SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 21:02
L-etudiante-et-Monsieur-Henri---Zabouille.jpg

Henri, 78 ans et un fort caractère, se trouve contraint de partager son appartement avec Constance, étudiante fauchée. Cette colocation, imposée par un fils inquiet pour la santé de son père, va bousculer les certitudes des uns et des autres.

     

Une intrigue banale, donc ,sans grande surprise mais bien menée grâce à une écriture rythmée, parsemée de bonnes répliques. La mise en scène efficace, sans esbroufe, sert avant tout l'histoire. Les comédiens sont très bons : Roger Dumas est plus vrai que nature en vieil homme bougon, Sébastien Castro et Lysiane Meis, sont très drôles en souffre-douleur des déjeuners dominicaux.

 

Comme quoi, il est possible de raconter au théâtre une histoire simple et distrayante sans prendre les spectateurs pour des imbéciles.
 
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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 19:47

Les-menteurs.jpgPas d'histoire, pas d'intrigue, une écriture sans esprit, une troupe de comédiens au jeu très approximatif, des décors et costumes assez laids, une mise en scène (de Jean-Luc Moreau) paresseuse et sans grâce, une grossièreté qui, dans cet emballage, devient vulgarité.

 

Au centre de ce spectacle au rabais, Chevallier et Laspalles, fidèles à eux-mêmes, en rajoutent un peu pour combler le vide.

Est-ce suffisant ? Non.

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 20:53

doris-darling-zabouille.jpgDoris Wallis, chroniqueuse people et critique théâtrale d'une cruauté sans pareil, est traînée devant les tribunaux par une de ses victimes.

La première partie de cette pièce contemporaine anglaise dresse le portrait haut en couleurs de son héroïne aux naseaux saupoudrés. Les dialogues sont ciselés et offrent une vacherie à la minute. C'est à tout coup drôle et souvent hilarant. Le rire s'impose, envahit tout. A tel point que, quand se présente l' entracte (20 secondes de tutu), on se demande si la pièce pourra tenir à ce rythme effréné jusqu'au bout. Et effectivement, la pièce impose en seconde partie un rire moins intense, bien que toujours présent.

La loufoquerie reine qui s'est installée dès les premières secondes ne quitte pas la scène. Les comédiens excellents, à commencer par Marianne Sergent totalement déjantée, ne lâchent rien. Car si Doris Darling joue sur le registre de l' outrance, c'est avant tout la qualité des comédiens et la précision de la mise en scène qui maintiennent la pièce sur le fil sans jamais la laisser verser dans le n'importe quoi. La gestuelle des comédiens, proche des comics, est au diapason de la mise en scène rythmée à l'habillage aussi inventif et farfelu que celui des personnages. Le spectateur sans défense est emporté dans ce délire burlesque. Ainsi, quand au dernier quart d'heure, Doris Darling regarde impuissante et incrédule ces quatre comparses se jouaient d'elle, elle semble rejoindre les spectateurs consentants, pris en otage de ce délire incontrôlable.

Totalement déjanté, joyeusement méchant, un brin grossier et irrésistiblement drôle.

 


 

 

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 18:44

Racine-par-la-Racine-zabouille.jpgLa troupe de la Caravane Rouge propose, au théâtre de l'Essaïon, son petit Racine illustré. Les 11 tragédies de Racine sont condensées en 1h10, entre hommage et impertinence.

 

L'originalité du concept de départ est servie par de bonnes idées de détournement, une mise en scène imaginative et un mélange ingénieux de satires et de révérences. On remarque une petite faiblesse du côté du texte pas toujours à la hauteur de l'ensemble, l'auteur-metteur en scène semblant compter surtout sur le comique de situation. Les comédiens sont inspirés et passent avec une facilité déconcertante du sketch à l'incarnation de Phèdre, Andromaque ou Bérénice.

 

Pas besoin de connaître son racine par coeur ou d'être inscrit aux Alexandrins Anonymes pour passer un très bon moment.

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 21:58

22h13-zabouille.jpgPierre Levrai, artiste vidéaste nous conte d'une voix (off) monocorde sa quête d'idées créatrices à travers ses journées monotones et ses pensées angoissées. On le suit, au sein de son atelier, dans ses tentatives artistiques plus ou moins inspirées.

