theatre - danse

Sur une très belle musique de Thomas Bangalter (l'ex Daft Punk), le chorégraphe explore les mythes antiques et d'autres contemporains.

Sur la scène 10 danseurs de l'opéra national de Bordeaux et 10 danseurs de la troupe de Preljocal, dans la fosse, l'orchestre de chambre de Paris. Une vingtaine de tableaux se succèdent convoquant tous les danseurs ou des duos/duels.

La réalisation de Tommy Pascal sans restituer la magie du Live présente une réalisation aux plans larges et longs qui laisse voir la très belle chorégraphie, la mise en scène et la grâce des danseurs.

A voir en Replay sur France.tv jusqu'au 15 octobre 2023.

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Dans le cadre de la rétrospective consacrée à l'œuvre d'Anna-Eva Bergman au Musée d'Art Moderne, la chorégraphe Anne Teresa de Keersmaeker présente sa nouvelle création 5Aron.

La danseuse Marie Goudot, accompagnée au piano par Alain Franco, investit le 6e étage du musée en 5 tableaux dans lesquels de Keersmaeker questionne : comment incarner l'abstraction. C'est beau et hypnotique.

A ne pas manquer du vendredi 31 mars au dimanche 2 avril de 14h à 17h30.

cliquez ici pour lire la présentation par Rosas

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Depuis 2 ans de façon épistolaire, Thierry Lhermitte interprète une adaptation du livre de Simon Wiesenthal dans lequel l'auteur se remémore ce jour de 1942 où un soldat SS mourant lui a demandé un pardon qu'il n'a pas pu lui donner. Wiesenthal s'interroge, regrette, culpabilise. Aurait-il dû accorder son pardon ?

L'histoire de Simon Wiesenthal est importante, et son questionnement passionnant a interpellé de nombreux intellectuels qui ont tenté d'y apporter une réponse. Sur scène, Thierry Lhermitte interprète Simon Wiesenthal, les gens qu'il a croisé, le soldat SS. Les réponses de Simone Veil, du philosophe Olivier Abel, de l'écrivain Roger Ikor, d'un militaire américain... sont intercalées, dans le récit, en voix off illustrées par des vidéos particulièrement laides sans aucun intérêt narratif ou esthétique. Ainsi, c'est dans sa mise en scène que cette adaptation théâtrale pêche. En plus de ces vidéos, Steve Suissa, le metteur en scène, a ajouté en fond de scène un rideau noir qui s'écarte régulièrement figurant une porte qui s'ouvre sur une lumière bleue ou rouge ou autre. Une musique s'immisce, de temps en temps, se superposant à la voix de Thierry Lhermitte. Ces artifices grossiers desservent le propos de Simon Wiesenthal et l'interprétation de Thierry Lhermitte.

La vaste question du pardon que soulève Simon Wiesenthal méritait un écrin d'une bien plus grande délicatesse.

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Géraldine Martineau, pensionnaire de la Comédie Française, met en scène la pièce du dramaturge Norvégien Henrik Ibsen. Elle y interprète également avec force le personnage principal d'Ellida mariée à un homme bon, plus âgé, déjà père de deux jeunes filles, le docteur Wangel. Sa vie pourrait être paisible si un mal étrange ne la rongeait, la ramenant sans cesse vers la mer.

Cette pièce entre réalisme féministe et onirisme, semble, si l'on se base sur le peu de fois où elle fut montée en France, extrêmement complexe à mettre en scène. La proposition ici ne convainc pas tout à fait sans que l'on sache très bien si cela est dû à la pièce elle même ou aux partis pris ici.

Géraldine Martineau relève la gageure de faire cohabiter maison, fjords, mer, marécages et montagnes dans une scénographie efficace de Salma Bordés et une très belle mise en lumière de Laurence Magnée. 

Les jeunes comédiens du Français, Elisa Erika,  Léa Lopez et Adrien Simion sont parfaits. Alain Lenglet dans un rôle décalé et Clément Bresson font le job. Géraldine Martineau est incandescente dans le rôle d'Ellida. Tandis que Laurent Stocker déçoit, ce soir en tout cas. Son interprétation très détachée l'est trop, alors que le personnage s'inquiète de voir s'éloigner sa bien aimée au point de convoquer son ami Arnholm interprété par le très bon Benjamin Lavernhe.

A plusieurs reprises, sur de courts échanges, les acteurs ne jouent pas tout à fait dans le même rythme. Ils ne semblent pas bien calés. Cela se joue à peu mais les comédiens de la CF nous ont habitué à une plus grande précision. Est-ce dû au peu de répétitions accordées à la pièce qui est considérée comme une reprise (elle était prête à être jouée avant que le confinement ne vienne tout arrêter, depuis 5 des 8 acteurs ont changé) ? Aussi, les scènes du couple Ellida - Wangel sont très répétitives et on lit mal les sentiments qu'Ellida porte à son ancien amour trahi. Est-ce dû à la traduction ?

Il y a beaucoup de belles choses dans cette proposition de Géraldine Martineau mais il manque un "je ne sais quoi" pour que l'ensemble nous emporte totalement.

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Françoise Gillard créé et met en scène cet hommage à l'un de nos plus grands chanteurs conteurs de notre temps qui fête ses 50 ans de chansons. Elle est accompagnée sur scène par cinq comédiennes, représentant plusieurs générations - Danielle Lebrun, Coraly Zahonero, Claire de la Rue du Can, Yasmine Haller et Emma Laristan - et par trois musiciens - Yannick Deborne, guitariste, Mathieu Serradell aux claviers, Florence Hennequin au violoncelle.

Dans un décor cosy de salon-cuisine, les 6 comédiennes dessinent le portrait du chanteur, entre anecdotes, extraits d'interview et chansons aux textes éloquents. Le ton est à la soirée au coin du feu, une discussion entre filles (à la vanille). Elles chantent seules (mention spéciale pour Yasmine Haller) ou ensemble très joliment, s'appropriant Les chansons dont les orchestrations donnent à entendre particulièrement les textes. La proposition est ainsi fort agréable, au point que sa courte durée (1 heure) frustre un peu.

A voir jusqu'au 5 mars.

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