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Bertrand Tavernier nous emmène dans une balade de trois heures à travers les films qui lui ont donné le goût du cinéma. Par le biais de portraits, ceux de réalisateurs Jacques Becker, René Clair, Jean Renoir, François Truffaut, Claude Sautet..., de compositeurs, Joseph Kosma et Maurice Jaubert, de comédiens, Jean Gabin (beaucoup), Erich Von Stroheim (un peu) et Eddy Constantine, le réalisateur nous explique pourquoi ces artistes avaient plus de talent que la moyenne. Il commente des scènes issues de chefs d'œuvre du cinéma français qui nous rappellent s'il en était besoin qu'à l'époque on avait le sens du dialogue et du travelling. Cette sorte de leçon de cinéma est passionnante et d'autant plus captivante que Tavernier est un merveilleux conteur parsemant son propos d'anecdotes plus croustillantes les unes que les autres. On prend beaucoup de plaisir dans ce voyage et si la frustration vient c'est uniquement de ne pas y retrouver d'autres artistes qu'on aimerait voir commentés par le passionné Bertrand Tavernier. Pour consolation, le réalisateur nous promet pour bientôt une série d'émissions à la télévision sur d'autres personnalités du cinéma français.

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Jenny, médecin généraliste à Liège, se sent responsable du décès d'une jeune femme trouvée morte sur les berges de la Meuse. Elle veut retrouver son identité pour lui donner une vraie sépulture.

Adèle Haenel est de tous les plans et démontre une fois encore ses grandes qualités d'actrice. Caméra embarquée les frères Dardenne la suivent au quotidien. Le film s'équilibre ainsi entre ses consultations et son enquête policière. On retrouve le style naturaliste des cinéastes belges et leur goût pour les portraits de femme au combat. Si le récit cède parfois à une émotion ou une psychologie facile, le film n'en est pas moins un très bel ouvrage. Du 100% Dardenne parfaitement maîtrisé.

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L'Odysée de Jérôme Salle

En 1943, Jacques-Yves Cousteau crée le scaphandrier autonome. Le succès de son invention lui apporte suffisamment d'argent pour qu'il installe sa famille dans une jolie maison au bord de la mer et pour assouvir son envie de quitter la marine pour se consacrer à sa passion des fonds marins quitte à vivre cette passion sans ses enfants.

Les images sont belles, sans toutefois que la réalisation impressionne. Les comédiens sont parfaits, Lambert Wilson en Cousteau plus vrai que nature, Pierre Niney, dans le rôle de Philippe le fils et Audrey Tautou, en épouse déterminée. Jérôme Salle peine à déterminer le sujet de son film. Biopic du Commandant Cousteau ? Biopic du fils Philippe ? Portrait d'une relation père-fils difficile ? Histoire de la Calypso ? Naissance d'une conscience écologique ? Tous ces sujets sont abordés sans qu'aucun ne soit traité à fond. Le film survole tout. Le récit est extrêmement parcellaire et les impasses trop nombreuses. On ne perçoit aucun parti-pris tant dans la gestion du récit que dans la réalisation. Jérôme Salle déclare avoir voulu réaliser un film grand public. Ceci explique peut-être cela. A vouloir plaire à tout le monde, l'oeuvre perd en pertinence et en puissance. Dommage.

A voir en salle dès le 12 octobre.

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Elle de Paul Verhoeven

Michèle, chef d'entreprise d'une cinquantaine d'années, est violée chez elle par un homme cagoulé. Semblant à peine perturbée par cette agression, elle poursuit sa vie presque normalement en cherchant tout de même qui pourrait être son agresseur.

Verhoeven, visiblement toujours fasciné par les perversions en tout genre, fait ici appel à l'actrice incontournable pour les rôles de femmes hors normes : Isabelle Huppert. Et effectivement, celle-ci ne ménage pas sa peine dans des scènes très physiques. Le problème est qu'à force de trop vouloir en faire, le réalisateur en fait trop. Et on finit par ne plus voir que les cascades que Verhoeven inflige à la comédienne imperturbable. Cela en devient presque risible, pour ne pas dire ridicule. De plus, Verhoeven empile les histoires et les personnages glauques quitte à perdre le spectateur dans la pléthore d'énigmes et d'outrances. En résulte que même les pistes intéressantes (le passé de Michèle par exemple) perdent tout intérêt sous la masse. S'ajoutent les incohérences multiples. Le grotesque finit par prendre toute la place et réduire à néant l'effet escompté.

Date de sortie en salle : 25 mai 2016

Date de sortie en DVD : 4 octobre 2016

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L'avenir de Mia Hansen-Love

Nathalie, professeur de philosophie, proche de ses élèves et guidée par le plaisir de transmettre, vit bourgeoisement entre son mari et sa mère dépressive. Lorsque son mari la quitte pour une autre, elle doit apprivoiser une liberté nouvelle.

Le film vaut surtout pour Isabelle Huppert et la découverte de Roman Kolinka. Certaines scènes sonnent curieusement faux et pour le reste, il n'y a rien de bien passionnant pour nous tenir en éveil.

Date de sortie en salle : le 6 avril 2016

Date de sortie en DVD : le 20 septembre 2016

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