 

Pierrick Sorin, particulièrement bien servi par son comédien Nicolas Sansier, traite de la création contemporaine, des artistes et de leur entourage avec une ironie vacharde et un humour à plusieurs degrés. L'occasion de nous présenter un mini catalogue des inventions vidéo-artistiques de ces dernières décennies et de rappeller l'intervention du quotidien dans la création artistique. Le tout avec une sacrée autodérision.  

Drôle et singulier. A voir !

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 16:29

Zabouille---affiche-Volpone-ou-le-Renard-au-Theatre-de-la-M.jpg

Le théâtre de la Madeleine accueille la nouvelle création du prolifique Nicolas Briançon. Le metteur en scène monte "Volpone" de l'anglais Ben Johnson, pièce du répertoire classique écrite en vers au début du 17ième siècle.

Au lever de rideau, on découvre Volpone dans sa chambre... forte, entouré de ses richesses et de son serviteur Mosca. Volpone, richissime mais pas rassasié, trompe son ennui et complète son trésor en dupant, un par un, les vautours qui convoitent son héritage.

 

Pour qui ne connait pas la pièce (j'en suis ou plutôtj'en étais), il est difficile d'évaluer jusqu'à quel point le texte dans sa traduction a été modifié, modernisé. Peu  de vers ici et une parole très diverse : classique par moments et très actuelle par d'autres, mais toujours de belle tournure. Aussi, les bons mots sont légion et on rit souvent. Les thèmes abordés par la pièce demeurent d'une pertinente actualité.  

 

La distribution est de grande qualité, à commencer par le maître de la troupe, Roland Bertin, particulièrement réjouissant. Nicolas Briançon, himself, est parfait en Mosca. On retrouve avec plaisir Philippe Laudenbach et Pascal Elso. Les autres comédiens, qui m'étaient inconnus, sont largement au niveau et on remarque particulièrement Matthias Van Khache dans un rôle de fou furieux. 

Côté mise en scène, Briançon parsème un peu de danse, d'acrobaties et de musique. Ainsi ce sont les bouffons de Volpone entre look gothique et Commedia Del Arte qui assurent les transitions. Quelques pas de danse, 2-3 pirouettes, quelques accords de musique à la Nino Rota, et l'impressionnant décor de coffres forts se transforme en rues de Venise, en boudoir ou en tribunal.

 

Tout cela nous donne 1h45 de plaisir théâtral, théâtre classique et baroque dans un écrin de modernité.

 

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 22:45

antigone.jpgDans l'Alouette, Jean Anouilh s'empare de l'icône Jeanne d'Arc, petite bergère exaltée qui, pour contenter Dieu, suit les voix qui l'habitent et manient les hommes influents, avec pour seule arme la flatterie et la tournure d'esprit.

Jean Anouilh se moque des hommes orgueilleux, lâches et assoiffés de pouvoir, de l'Eglise intransigeante et corrompue. Il honore l'intelligence, la passion et la force de caractère d'une Jeanne qui à l'image d'une Antigone, seule contre la folie des hommes, va droit où ses passions et ses croyances la mènent. 

Le décor sobre est habillé d'éclairages ingénieux qui s'épanouissent dans une rosace XXL. Exceptionnellement, Christophe Lidon nous gratifie d'une mise en scène sans trop d'esbroufe et offre un bel écrin à la pièce.

La plume d'Anouilh est ici particulièrement affutée et drôle. Car, contre toutes attentes, on rit beaucoup ici et les bons mots et le décalage sont rois.

A la qualité du texte s'ajoute, l'autre richesse de la pièce : la grâce de Sarah Giraudeau qui manie avec virtuosité le burlesque et le drâme, la candeur et la force. C'est une joie sans pareil de voir à l'oeuvre un tel savoir faire.

 

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 19:22

109483 sugar-town-copie-1Quelques bons mots un peu lourds, bien misogynes et plutôt drôles, entourés d'une pseudo histoire dramatico-mystérieuse mal ficelée et sans intérêt, écrite en phrases alambiquées pour faire intelligent.

Une mise en scène maladroite, des intermèdes musicaux en arrêt sur image interminables qui semblent plus proches du remplissage que du parti pris artistique. Les deux sympathiques comédiens se démènent comme ils peuvent, quitte à sur jouer.

 

Quand le fou rire nous gagne aux moments censés être dramatiques, la conclusion est définitive : Sugar Town n'est pas un réussite.

