cinema

Café Society de Woody Allen

Dans les années 30, Bobby quitte New-York, ses parents, son frère et ses affaires louches, sa soeur et son beau-frère communiste, pour réussir sa vie à Hollywood. Il compte sur son oncle Phill agent de stars pour le lancer.

Café Society est un film en tout point charmant. Loin de la veine de Manhattan ou de Annie Hall, il se positionne plutôt dans l'esprit d'un Radio Days à la différence notable que Woody Allen offre ici une qualité de réalisation remarquable. La reconstitution de l'époque, costumes et décors, la lumière, la mise en scène sont magnifiques. Les comédiens avec en tête Jesse Eisenberg et Kristen Steward, décidément excellente, sont parfaits. Plusieurs scènes sont particulièrement drôles et on retrouve tout le long du film la verve, l'autodérision et l'humour noir de Woody Allen. Un bon cru.

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Comment c'est loin d'Orelsan

Orel et Gringe, repérés et adoubés par un producteur de rap il y a quelques années, sont incapables de composer une chanson complète. Ils traînent sans grande ambition musicale jusqu'au jour où leur producteur menace de les laisser tomber s'ils ne créent pas un titre dans les prochaines 24 heures.

On retrouve ici le verbe et le sens de la formule d'Orelsan et Gringe. Leurs personnages de gentils loosers sont parfaitement dessinés. C'est intelligent, original, drôle et tendre. Une belle surprise.

Date de sortie en salle : 9 décembre 2015

Date de sortie en DVD : 19 avril 2016

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Alors qu'elle roule loin de son petit ami, Michelle est victime d'une sortie de route. Elle se réveille emprisonnée dans une cave.

Produit par l'équipe Cloverfield, ce thriller, malgré quelques longueurs, tient en haleine jusqu'à la fin qui ne déçoit pas. En termes de cinéma pur, ce n'est pas l'extase. Le film vaut surtout pour son scénario astucieux.

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La Saison des Femmes de Leena Yadav

De nos jours, en Inde, dans un village de l'état de Gujarat, quatre femmes sont confrontées à une domination patriarcale ultra violente. Rani élève, seule, son fils adolescent alcoolique et porte le deuil depuis que son mari est mort il y a 15 ans. Elle s'endette pour payer une dote et "acheter" une femme à son fils tel que le veut la tradition. Lajjo subit les violences physiques de son mari qui lui reproche de ne pouvoir lui donner un enfant. Bijli joue la femme émancipée, libérée de la tyrannie des hommes. Elle est danseuse et prostituée dans un cabaret itinérant. Janaki, la plus jeune est mariée contre son gré au fils de Rani. Ces quatre femmes découvriront ensemble un autre possible.

Leena Yadav, à travers les portraits de ces quatre femmes aux parcours différents mais au destin semblable, nous entraine au coeur d'un univers archaïque et déshumanisé. Dés les premières images, la beauté des paysages, des tenues vestimentaires, des visages magnifiés par une mise en lumière ultra soignée nous emporte. La violence qui se fait de plus en plus oppressante n'en est que plus choquante. La réalisatrice, à travers quelques personnages masculins positifs parvient à éviter la caricature. Elle parsème son film de codes du cinéma Boolywoodien qui tranchent avec la crudité de son sujet. Ainsi, sans cesse l'effroi succède au rire et à l'émotion positive. Les quatre comédiennes d'une grande beauté sont impressionnantes dans l'incarnation de ces femmes tout à la fois victimes de leur propre éducation et des hommes, et pleines de vie et de fantaisie. Entre résignation et espoir.

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Le Goût des Merveilles d'Éric Besnard

Alors qu'elle rentre du marché où elle vend le fruit de ses récoltes, Louise percute avec sa voiture un homme qui s'avère étrange.

Le Goût des Merveilles est une comédie romantique sympathique. Le film pose sur le syndrome d'Asperger un regard bienveillant qui donne à cette histoire un angle de vue poétique rafraîchissant. Le charme de Virginie Efira agit toujours autant. Et ses deux partenaires pensionnaires de la Comédie Française, Hervé Pierre et Benjamin Laverhne, sont parfaits.

Date de sortie en salle : 16. décembre 2015

Date de sortie en DVD : 19 avril 2016

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