theatre - danse

Doully, c´est une petite blonde avec une voix de mec bourré. Une nana qui a goûté à toutes les drogues, les interdites et les autorisées, et qui a tout stoppé. Doully c´est également une ex Dame pipi, une ex serveuse, une ex gogo danseuse, une actrice bénévole dans le rôle d´une prostituée morte filmée de dos pour le cinéma. Une comédienne qui a roulé sa bosse et qui se trimballe une saloperie de maladie de Charcot.

En 1h15, Doully nous plonge avec une auto dérision maximale dans ses explorations effectuées depuis l´age de 15 ans. Au passage les hippies, les hipsters, le Bio, les drogués entre autres, en prennent pour leur grade.

C´est souvent inattendu, extrêmement drôle avec une densité assez exceptionnel. Une phrase, un rire.

En plus d´être hilarante, surprenante et unique, Doully est extrêmement sympathique.

Doully s'écoute aussi sur France Inter dans l'émission C'est encore nous.

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La salle intimiste du théâtre de la Gaieté Montparnasse sied parfaitement aux spectacles qui nécessitent que le public soit au plus près de l'artiste. Une configuration parfaite pour Larsene qui fait monter sur scène, à chaque numéro, une ou deux personnes, ajoutant à l'occasion l'intervention de spectateurs en salle.

C'est donc à un spectacle très participatif que nous convie le magicien-mentaliste énervant. Dans un premier temps, Il impressionne tout particulièrement par la rapidité et la stupéfiante dextérité avec laquelle il manipule les cartes. Puis, très vite il enchaîne les numéros plus sophistiqués, utilisant à plusieurs reprises la vidéo (ce qui a bien moins de charme d'ailleurs). Chaque fois, il implique avec humour et une belle répartie ses assistants d'un soir, qui, au plus près des manipulations de l'artiste, n'y voient que du feu. Le numéro final dit "du journal" achève de nous estomaqué.

C'est impressionnant, drôle et, il est vrai, aussi positivement énervant.

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Tania de Montaigne nous invite à réfléchir sur le concept de race.

A base d' expériences personnelles, de faits historiques, de vidéos, de citations racistes et de celles d'humanistes, elle dessine les multiples situations dans un quotidien ordinaire jusqu'aux actions violentes où une personne est stigmatisée, catégorisée en raison de sa couleur, de la forme bridée de ses yeux, de la forme de son nez, de sa religion... 

Une démonstration édifiante, qui mêle humour et sérieux, de l'impact du concept de race sur nos vies et notre façon de penser, consciente ou inconsciente.

A voir en Replay sur Francetv.fr

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Bernard Kurmann, spécialiste du comportement, a la possibilité de modifier des moments de sa vie. Son obsession : ne jamais être tombé amoureux d'Antoinette. Mais jusqu'où faut-il modifier sa biographie pour atteindre cet objectif ?

Frédéric Bélier Garcia met en scène la pièce de Max Frisch, entre rêve et réalité. Sa mise en scène laisse voir, sans tapage, la mise en abîme du jeu dans le jeu, du théâtre dans le théâtre. L'étrangeté du propos est éclairée par sa scénographie et la précision des comédiens. José Garcia, en homme perdu, Isabelle Carré, en femme insaisissable, et Jérôme Kircher, en meneur de jeu qui souffle sans cesse le chaud et le froid, sont magistraux. Ils sont accompagnés d'Ana Blagojevic et Ferdinand Regent-Jappey, excellents eux aussi.

Présentée au théâtre du Rond Point en mars 2022, Biographie : un jeu a été filmée par François Hanss dont la réalisation sert parfaitement la pièce. A voir sur France.tv jusqu'au 23 octobre 2023.

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Glenn Gould né en 1934 au Canada. Il est le fils unique arrivé tardivement dans la vie d'une femme qui se rêvait concertiste. A défaut, elle met son fils au piano dès l'âge de 3 ans et l'entraîne plusieurs heures par jour. Glenn Gould hérite de son hypocondrie, développe un trouble du spectre autistique et devient l'un des plus grands pianistes de l'Histoire.

Ivan Calberac prend le parti-pris de dessiner le portrait de Gould à travers la relation que le pianiste entretenait avec deux femmes : sa mère toxique mais adorée et Jessie, sa jeune cousine enamourée et confidente. Il conte chronologiquement l'évolution professionnelle vertigineuse et le mal être grandissant de l'artiste en adoptant une double tonalité mariant l'humour au drame. Cela fonctionne efficacement bien que le choix de l'humour semble un peu incongru tant le destin de Gould ne prête pas à rire.

La mise en scène, qui utilise astucieusement des moments cinématographiques, donne du rythme à l'ensemble.

Thomas Gendronneau est impressionnant dans le rôle de Glenn Gould. Il est entouré de Josiane Stoleru, Bernard Malaka et de Lison Pennec, tous trois excellents.

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