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 16:05

une-puce.jpgDeux murs gris, une porte, une fenêtre, deux chaises. Guillaume Gallienne et Catherine Sauval engoncés dans leur collerette.

Nous sommes en Angleterre, au 17ième siècle. La peste régne à Londres. Le couple Snelgrave est enfermé chez lui, condamné à la quarantaine depuis que tous les domestiques sont morts touchés par l'épidémie. Quand deux inconnus, un marin et une fillette d'aristocrate, se réfugient dans la maison, la quarantaine est prolongée de 28 jours.

 

Dans "Une puce, épargnez-la", tout est austère ou presque. Le décor, les costumes d'époque, la scénographie qui coupe chaque scène de noirs habillés d'un clavecin glaçant, le sujet et son contexte.

Seulement, les comédiens sont formidables. L'écriture est agréable, assez belle. Quelques bons mots font sourire, l'incongruité des échanges intrigue et cette austèrité au final interpelle. Si le propos ne passionne pas tout à fait, il ne crée pas non plus l'ennui.

Pas inoubliable, mais pas si mal.

 

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 22:40

the-suit.jpg

C'est un drame qui se joue ici, celui d'un amour trahi sur fond d'apartheid. Peter Brook adapte pour la seconde fois "The Suit" de Can Themba. Fort du décor naturel et majestueux du théâtre des Bouffes du Nord, il disperse sur scène 8 chaises colorées, une table et 4 portants qui par la justesse d'un geste, une astuce de mise en scène se transforment en lit, armoire, porte ou fenêtre. Des musiques et des chansons idéalement choisies accompagnent parfaitement le propos de la pièce. La mise en scène, d'une redoutable efficacité, souligne la force de la solidarité et la place de la musique dans la communauté, les moments de joie, de partage, de tension et le drame. Quatre comédiens-chanteurs et trois musiciens-acteurs, tous excellents, portent cette histoire dans tous ces moments. Parfaits tant dans l'humour, que l'ironie et la tragédie, ils vous emportent dans le rire et vous basculent dans l'émotion en un battement de cil.

Une histoire simple, dans une mise en scène d'apparence modeste et des comédiens habités, le tout en version originale sous-titrée. Une réussite.

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 16:58

les-laisons-dangereuses-atelier-affiche.jpg

John Malkovitch met en scène au théâtre de l'Atelier le livre de Pierre Choderlos de Laclos, les liaisons dangereuses. L'adaptation signée Christopher Hampton, à l'image du film, abandonne totalement la forme du livre, composé de correspondances, et propose un récit des plus classiques d'échanges directs entre les protagonistes.

La mise en place se fait dès l'entrée des spectateurs. Les comédiens sont en scène, s'échauffent, se concentrent, saluent les quelques connaissances présentes dans la salle. Puis, Azolan prend la parole et  emande au public d'éteindre les portables et de ne pas prendre de photo. Le spectacle peut commencer. Les pleines lumières sont lancées sur la scène tandis que dans la salle la lumière est à peine tamisée.

Malkovitch créé ainsi d'entrer une complicité entre les comédiens et les spectateurs, les premiers, protagonistes et conteurs, prennent à témoin le spectateur, sans quatrième mur. Ils demeureront tous en scène tout au long de la première partie, successivement partie et juge de la machination qui se trame.

Malkovitch joue d'entrée sur l'anachronisme. Même si les mœurs décrites sont bien celles du XVIIIe siècle, les costumes mélangent jeans, tee-shirts et Habits, le mobilier sans âge n'est surtout pas d'époque, les mails remplacent les lettres écrites à la plume, les messagers sont des ipad et des téléphones portables. Malkovitch s'amuse et amuse, même si on le surprend parfois à étirer un peu trop ces scènes de décalage et astuces comiques. Il use aussi d'un accompagnement musical qui vient souligner les moments clés et d'émotion de l'histoire. Facilité assez déconcertante et curieuse comme si Malkovitch ne faisait pas suffisamment confiance en ses comédiens, assez inégaux il est vrai. Julie Moulier campe une Madame de Merteuil d'un seul tenant : cynique et autoritaire. Elle prive ce personnage, au caractère complexe, de toute réelle émotion. Elle gagnerait aussi à articuler un peu plus. Yannick Landrein, Valmont, rôle écrasant, est, abstraction faite de son jeune âge, très bon. Lazare Herson Macarel, dans le rôle d'Azelon, sorte de Zébulon fantasque, a sans conteste du métier. Il est parfait. Pauline Moulène, Madame de Volanges, Rosa Bursztejn, Cécile de Volanges très drôle, Lola Naymark dans le rôle d'une Emilie très dénudée, sont parfaites. Sophie Barjac, doyenne de la troupe, assure le job dans le rôle assez ingrat et quasi-muet de Rosemonde. Jina Djemba, la présidente de Tourvel, m'a semblé assez inégale. Parfois très juste, d'autres comme "à côté". Quant à Mabo Kouyaté, il force un peu trop le trait sur la naïveté de Danceny et perd en justesse. Mais si le talent est génétiquement transmissible, et au souvenir de Sotigui Kouyaté dans « London River », on ne doute pas de son potentiel de progression.

