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theatre - danse

Joël Pommerat adapte la pièce de Pagnol qu'il a retravaillé avec des détenus de la prison centrale de Arles en 2016. Il leur avait promis de la monter à leur sorti. Et après avoir été en tournée de décembre 2024 à juin 2025, les voici au théâtre du Rond Point.

La pièce quitte l'époque d'entre deux guerres de sa version d'origine, pour se positionner dans une époque contemporaine. A Marseille, le café boulangerie de César vivote, Panisse toujours fier et riche possède plusieurs boutiques de scooter. Escartefigue tient une boutique d'oiseaux exotiques. Marius est toujours, sans vraiment le savoir, amoureux de Fanny et a toujours très envie de prendre le large. Fanny aime Marius.

La pièce reprend la même trame et les mêmes "rebondissements" que celle de Pagnol. Le texte a été réécrit. Mais, cette réécriture, sans charme particulier, n'apporte rien de plus ou de nouveau. Le repositionnement de nos jours déçoit aussi. La pièce ne dit rien de notre epoque. Il y aurait pourtant eu des choses à dire sur l'envie irrépressible de fuir de Marius ou sur l'amour sacrificiel de Fanny. D'ailleurs, les deux plus jeunes personnages sont bien fades à côté des César, Panisse et Escartefigue qui ont conservés le caractère bien trempé que leur avait accordé Pagnol. Ils sont respectivement et excellemment interprétés par Jean Ruimi, Bernard Traversa et Ange Melenyk.

La mise en scène minimaliste, quasi inexistante, n'aide pas le récit à se renouveler. On ne perçoit pas de geste fort d'auteur. Pourtant, sur la dernière minute du spectacle, un effet sonore est lancé, arrivant comme par égarement.

Si l'on met de côté la beauté de l'aventure de ces ex-détenus révélés au théâtre, la pièce qui se visionne sans déplaisir, ne marque pas.

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Paris 1942, sept amis français - une veuve résistante, un médecin, un libraire et sa femme, un homosexuel, un infirme de guerre et un collabo -se réunissent chez Sophie pour fêter son anniversaire. Mais deux officiers allemands sont abattus au pied de l' immeuble. La gestapo vient arrêter deux otages par d'appartement. Chez Sophie, le commandant décide de leur laisser deux heures pour désigner eux-mêmes les deux otages.

Cette pièce écrite par Vahé Katcha créée en 1960 au théâtre de l'Alliance Française est adaptée ici par Julien Sibre. La mise en scène un peu brouillon est complétée par les belles et inquiétantes illustrations de Cyril Drouin. Les comédiens sont de qualité assez inégale certains d'entre eux perdant particulièrement en justesse dans la colère. Les personnalités des sept amis se dessinent au fur et à mesure que la peur les gagne et qu'ils élaborent des stratégies plus ou moins glorieuses pour échapper à leur terrible sort. Si l'idée est intéressante, l'' écriture ne séduit pas totalement.

A voir au théâtre Hébertot ou en vidéo sur France.tv

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François Morel met en scène et interprète avec ses amis Olivier Broche et Olivier Saladin la pièce culte de Yasmina Reza. L'histoire d'une amitié de 30 ans malmenée à cause d'un tableau blanc. Un.presque monochrome acheté par Serge pour la modique somme de 40 000 euros. Ce qui horripile Marc et qui ne dérange pas Yvan.

Cette nouvelle mise en scène confirme l'excellence de cette pièce à la fois drôle et intelligente et particulièrement bien écrite dans son propos et son rythme.

Les trois comédiens sont excellents. Ils proposent une version plus passionnée,  plus émotionnelle des échanges même vachards, moins distants que dans les précédentes versions. Saladin est particulièrement hilarant dans le rôle d'Yvan, personnage clé de la pièce, qui permet dans l'écriture de révéler les deux autres protagonistes, Serge joué par François Morel et Marc interprété par Olivier Broche. La mise en scène de François Morel offre de belles idées notamment dans la poétique image finale.

A ne pas manquer.

Lire le post de Art jouée en 2019 au théâtre Antoine

Voir en vidéo la pièce telle qu'elle a été créée en 1994 avec Arditi, Luchini et Vaneck

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Évidemment, le spectacle vivant n'est pas pensé ou conçu pour être vu en vidéo dans son salon, sans l'ambiance de la salle.

Peut-être que c'est la raison pour laquelle le spectacle de Le Rossignol n' amuse vraiment pas. Il a bien quelques blagues qui fonctionnent mais tous les développements sont étirés, sans originalité, faits de plaisanteries de fin de soirée arrosée ne méritant pas d'être dites sur scène.

Curieusement la vidéo d'introduction que propose Alexis Le Rossignol en introduction de son spectacle souffre tout autant du passage télé.

Quand Alexis Le Rossignol dit "Je fais partie du ventre mou de l'humour français. J'en vis mais je ne suis pas connu, connu.", on est tenté de lui conseiller de bosser un peu plus.

Captation vidéo disponible sur France.tv

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En Espagne, fin XVIe ou début du XVIIe siècle, époque des conquistadors, l'amour impossible de Don Rodrigue et de Dona Prouheze .

Eric Ruff pour sa dernière mise en scène en tant qu'administrateur de la Comédie Française a choisi la pièce marathon de Paul Claudel. Son adaptation présente les quatre journées de l'œuvre en 7 heures. France.tv propose de les visionner en 4 épisodes.

Étonnamment, c'est aussi à travers les captations vidéos que l'on perçoit l'excellence de la troupe du français, la vidéo ne faisant aucun cadeau au spectacle vivant, soulignant particulièrement la présence de l'écran faisant écran. Ici, dès les premières minutes, le spectateur est aspiré dans la salle Richelieu. Chaque journée est ouverte par un prologue porté par Florence Vialla, lumineuse, et Serge Bagdassarian très drôle. Ils jouent également d'autres rôles aux côtés du reste de la troupe, tous excellents : Laurent Stocker, Birane Ba, Didier Sandre, Danielle Lebrun, Christophe Montenez (Don Camille, toujours impressionnant), Alain Lenglet, Christian Gonon (Don Rodrigue, bluffant), Batiste Chabauty, Sefa Yeboa, Edith Proust, Coralie Zehonero et Marina Hands qui est simplement incandescente. La mise en musique est particulièrement réussie, tout comme la mise en scène discrète, faussement simple.

Cette captation est aussi particulièrement soignée avec une réalisation qui n'a pas peur des longs plans fixes, laissant entendre le texte et voir les comédiens, seuls ou en troupe, en gros plans mais également en plans larges.

A voir en replay sur France.tv

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