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Alors qu'elle roule loin de son petit ami, Michelle est victime d'une sortie de route. Elle se réveille emprisonnée dans une cave.

Produit par l'équipe Cloverfield, ce thriller, malgré quelques longueurs, tient en haleine jusqu'à la fin qui ne déçoit pas. En termes de cinéma pur, ce n'est pas l'extase. Le film vaut surtout pour son scénario astucieux.

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La Saison des Femmes de Leena Yadav

De nos jours, en Inde, dans un village de l'état de Gujarat, quatre femmes sont confrontées à une domination patriarcale ultra violente. Rani élève, seule, son fils adolescent alcoolique et porte le deuil depuis que son mari est mort il y a 15 ans. Elle s'endette pour payer une dote et "acheter" une femme à son fils tel que le veut la tradition. Lajjo subit les violences physiques de son mari qui lui reproche de ne pouvoir lui donner un enfant. Bijli joue la femme émancipée, libérée de la tyrannie des hommes. Elle est danseuse et prostituée dans un cabaret itinérant. Janaki, la plus jeune est mariée contre son gré au fils de Rani. Ces quatre femmes découvriront ensemble un autre possible.

Leena Yadav, à travers les portraits de ces quatre femmes aux parcours différents mais au destin semblable, nous entraine au coeur d'un univers archaïque et déshumanisé. Dés les premières images, la beauté des paysages, des tenues vestimentaires, des visages magnifiés par une mise en lumière ultra soignée nous emporte. La violence qui se fait de plus en plus oppressante n'en est que plus choquante. La réalisatrice, à travers quelques personnages masculins positifs parvient à éviter la caricature. Elle parsème son film de codes du cinéma Boolywoodien qui tranchent avec la crudité de son sujet. Ainsi, sans cesse l'effroi succède au rire et à l'émotion positive. Les quatre comédiennes d'une grande beauté sont impressionnantes dans l'incarnation de ces femmes tout à la fois victimes de leur propre éducation et des hommes, et pleines de vie et de fantaisie. Entre résignation et espoir.

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Le Goût des Merveilles d'Éric Besnard

Alors qu'elle rentre du marché où elle vend le fruit de ses récoltes, Louise percute avec sa voiture un homme qui s'avère étrange.

Le Goût des Merveilles est une comédie romantique sympathique. Le film pose sur le syndrome d'Asperger un regard bienveillant qui donne à cette histoire un angle de vue poétique rafraîchissant. Le charme de Virginie Efira agit toujours autant. Et ses deux partenaires pensionnaires de la Comédie Française, Hervé Pierre et Benjamin Laverhne, sont parfaits.

Date de sortie en salle : 16. décembre 2015

Date de sortie en DVD : 19 avril 2016

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Dans les années 50, dans une petite ville perdue d'Australie, une jeune femme belle et moderne revient de Paris pour officiellement rendre visite à sa mère souffrante.

Inspiré du roman de Rosalie Ham, le film navigue entre drame romanesque et comédie fantasque. La première heure qui adopte en majorité le ton de la fantaisie fonctionne très bien. La réalisation et les idées de mise en scène sont efficaces, les portraits des protagonistes cocasses. Kate Winslett est évidemment parfaite et Liam Hemsworth particulièrement agréable à regarder. Dans les 45 dernières minutes, la réalisatrice semble perdre le contrôle de son film en basculant dans le drame sans abandonner tout à fait le burlesque. Le récit et les intentions s'eparpillent. Dommage.

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Un + Une de Claude Lelouch

Antoine, célèbre compositeur, se rend en Inde pour enregistrer la musique du film "Juliette et Roméo".

Les films de Claude Lelouch ressemblent trop souvent à une vaste blague. Une sorte de grand n'importe quoi, qui n'a pas peur du ridicule, qui aligne les clichés et mise tout sur le charme de ses comédiens. Souvent laissés en roue libre, ils sont les acteurs de numéros mal dialogués et mal dirigés. Un + Une en est un très bel exemple. Ici aussi, les échanges semblent interminables faits de dialogues sans intérêt tant dans le fond que dans la forme. Le montage intègre des images de la population indienne au milieu de ces scènes de dialogues insignifiants. Sans doute pour donner un semblant de sens et de spiritualité à tout ce rien. Mais c'est une Inde de guides touristiques, d'occidentaux en mal d'exotisme. On écoute les diplomates et touristes commenter la culture et les coutumes locales mais à aucun moment on entend la voix des indiens. Au point que cela en devient dérangeant. Une histoire niaise, mal dialoguée, pas très bien filmée d'occidentaux ayant des problèmes de riches dans un des pays les plus pauvres mais culturellement les plus riches de la planète. Affligeant.

Alors, pourquoi continuer à regarder les films de Lelouch ? Peut-être dans l'espoir d'y retrouver la grâce qui règne dans " La Bonne Année ".

Date de sortie en salle : 9 décembre 2015

Date de sortie en DVD : 9 avril 2016

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