Malgré ces réserves, la première partie de 2h00 s'écoule sans déplaisir et surtout sans ennuie. Entracte.

A la reprise, la salle est plongée dans le noir. Procédé qui pour le coup, en réponse à l'éclairage du départ, semble affreusement artificiel. Mais pourquoi pas, on a bien compris : on n'est plus là pour rigoler.  Le problème c'est que Malkovitch se lâche. Tous les partis pris de mise en scène qui était un peu limite en première partie sont ici exacerbés. Malkovitch se fait plaisir et rate totalement sa seconde partie ; 45 minutes bouffonnes, étirées en longueur où tout est surligné, souligné, montré du doigt avec une absence totale de finesse. Le combat à l'épée entre Valmont et Danceny, interminable et outré, ainsi que la scène finale n'échappent pas au ridicule qui parait -il ne tue pas. Valmont, pourtant, ne se relève pas.

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 18:35

Max Eiseninconnu.jpgstein et Martin Schulse sont propriétaires, associés et amis, d'une galerie d'Art à San Francisco.

Martin, Allemand, a choisit de rentrer vivre au pays avec femme et enfants. Max, de confession juive, demeure à San Francisco. On suit leur correspondance échangée entre novembre 1932 et mars 1934, alors qu'Adolf Hitler au pouvoir instaure les lois anti-juifs.

Tirée du livre de Kathrine Kressmann Taylor, la très courte pièce (50 minutes) est à l'affiche du théatre Antoine depuis février. Tout d'abord interprétée par Gérard Darmon et Dominique Pinon, c'est Patrick Timsit et Thierry Lhermitte qui assurent le mois de mars.En avril, ils seront remplacés par Thierry Frémont et Nicolas Vaude.

Thierry Lhermitte est excellent. Il ne tombe pas dans le piège de l'exercice, celui d'une lecture qui s'avèrerait vite monotone, manquant de vie. Il ne lit pas ses lettres, il les joue et donne corps à ce qu'elles racontent. Patrick Timsit s'en sort un peu moins bien. Il est plus dans la lecture, moins dans le jeu, moins vivant. Malgré tout, son interprétation demeure agréable.

La pièce captive de bout en bout et reste à l'esprit longtemps après la représentation.

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 18:09

arnaud-t-samere.jpeg

Ce qui surprend au démarrage du spectacle, lors du préambule, c'est la gémellité avec Ben - l'excellent Ben dont on attend depuis trop longtemps un nouveau spectacle. même sens de l'absurde, même capacité à lancer un sujet, ouvrir une parenthèse, multiplier les circonvolutions et retomber sur ses pieds. Même élocution soignée. Puis,Arnaud Tsamère prend, à nos yeux, une identité bien personnelle.

Le comédien est excellent. Sens de l'échange avec le  public, du rythme, du geste et à l'occasion de la grimace. Forme olympique.

Il nous emmène crescendo dans le délire de son personnage, comédien de circonstances qui se prend finalement au jeu.

Le "sketch " du vaudeville est particulièrement bon, tant dans la qualité d'écriture que dans l'interprétation qu'en fait Arnaud Tsamère.

La présence dans la salle de Raphaël Mezrahi, producteur du spectacle, nous a offert (est-ce tous les soirs ?) un échange avec le comédien tout à fait savoureux.

A voir donc sans hésiter.

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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 16:44

danton-mc93.jpgLa MC93 Bobigny présente jusqu'au 1er avril "La mort de Danton" de Büchner.

George Lavaudant reprend sa mise en scène créée en 2002 à L'Odéon théatre.

