theatre - danse

Alors que Paul est en rendez-vous avec son ami Pierre, So, qu'ils ne connaissent pas, les interrompt : Paul a rendez-vous avec So et avec Matt. Un grand destin l'attend...

Difficile de pitcher cette pièce tant elle est riche sur le fond et la forme, à la fois intrigante, drôle et d'une grande causticité sur la vie en société et la vacuité dans la réflexion des dirigeants, quelque soit ce qu'ils dirigent.

Bavarde, jouant avec le sens des mots et des expressions à tiroirs, les non-sens et l'absurde des situations et des attitudes, les malentendus et les divergences de perceptions, les discours qui tournent en rond, la pièce est particulièrement exigeante avec ses comédiens. Perfection dans la restitution du texte, précision dans les tonalités, Louis Albertosi, Pauline Belle, Rodolphe Congé, Pierre-Felix Gravière, Dominique Valadié et Claire Wauthion y sont excellents.

La mise en scène d'Alain Francon, suffisamment simple pour ne pas ajouter de la complexité au propos, est particulièrement efficace. En fond de scène, un écran semblant être le ciel. Sous un éclairage puissant et vertical, les comédiens assis sur quatre bancs disposés en cirque, de dos quand ils n'interviennent pas, entrent dans le jeu comme ils entreraient en piste. 

Une réussite à tous points de vue à ne pas manquer jusqu'au 11 février à La Scala.

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La régie publicitaire de la RATP a encore censuré une affiche promouvant un évènement artistique. Après, entre autres, la publicité du spectacle de Stéphane Guillon, interdite sur le réseau en 2012, la pipe de Tati remplacée par un moulin à vent sur l'affiche annonçant l'exposition à la Cinémathèque en 2009, la cigarette supprimée de l'affiche du film Coco Chanel ou de  Gainsbourg, vie héroïque en 2010,...., Médiatransports refuse l'affiche (ci-contre) du nouveau spectacle de Wally Dia, le très politique stand-upeur.

Sur son cou tatoué, on peut notamment lire " Macron est comme un père alcoolique, à la maison il te pourrit la vie, dehors il te fout la honte", sur sa pommette "Je suis comme l'IGPN, je ne suis pas là pour faire le procès des policiers". Des propos qui présentent, selon la régie publicitaire  "un caractère politique incompatible avec le devoir de neutralité qui s’impose dans les transports publics et pourrait être considérée comme diffamatoire ou injurieuse".

JCDecaux Affichage avait également demandé à Patrick Timsit de modifier le visuel de son spectacle On ne peut pas rire de tout en 2015.

Le Théâtre de l'œuvre accueillera, du 1er février au 27 avril 2024, Waly Dia dans Une heure à tuer.

 

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Théophile, qui a connu un grand succès littéraire il y a quelques années, vient d'écrire un conte marin dans lequel chacun y voit un règlement de compte.

Désopilant, loufoque et plombant à la fois, L'effet miroir traite des effets collatéraux de la création sur l'artiste et son entourage. Théo a beau avoir écrit un conte philosophique mettant en scène un bigorneau, un oursin, une crevette et une sirène, tous s'y pensent décrits.

Les quiproquos, révélations et joutes verbales qui s'enchaînent sont gratinées. Tout s'enchaîne dans un rythme haletant. La mise en scène de Julien Boisselier accentue plus encore le décalage.

François Vincentelli, Caroline Anglade, Eric Laugerias et Jeanne Arenes (hilarante) forment un excellent quatuor.

Voir le post sur Ring de Léonore Confino 

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Valérie Lesort et Christian Hecq mettent en scène et adaptent le premier des 4 voyages de Gulliver (de Jonathan Swift). Gulliver, seul survivant d´un naufrage, s´échoue sur l´île de Lilliput dont les habitants sont des êtres minuscules. 

Sur scène, Mathieu Perotto interprète le "géant" Gulliver. Les lilliputiens sont incarnés par 7 comédiens (dont Valérie Lesort) qui ont posé leur tête sur des corps de marionnettes de 50cm de haut. L´effet est magique. Leurs visages grimés et grimaçants sur des corps à la gestuelle très expressive sont hilarants.

Valérie Lesort a adapté le texte originel en ajoutant trois chansons, aux textes et aux chorégraphies également très drôles. Tout en conservant les messages de tolérance et d´acceptation des différences, la critique des dictatures et des guerres de pouvoir, ce Voyage de Gulliver nous emporte dans un univers poétique, inventif et délirant.

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Après 1 mois de représentations à Bobino au début de l'été, Stomp revient à Paris.

La Cigale et sa configuration, qui offre une belle visibilité et une proximité avec les artistes, est un écrin de choix pour ce spectacle où les musiciens, danseurs, acrobates sont aussi des comédiens. Du boss qui domine et maîtrise tout au candide qui aimerait être inclus dans la troupe, les 8 artistes jouent tous un personnage s'exprimant sans un mot, par le geste et les expressions du visage. Et c'est cette part de jeu, où l'humour prime, qui fait de cette démonstration de maîtrise du tempo un spectacle complet. 

La mise en scène et en lumière soignées, la diversité des récits, la variété de tons (poétique, drôle, spectaculaire), la multitude d'accessoires utilisés (balais, éviers, bidons, briquets, poubelles...), les différentes intensité (murmures, frôlement, gros sons...) cassent tout risque de monotonie.

Le spectacle enchaîne les tableaux en 1h30 totalement enthousiasmante.

A voir jusqu'au 14 janvier 2024.

Lire les précédents postes sur Stomp : Au Vaudeville theater en 2006, A Bobino en 2023

 

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