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Mathias est le créateur et unique employé de l'agence "Love is dead" dont le concept est d'annoncer à des hommes et des femmes sidérés que leur conjoint les quitte. Ce travail qu'il effectue avec le sérieux, la conviction et l'humanité d'un avocat et la fermeté d'un huissier ne sera pas sans conséquence sur sa vie personnelle.

Le film porte haut trois qualités. Son idée centrale originale et ses déclinaisons qui maintiennent son efficacité jusqu'au bout. Des dialogues ciselés et des situations hilarantes. Un casting de choix avec en tête Benjamin Lavernhe et Brigitte Roüan. Côtés défauts, on note une musique trop présente (mais c'est tendance) et quelques problèmes de rythme souvent causés par un changement un peu brusque de tonalité. Au final, la balance penche très largement du bon côté.

 

 

A VOIR EN SALLE DES LE MERCREDI 23 NOVEMBRE

 

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Paul Sneijder vient de réchapper à un accident d'ascenseur dans lequel sa fille est décédée. Il choisit de quitter son poste de cadre supérieur pour changer de vie.

Thierry Lhermitte est Paul Sneijder. Sa prestation tout en nuances porte le film. La mise en scène élégante et lente nous immerge dans la langueur dans laquelle est plongé Paul Sneijder. Les images froides et l'accent chantant québecois mènent le film dans une ironique poésie dépressive.

Date de sortie en salle : 8 juin 2016

Date de sortie en DVD : 12 octobre 2016

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Alors qu'il tente désespérément de récupérer son statut d'invalide auprès des services de l'État, Daniel Black rencontre Katie, mère célibataire qui, pour d'autres raisons, est elle aussi aux prises avec les services sociaux.  

Le film séduit d'emblée par sa  façon quasi documentaire de montrer la violence avec laquelle la sécurité sociale et le pôle emploi anglais, moitié public, moitié privé, traitent leurs "usagers". À la recherche de résultats (réduire au maximum le nombre de beneficiaires) ces institutions précipitent les plus démunis dans des situations absolument kafkaïennes et, par ricochets, dans la misère. L'absurde et l'humiliation y règnent en maîtres. La démonstration de Ken Loach, dans des scènes qui peuvent être, à la fois, drôles et bouleversantes, est particulièrement efficace. Ces personnages, victimes ou "bourreaux" sont bien dessinés. Les comédiens, enfants compris, sont parfaits. Dave Jones (Daniel Black), lumineux, créé d'emblée l'empathie. Si le film perd un peu en puissance c'est dans la tournure sentimentalo-tragique que prend le récit dans sa seconde partie. Un traitement qui alourdit inutilement le propos et dont le film n'avait pas besoin pour toucher sa cible.

Le film à reçu  la Palme d'or au festival de Cannes 2016.

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L'Outsider raconte les huit années que Jérôme Kerviel a passé à la Société Générale jusqu'à son renvoi et ses déboires judiciaires.

Le film décrit particulièrement bien l'évolution de la personnalité de son héros. Jeune homme ambitieux plutôt timide qui se transforme en type arrogant qui perd, jusqu'à la folie, le sens des limites. Arthur Dupont, grand comédien souvent sous exploité, est excellent. Il maîtrise à merveille l'étendu de la gamme de jeu qu'il doit déployer pour interpréter cette personnalité complexe qui cherche l'exploit et la gloire sans apparent intérêt pour l'argent qui va naturellement avec. Le reste du casting est parfait également. Le récit est rondement mené sans lenteur ni précipitation, tout en communiquant avec force la folie du milieu. L'ambiance qui régne dans les bureaux des traders entre frénésie, stress intense et hystérie est très bien rendu. Les points techniques sont expliqués rapidement mais suffisament simplement pour qu'on s'y retrouve aisément.Une belle réussite.

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A 3 heures du matin, Raphaël reçoit un appel de Léo. Celui-ci est en panne de voiture à près d'une heure de Paris et demande à Raphaël de venir le chercher.

L'Invitation est une comédie (mais pas trop) - dramatique (mais pas trop) sur l'amitié. Si on hésite à classer ce long-métrage dans le simple registre de la comédie c'est que le film, s'il est souvent drôle, notamment autour du personnage de Léo jouisseur provocateur, fragile et truculent, présente en Raphaël un personnage plus sombre. Cette comédie offre ainsi un peu plus de finesse que la moyenne du genre. Les dialogues écrits par Michael Cohen et Nicolas Bedos sont percutants. Les scènes bien calibrées dans leur durée ne s'allongent que si la situation ou le malaise qu'elles portent le demandent. La réalisation est alerte sans être révolutionnaire, même si on note une mise en scène particulièrement réussie dans une séquence de dîner entre amis. Le casting est de premier choix avec en tête Nicolas Bedos, excellent, suivi de Michaël Cohen et Camille Chamoux et dans de très seconds rôles Gustave Kervern, Bernie Bonvoisin, Patrick Préjean, Jean-Pierre Malo et, cerise sur le gâteau, Jérôme Kircher. Si la grande scène de fin est convenue, Michaël Cohen la gère de façon habile atténuant ses inévitables faiblesses. Sans être le film de l'année (ce qui pourrait difficilement arriver à une comédie même dramatique), "L'Invitation" offre 1h30 de cinéma agréablement menée.

A voir au cinéma dès le 9 novembre.

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