 

"Avec La Mort de Danton, Georg Büchner, le poète et dramaturge allemand, compose un drame au plus près de l’implacable mécanisme conduisant, en quelques jours du printemps 1794, les adversaires politiques de Robespierre à la guillotine. Danton, qui tantôt abdique, tantôt se refuse à se laisser emporter vers la mort, réactive les grandes figures shakespeariennes qui marchent vers le néant. Et cependant, au nom de quoi cet homme consent-il au supplice ? Une telle question pourrait disqualifier l’utopie des Lumières. Du moins la nuancer. À la manière ambivalente de Goya intitulant l’une de ses gravures : « Le songe (ou le sommeil ?) de la raison produit des monstres ». Nul doute que ce qui tremble et vacille dans cette interrogation est furieusement d’actualité."

 

Je n'ai pas vu la pièce.

Mais si vous commandez vos billets de la part de zabouille.over-blog.com, la MC93 vous proposera un tarif préférentiel de 15€ au lieu de 25€.

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 21:46

hollywood

Hollywood, 1939, David Selznick, producteur de cinéma, s'enferme dans un bureau, avec le réalisateur Victor Fleming et le scénariste Ben Hecht, pour réécrire, en 5 jours, le scénario tiré du best seller de Margaret Mitchell "Autant en emporte le vent".

Hollywood, la pièce bénéficie de critiques plutôt bienveillantes, voire chaleureuses et s'avère pourtant bien décevante.

 

Hollywood ne parle pas vraiment de cinéma, pas vraiment du film "Autant emporte le vent", seules quelques scènes sont évoquées sur le ton de la grosse farce.

Hollywood traite peu de politique à la veille de la seconde guerre mondiale, même si le statut bancal des juifs d'Amérique est plusieurs fois évoqué.

Hollywood n'aborde jamais réellement les affres de la création.

Bref, Hollywood parle peu de ce qui pourrait avoir un minimum d'intérêt et se complait en revanche à centrer toute son attention sur la fatigue qui gagne les protagonistes au fur et à mesure des jours qui défilent.

Tous les trois se nourrissent exclusivement de bananes et de cacahuètes - rires - le scénariste à très mal au dos et aux doigts à force de taper à la machine à écrire - rires - ils sont épuisés à en perdre les pédales  et dormir debout - rires- ils finissent par en revenir aux origines de l'homme c'est à dire singe - rires - les bananes... forcément.

 

A la paresse du scénario, à l'absence de fond, et je ne vous parle pas de la mise en scène inexistante, s'ajoute l'incroyable faiblesse du texte. Pas une réplique franchement drôle. Tout est éculé. Quite à faire dans la grosse farce on pourrait au moins avoir quelques bons mots. On finit par penser que les pièces de Baffie sont géniales.

Les acteurs, eux, s'amusent et en fond des tonnes. Surtout Thierry Frémont et Samuel Le Bihan qui sans doute moins rodés à l'exercice sur jouent pas mal. Au milieu de tout ce médiocre, Daniel Russo apparaît une fois encore comme un excellent comédien. ll dose parfaitement et est largement au-dessus du lot.

Pendant cette heure et 45 minutes, je me suis raccrochée à lui pour que tout cela paraisse moins long.

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 17:01

sophia aram 2Sophia Aram débute la soirée par une mise en bouche chorégraphiée parfaite et par cet avertissement : "Ce spectacle est déconseillé aux personnes plaçant leur foi au dessus de leur sens de l'humour."

Excellente introduction donc, qui place de suite le public dans l'humeur qui convient.

Car "Crise de foi" parle d'un sujet des plus délicats : la religion et plus particulièrement les trois religions monothéistes. Sophia Aram passe sans cesse de l'universel au personnel, du propos fondé sur les textes sacrés aux applications libres, de l'athéisme forcené au doute, de la tendre réprimande à la condamnation ferme. Et ce, avec une science du dosage assez bien maîtrisée. Certains regretteront sans doute qu'elle ne soit pas plus trash. Mais c'est justement cette ironique retenue qui fait la qualité du spectacle.

Bien joué !

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 12:24

moi_je_crois_pas_assis.jpgMoi je crois pas ! met en scène un vieux couple qui comble le vide de son existence par le visionnage de documentaires animaliers pour elle et par la mise en doute de toutes choses par lui.

