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theatre - danse

Déchaîné ! Est-ce de savoir les caméras présentes dans la salle, le comédien est particulièrement en forme dans cette captation de son spectacle La Fontaine et le confinement.

C'est pourtant par le peu aisé Divertissement de Pascal que débute le spectacle mais très vite le comédien instille de la fantaisie. Moque le mari présent contre sa volonté, salut les retardataires involontaires et se lance dans le coeur de son sujet avec la fable l'ours et l'amateur de jardin de La Fontaine qui contient la phrase qui a donné vie à ce spectacle : "La raison d'ordinaire n'habite pas longtemps chez les gens séquestrés." 

Luchini joue avec son public et enchaîne dans le désordre un hommage à son maître Jean-Laurent Cochet, à Louis Jouvet, à Jules Romain, à Johnny Hallyday, au théâtre, au génie des écrivains français, à sa Philinte dont il est l'Alceste, raconte ses journées devant la télévision et le duo Veran-Salomon, ses échanges avec Macron, sa rencontre avec la ministre de l'éducation nationale, cite Mme de Sévigné et Mme de La Fayette, rappe sur La Fontaine, donne une leçon de séduction, et dit avec son élocution et son indéniable sens du rythme, répétant avec gourmandise ces phrases favorites, quelques fables dont La besace, Conseil tenu par les rats, Le curé et le mort, La Laitière et le pot au lait...et clôt le spectacle avec sa fable favorite La mort et le mourant.

A voir en replay sur TF1.fr

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Pierre, Jules et Louise se précipitent chez leur parent à la demande urgente de ceux-ci. Tous les trois craignent le pire pour leur mère et leur père qu'ils adorent.

Ce qui impressionne c'est l'immensité du vide, tant sur la forme que sur le fond, qui habite cette pièce. L'histoire, le propos, les dialogues... tout est poussif, redondant, sans intérêt, sans panache. La mise en scène est à l'avenant.

Frédérique Tirmont et Bernard Alane, dans le rôle des parents, s'en sortent honorablement tandis qu'Emmanuel Patron, Elise Diamants et Rudy Milstein font ce qu'ils peuvent avec leur piètre partition, surjouant sans doute pour essayer de donner corps au rien.

Le qualificatif "nul" est ici parfaitement approprié.

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Le 16 septembre 1943, les bombes tombent sur la ville de Nantes que les alliés attaquent. Mémé Kiki, 29 ans court pour sauver sa vie.

Ainsi débute Le ciel de Nantes. Christophe Honoré (Youssou Abi-Ayad) raconte le film qu'il n'est pas parvenu à tourner sur la vie de sa mère, de ses parents et de ses 9 frères et sœurs. Mais, sa famille réunie l'interrompt, prenant chacun la parole pour conter l'histoire à leur manière. Installés dans une salle de cinéma, ils se déchirent, se réconcilient, reprochent à Roger (Stéphane Roger) ses dettes de jeu puis son suicide, Mémé Kiki (Marlène Saldana) raconte sa vie de femme trompée et battue qui a eu 6 enfants en 7 ans. Sont là aussi le grand-père violent (Harrison Arevalo), la tante Claudie (Chiara Mastroianni) fée suicidaire, la mère Marie-Do (interprétée par le frère du réalisateur), le brave oncle Jacquot (génial Jean-Charles Clichet).

Les comédiens évoluent sur la scène, dans cette salle de cinéma, s'emparant du micro pour exprimer leur point de vue. Parfois, l'histoire se poursuit en vidéo projetée sur le grand écran comme si le film avait quand même était tourné.

La superposition des interventions, souvent criées, du son de la télévision ou de la musique, nuit parfois à la bonne compréhension des échanges et fatigue un peu. Le jeu remarquable des comédiens et le rythme soutenu du récit limitent l'ennui.

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Fary maîtrise le récit des scènes de la vie quotidienne dans le style d'un Gad Elmaleh, l'échange avec le public, les messages politico-philosophiques.

Paris, l'avion, la classification des gens par couleur, le couple, les différences garçons-filles... ses sujets ne sont pas particulièrement originaux mais les angles que Fary choisit lui sont propres, et son expression précise qui soigne le fond autant que la forme fait la différence.

C'est drôle, bien vu et parfaitement interprété.

A voir sur Primevideo.

 

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Sept comédiens sont réunis pour une première lecture d'Hécube d'Euridice qu'ils vont bientôt interpréter sur scène. Nadia, qui joue Hécube, doit quitter la répétition, car elle a rdv chez le procureur pour défendre Otis, son enfant autiste maltraité par l'institution à laquelle elle l'a confié.

Tiago Rodriguez conte l'histoire de Nadia et Otis et fait entendre le texte d'Euripide. Sa pièce repose sur le parallèle qu'il fait entre les tragédies de ces deux mères et le vertige de la comédienne qui voit sa vie et son rôle se percuter. La mise en abîme est constante portée également par le choeur d'Hécube qui se transforme en choeur pour Nadia.

La première demi-heure consacrée à la séance de lecture d'Hécube par les comédiens, en plus de rappeler les tenants et aboutissants de la tragédie d'Euripide, est très drôle. Puis, peu à peu, la tragédie s'installe, prenant forme sur la scène pour Hécube et dans la vie de Nadia.

On ne dira jamais assez l'immense qualité des comédiens de la Comédie Française. Elsa Lepoivre dans le rôle de Nadia/Hécube est magnifique passant de l'une à l'autre dans une même phrase, jouant l'enthousiasme, la colère, le désespoir, la soif de justice. Denis Podalydes, Eric Genovese, Loïc Corbery, Gaël Kamilindi, Sephora Pondi, Elissa Allouda sont également excellents.

Créée au Festival d'Avignon, le 30 juin 2024, la pièce a été captée en vidéo. A voir en replay sur France.tv

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