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Money Monster de Jodie Foster

Lee Gates anime à la télévision américaine une émission à grand spectacle sur le monde de la finance. Il explique les rouages de la bourse et donne des conseils de placements aux téléspectateurs. Un jour, en plein direct, un homme armé d'un revolver et d'une bombe, fait irruption dans le studio.

Enfin un thriller au scénario fluide, rythmé par des rebondissements réguliers et étonnants qui contournent le déjà vu. Un scénario qui a le sens des raccourcis évitant de s'égarer dans des explications interminables, dosant de façon adroite l'évidente part récréative et la moins soutenue, part dénonciatrice. Une réalisation alerte et élégante qui éclaire l'intrigue en plans subtils. Jodie Foster nous tient en haleine d'un bout à l'autre du film. Cerises sur le gâteau, aux premiers plans George Clooney et Julia Roberts tous les deux épatants.

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Love and Friendship de Whit Stillman

En Angleterre, à la fin du XVIIIe siècle, Lady Susan, jeune veuve, intrigue pour trouver un bon parti pour sa fille et éventuellement pour elle-même.

Inspiré de "Lady Susan", une nouvelle de Jane Austen, "Love and Frienship" est loin des élans romantiques des autres oeuvres de l'écrivain. Ici, c'est le cynisme et les personnages hauts en couleurs qui importent. Les dialogues, et plus particulièrement les saillies de Lady Susan (Kate Beckinsal parfaite), sont très drôles. Le réalisateur a composé un film curieux, entre théâtre burlesque et composition historique cinématographique. Il instaure cette ambiance dès les premières images en présentant de façon faussement surannée les personnages de cette histoire. Un montage abrupt et un rythme rapide ajoutent de la vivacité au récit. Ce traitement particulier donne au film toute sa singularité et sert particulièrement bien l'ironie de la nouvelle de Jane Austen. Une belle surprise.

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Julieta de Pedro Almodovar

De nos jours, à Madrid, Julieta n'a pas de nouvelles de sa fille, Antia, depuis de nombreuses années. Quand, elle croise Béa qui lui dit l'avoir vu quelques jours auparavant en Italie, sa vie bascule.

Dans Julieta, on ne quitte jamais les rails d'un drame trop bien huilé, dans un train-train sans surprise. Il est difficile de se laisser prendre par l'émotion tant cette histoire est contée sans finesse au point de perdre tout intérêt. Le style graphique du maître espagnol n'aide pas. Si sa patte esthétique séduit dans ses films où la folie et le décalage dominent, elle devient encombrante lorsque le premier degré règne. Trop de plans, nous renvoient à une publicité des années 80/90. L'obsession d'Almodovar pour les couleurs vives, plus particulièrement le rouge, et si possible associé au bleu, devient un jeu pour le spectateur qui s'ennuie. Retrouver ces deux couleurs dans chaque plan. Il n'a pas à chercher longtemps.

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Les Chevaliers Blancs de Joachim Lafosse

De nos jours, venue de France, l'ONG "Move for Kids" s'installe dans un pays d'Afrique. Financée par des familles françaises, l'ONG s'est donnée pour mission de recueillir des orphelins et de les ramener en France pour qu'ils soient adoptés.

Fortement inspirée de L'Arche de Zoé, le film conte comment une équipe d'infirmiers, pompiers et médecins, sous couvert d'action humanitaire, a tenté d'enlever des enfants de leur pays en toute illégalité. Le film ne condamne pas mais essaie d'être au plus juste, montrant les motivations, avouées ou inavouables, des protagonistes et l'évolution que prend la mission face aux difficultés rencontrées. Joachim Lafosse dessine avec habileté le portrait d'une bande de crétins qui s'enfonce dans la bêtise la plus totale.

Date de sortie en salle : 20 janvier 2016

Date de sortie en DVD : 6 juillet 2016

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Dans les forêts de Sibérie de Saffy Nebou

Librement inspiré du livre de Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie conte la retraite dans une cabane au bord du lac Baïkal, de Teddy jeune homme en quête d'absolu.

La beauté du lac se marie parfaitement à celle de Raphaël Personnaz qui de tous les plans, relève le défi de donner à son personnage sans parole une identité forte et attachante. Dès les premières images, l'enthousiasme de Teddy face à la magnificence de la nature et les situations extraordinaires qu'il vit nous gagne. Son installation dans la cabane, sa découverte des réalités de la vie en conditions extrêmes, les péripéties qu'il affronte, ses rencontres nous plongent, par le rire comme par l'émotion, au cœur de cette aventure. La très belle musique d'Ibrahim Maalouf accompagne le film sans esbroufe, ni timidité. Parfaitement dosée dans son intention, elle participe de la meilleure façon à la beauté du voyage. Ce récit d'aventure et de quête de liberté nous offre une grande bouffée d'air frais.

A voir en salle dès le mercredi 15 juin.

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