Les12 saynetes dont les mises en lumière et en scène laissent supposer que l'histoire renferme un enjeu, une certaine gravité, une profondeur déçoivent. Il s'avère que le texte est convenu, sans surprise, pas très drôle, pas vraiment méchant et même pas loufoque. Le niveau de vocabulaire utilisé n'est pas très beau. Sans doute pour faire plus français moyen... le mari jure "putain" et demande "qu'est-ce qu'on bouffe" sans cesse. Ainsi, le texte ne séduit ni dans sa forme, ni dans la force de son propos.

On se demande bien ce que Catherine Hiegel et Pierre Arditi sont venus faire dans cette galère. Elément de réponse : excellents tous les deux, ils comblent de leur immense talent une partie du grand vide qui occupe la pièce de Jean-Claude Grumberg.

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 23:28

francis-huster.jpgAutant le dire tout de suite, Bronx a un seul défaut : l'utilisation pour musique de "générique" d'un Moon River certes charmant mais affreusement guimauve. Bronx "rate" donc son entrée et sa sortie.

Oublié ce détail, la pièce est une réussite. Le décor (Stéphanie Jarre) vous plonge immédiatement dans l'univers de Cologio qui nous conte son enfance et son adolesence. Le récit écrit par Chazz Palminter est harmonieux, les personnages parfaitement dessinés en peu de mot. Le texte mélange descriptions réalistes d'un milieu et d'une époque, et dialogues drôles ou émouvants. La mise en scène (Steve Suissa) à la fois simple, vive et astucieuse, à l'accompagnement sonore judicieusement dosé et aux belles lumières, est particulièrement efficace. Mais toutes ces qualités ne seraient rien sans l' exceptionnelle interprétation de Francis Huster qui seul en scène incarne les 18 personnages. Il offre à chacun une tonalité, voix, gestuelle, parfois à peine esquisée mais suffisante pour qu'on identifie instantanément le personnage. Il nous emporte dans cette histoire avec une merveilleuse facilité. Quelle joie de retrouver ici le Francis Huster flamboyant qui s'était un peu égaré ces dernières années. Le très grand Francis Huster est de retour. Oh, joie !

 

PS : parmi les spectateurs, un présentateur des matinales de France 2, un ancien joueur de rugby et Jean-Pierre Mocky

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 22:25

Sophie-Mounicot-Consensuelle_theatre_fiche_spectacle_une.jpg

Sophie Mounicot présente "Consensuelle" au théâtre du Petit Gymnase.

Sophie Mounicot c'est la Clara de la série H mais elle a dû faire pas mal d'autres choses car je n'ai jamais regardé le moindre épisode de H et pourtant je connais bien son visage et son jeu.

Ce qui éclate très vite en ce début de spectacle c'est le vide. Tellement présent et de façon si curieuse que ça vous saute à l'esprit. On est séduit par la présence de la comédienne, par un ou deux bons mots mais très vite l'absence de contenu nous foudroie.

A cela s'ajoute l'impression étrange que la comédienne en a conscience, n'assume pas et s'en excuse. Cela pourrait être une posture, une astuce scénaristique sauf que cela se poursuit pendant plus d'une demi-heure soit la moitié du spectacle. C'est bien trop long.

Parallèlement, on perçoit un certain savoir-faire dans l'écriture. Les sketchs se répondent, se complètent avec parcimonie, discrètement. Le spectacle se tricote maille par maille mais de façon bien trop lente et avec trop peu de bons gags ou même de bonnes idées.

Puis, vient un sketch sur la chanson Place des grands hommes de Bruel. On s'inquiète un peu - le sujet n'est pas une première main- mais ça fonctionne. Les rires se succèdent de façon rapprochée. C'est drôle. On passe trois vitesses d'un coup. La dernière demi-heure garde le cap. Enfin, on rit ou sourit à un rythme suffisamment soutenu.

Une demi-heure réussie sur un 1h10 de spectacle, ça ne fait pas beaucoup. C'est toutefois suffisant pour ne pas oser condamner totalement ce spectacle.

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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 19:33

27446-affiches-bourgeois-120_176.jpgCatherine Hiegel met en scène François Morel dans Le bourgeois Gentilhomme de Molière au théâtre de la Porte Saint-Martin.

