de faire du cinéma guidé par les manifestations de Mai 68 et ses inclinations Maoïste.

Michel Hazanavicius présente un très bel exercice de style. Graphiquement d'abord, l'iconographie sixties et godardienne apparaissent par touches plus ou moins voyantes. La mise en scène et les images sont truffées de clins d’œil habiles et drôles. Dans le portrait qu'il dessine son personnage apparaît fantasque et pathétique, entre extravagances et auto-satisfaction. Son Godard prend place à travers une succession de déclarations sentencieuses et par le regard amoureux et bousculé d'Anne Wiazemsky.

Nul besoin de connaître ou d'aimer l'oeuvre de Godard, et même, peut-être vaut il mieux ne pas trop le vénérer, pour apprécier ce faux portrait irrévérencieux et drôle qui est aussi celui d'une classe sociale privilégiée et prétentieuse qui s'approprie les combats des étudiants et des ouvriers.

L'ensemble est ludique, féroce et très drôle. Stacie Martin est excellente dans le rôle de l'amoureuse un peu gourde qui ouvre peu à peu les yeux. Louis Garrel dessine Godard avec finesse n'ajoutant pas de la caricature à la caricature.

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Alors que Marina, son amoureuse, vient de l'emmener de toute urgence à l'hopital, Orlando décède d'une rupture d'anevrisme. Les médecins et la police traitent Marina avec soupçon. Elle a le tort d'être bien plus jeune qu'Orlando et, surtout, d'être transgenre.

Sebastian Lelio trace le portrait de Marina, maîtresse et femme différente, qui se bat pour pouvoir dire adieu à l'homme qu'elle aime. Daniela Vega porte le film dans une interprétation où force et fragilité se cotoient sans cesse. Malgré le chagrin  les humiliations et les violences, elle marche, affrontant tous les obstacles, vers son objectif. La mise en scène de Lelio délicate, métaphorique et fantasmagorique, éliminent d'emblée tout malaise et nous attache à cette belle héroïne.

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Alors que Marina, son amoureuse, vient de l'emmener de toute urgence à l'hopital, Orlando décède d'une rupture d'anevrisme. Les médecins et la police traitent Marina avec soupçon. Elle a le tort d'être bien plus jeune qu'Orlando et, surtout, d'être transgenre.

Sebastian Lelio trace le portrait de Marina, maîtresse et femme différente, qui se bat pour pouvoir dire adieu à l'homme qu'elle aime. Daniela Vega porte le film dans une interprétation où force et fragilité se cotoient sans cesse. Malgré le chagrin  les humiliations et les violences, elle marche, affrontant tous les obstacles, vers son objectif. La mise en scène de Lelio délicate, métaphorique et fantasmagorique, éliminent d'emblée tout malaise et nous attache  à cette belle héroïne.

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