Ce qui surprend d’abord c'est la simplicité des décors. La scène quasiment vide est délimitée par des toiles peintes disposées en arc de cercle. On comprend très vite à la vue de la mise en    scène virevoltante, au faste des costumes et au nombre imposant de comédiens-musiciens-chanteurs-danseurs (21 au total), ce choix de la sobriété "décorative". L'orchestre de clavecin et de cordes joue la musique écrite par Lulli, tandis que Monsieur Jourdain se laisse berner par tous avec la naïveté d'un imbécile heureux. François Morel, parfait en clown ahuri, prend le parti de camper un bourgeois gentilhomme plus enfantin que méchant. Il est irrésistible de drôlerie et parfaitement entouré par Alain Pralon, en maître de philosophie, Marie-Armelle Deguy en Madame Jourdain, Emmanuelle Noblet en Dorante et Héloise Wagner en "belle marquise vos beaux yeux me font mourir d'amour". Le reste de la troupe, sans atteindre une telle qualité de jeu, remplie parfaitebourgeois_gentilhomme-2.jpgment son rôle. Ils nous offrent à voir, à entendre et à rire, pendant 2h15, une histoire qui résonne encore aujourd'hui. Quant à la scène du sacre de grand Mamamouchi, elle offre une belle surprise et se termine en apothéose avec un Monsieur Jourdain en lévitation.

Un classique mené tambour battant qui demeure intelligent, drôle et intemporel.

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 20:03

UbuCafGare2.jpgLe Café de la Gare met en scène l'Ubu Roi de Jarry.

 

Ce théâtre connu pour son goût pour le décalage ne pouvait être meilleur écrin pour cette pièce loufoque.

 

La troupe excellente rend parfaitement honneur à la folie de Jarry et joue à fond la carte du burlesque et de l'outrance.

 

Délirant, désopilant et à l'occasion déstabilisant, cet Ubu Roi est à la hauteur de sa réputation.

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 22:56

3-eventails1cjean-louis-fernandez.jpg

Le Cirque invisible est présenté, inventé et incarné par Jean-Baptiste Thiérrée et Victoria Chaplin. Un univers fantasmagorique, à la fois burlesque, enchanteur et poétique.


Le couple s'est réparti les rôles de façon évidente. Jean-Baptiste, cheveux blancs ébouriffés et costumes peints, est le clown, chanteur et magicien volontairement maladroit et facétieux. Un être lunaire qui sort de ses valises les objets du quotidien pour les détourner et en faire un jeu, un fou-rire.

Victoria incarne la grâce, le don de la transformation. Funambule, contorsionniste et reine du camouflage, cette jeune femme, de 60 ans en paraissant 30, se métamorphose en animaux étranges et merveilleux. Un bout d'étoffe, un rocking-chair, une table et une théière lui suffisent. Et dans cet ensemble étrange, tout semble facile et évident.


Le spectacle dure deux heures qui passent en un éclair. Il se compose d'une bonne cirque invi JBvingtaine de saynètes indépendantes et entrecoupées de noir. Chacune (ou presque) a son intérêt, par le rire qu'elle provoque, l'étonnement qu'elle suscite, le voyage qu'elle propose. Jean-Baptiste et Victoria créent une sympathie immédiate. On les connaît à peine que déjà on les aime. Et pourtant, il manque une chose à leur cirque invisible pour nous emporter totalement dans leur univers, pour que nous quittions totalement notre statut de spectateur. Ce petit quelque chose est un fil conducteur, une histoire qui supprimerait les noirs et la frustration de voir le rêve s'arrêter, qui créerait un lien entre chaque saynète, pour que ces merveilleux moments de grâce ne soient pas une "simple" succession de numéros de cirque mais un vrai, beau et long poème. Comme un spectacle de James Thiérrée par exemple, au hasard...

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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 20:33

la-noce.jpg"La Noce" est une des premières pièces écrites par Bertolt Brecht. Elle met en scène un repas de noce qui tourne au massacre. Les illusions des jeunes mariés s'écroulent en même temps que le mobilier en bois fait maison.

Si les protagonistes sont hauts en couleurs, le propos n'est pas très puissant. Brecht reste en surface dans une dénonciation, qui s'avère aujourd'hui un peu désuette, des conventions, du qu'en dira t-on et de l'hypocrisie qui régne sur cette petite bourgeoisie.

La qualité des comédiens, l'intelligence des décors, le parti pris très burlesque de la metteuse en scène et la beauté du théätre du Vieux Colombier sauvent la soirée.

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 22:27

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Nous vivons une époque formidable ! Et idéale pour qui aime l'humour noir et de mauvais goût. Le monde est tragique, Délires d'initiés est comique.

Simon et Florence s'en donnent à coeur joie. Ca fuse et ça  grince. Tous les travers, surtout les gros, y passent. Règne de l'argent, de la violence, de la pornographie, le monde est sans pitié. Petites gens de France et du monde entier, jeune et vieux, vous en bavez ? On vous prévient ce n'est pas là de s'arrêter. Si vous suivez l'actualité sociale, sociétale, économique et politique (internationale) ce spectacle vous ravira.
Délires d'initiés est un spectacle très bavard et quand on évalue la quantité de bonnes vannes et bons mots, on admire la richesse et la qualité de l'écriture. L'humour noir est l'acteur principal de la pièce et il revêt bien des costumes : celui du jeu de mot à deux balles, du comique de situation, de la grosse farce, de la grossièreté, de la satire, de l'analyse décalée...

Si le spectacle prend fin sur un sketch en dessous du reste, on demeure sur le souvenir de l'excellent sketch des JO, mais c'est une question de Shoa...

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 21:26

comte-de-bouderbala.jpgLe Comte de Bouderbala a une bonne gueule, une belle présence sur scène, le sens du mime et se démarque des autres pro du stand-up par l’usage d’un vocabulaire bien plus étendu que la moyenne. Réjouissant donc.

Le Comte de Bouderbala semble avoir oublié que le tout médias quotidien des français réduit à peau de chagrin la durée de vie de tout sujet d’actualité et que les tendances le sont de plus en plus brièvement. Aussi, lorsque pour faire rire son public, sur la scène de l’Alhambra, le 8 décembre 2011, il évoque toujours les aventures de Ribéry et Zahia, l’adhésion de Doc Gynéco à l’UMP, le voile de Diams, les violences conjugales de Cheb Mami ou Khaled… on se dit qu’il se fout un peu de son public. Le Comte de Bouderbala, Saint-dionisien, nous présente aussi sa vision des rappeurs dont il n’hésite pas à dénoncer… le mauvaise usage de la langue française… Propos qu’il illustre assez longuement d’exemples édifiant tirés de morceaux musicaux... datant tous de plusieurs années... Vexant donc.

Quand le Comte de Bouderbala, pour rafraîchir un peu son spectacle, évoque l’affaire DSK et la mort de Kadhafi et qu’il le fait en deux pauvres phrases, trois grimaces et une demie-vanne, on se dit qu’il est déjà à sec. Inquiétant donc.

Le Comte de Bouderbala ne brille pas par son originalité. Une grande partie de son spectacle tourne autour du principe du « les américains sont comme ci, les français sont comme ça ». Il enfonce à son tour les portes ouvertes de ce sujet vu et revu. Sujet d’autant moins inédit que Rachid Badouri qui assure sa première partie a choisi lui de nous parler des québecois versus les français… Quand Le Comte de Bouderbala dit que Obama a la classe et que Sarkozy ressemble à De Funés, on se pend et on note deux-trois vannes plus loin que le Comte de Bouderbala est le seul comique avec Laurent Gerra a évoqué encore Jacques Martin, Léon Zitrone et Jean-Pierre Pernaud dans son spectacle. Affligeant donc.

Le Comte de Bouderbala présente, comme dans tout bon spectacle comique, la partie dite raciste et assumée comme telle. Il l’ouvre sur un sketch descriptif des Roumains ou Roms (il alterne les deux appellations) mendiants, agressifs, moches et mal fringués avec une férocité qui pourrait être très drôle s’il y apportait la petite note de nuance, même faux cul, qu’il sert lorsqu’il évoque les autres communautés et origines culturelles. Tels les juifs et les noirs (mais pas trop parce que « c’est tabou »), les chinois (largement mais c’est quand même eux les plus forts car ils vont tous nous niquer), les arabes qui doivent leur mauvaise réputation aux images diffusées à la télé… ce qui n’est sans doute pas le cas des Roumains brocardés il n’y a pas si longtemps par certains hommes politiques qui occupent les mêmes journaux télévisés…Enervant donc.

 

Le Comte de Bouderbala a sans aucun doute un vrai talent de stand-upeur. Le problème c’est qu’il semble revenir d’une longue hibernation. Flemmard, son spectacle a 3 ans de retard. Fainéant donc.

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