Christian Hecq et Valérie Lesort reprennent La Mouche, trois fois Moliérisée en 2020 (meilleure comédien, meilleure comédienne. création visuelle) toujours aux Bouffes du Nord.

Le sociétaire de la Comédie Française et la comédienne-plasticienne adaptent librement la nouvelle de George Langelaan, (déjà adaptée au cinéma par David Cronenberg) en une version mêlant comédie et science-fiction. Dans les années 60, dans un village de France, Odette vit avec son fils Robert qui passe ses journées dans son laboratoire. Il y fait des recherches sur la téléportation et obtient des résultats plus ou moins encourageants...

Très drôle, entre Strip-Tease, l´émission de télévision, et Les Deschiens, cette adaptation n´en présente pas moins un registre émotionnel large, le rire côtoyant régulièrement l'effroi et la compassion dans un dosage précis. Cette maitrise est une des forces de la pièce à laquelle s'ajoute une scénographie audacieuse et de grands interprètes menés par un Christian Hecq en très grande forme.

A voir jusqu'au 25 septembre.

Voir les commentaires

Nous apprenons que le street-artiste Némo (Serge Faurie) qui a égayé et habillé de poésie les murs de Belleville/Ménilmontant dès les années 80 et pendant plus de 30 ans est décédé en septembre.

Si son Little Némo qui accompagnait son petit garçon, Olivier, sur le chemin de l'école, a disparu de nos rues depuis bien longtemps, le quartier conserve de grandes fresques mettant en scène son homme en noir, ses ballons rouges et ses parapluies créés dans les années 90.

Daniel Pennac, Bellevillois lui aussi, avait consacré un livre à ce bel artiste (publié chez hoëbeke en 2006). En 2009, le Pavillon Carré de Baudouin lui consacrait une exposition, partagée avec Mesnager et Mosko.

En 2014, encore associés, ils décoraient les échafaudages de la mairie du 20e

Voir les commentaires

Arthur et César, la cinquantaine bien sonnée, sont amis depuis le collège. Suite à un échange de carte vitale, Arthur doit annoncer à César que César est atteint d'un cancer. Le quiproquo s'installe, le malade pensant que c'est l'autre qui est mourant.

Très vite apparaît un manque de rythme évident qui jalonnera tout le film. Les auteurs semblent aussi hésiter sans cesse entre comédie et drame sans trouver la bonne tonalité. L'accompagnement musical semble dire l'inverse des scènes qu'il illustre. Les gags sont moyennement drôles et tombe souvent à plat, les scènes d'engueulade et de déclaration sont lourdes et l'histoire de non-dits prend des chemins gênants. Ceux qui ont toujours douté des talents de comédien de Patrick Bruel ne seront pas ici démentis. A sa décharge, il n'est pas très bien servi par les auteurs. 

Voir les commentaires

Enfin ! Après plusieurs reports pour cause de Covid, Ibrahim Maalouf investi le théâtre de l'Oeuvre. Le musicien a choisi cet écrin cosy pour fêter ses 40 ans et ses 30 ans de musique.

Le spectacle débute par un court métrage mis en musique par le trompettiste. Le cinéma, une de ses grandes passions avec l'enseignement, reviendra à trois reprises durant le concert (Meddley de ses bandes originales de film, vidéo personnelle et d´enfance réalisée en 1993 à Beyrouth, extrait de l´ambiance d´un concert à Bercy format légèrement différent de celui du petit théâtre de l'Oeuvre...).

Accompagné du guitariste virtuose François Laporte, tout simplement magistral, Ibrahim Maalouf se raconte en mots (beaucoup, l´homme est bavard et chaleureux) et, à la trompette et au piano, en mélodies (trop peu, bien sûr) dont Sorry, Bagdad, Harlem, all I can´t say, Lily will soon be a woman.... Deux invitées surprises la harpiste Rosita Milewska et Thais Lona, jeune chanteuse qu´il a décidé de produire, l'accompagneront sur deux titres, à moins que ça ne soit l'inverse car Ibrahim aime particulièrement mettre en valeur ceux qu'il a choisi. Aussi généreux dans la création et l'interprétation de sa musique, que dans le partage de son succès.

Ibrahim Maalouf au théâtre de l´oeuvre
Ibrahim Maalouf au théâtre de l´oeuvre
Ibrahim Maalouf au théâtre de l´oeuvre
Ibrahim Maalouf au théâtre de l´oeuvre
Ibrahim Maalouf au théâtre de l´oeuvre
Ibrahim Maalouf au théâtre de l´oeuvre
Ibrahim Maalouf au théâtre de l´oeuvre
Ibrahim Maalouf au théâtre de l´oeuvre
Ibrahim Maalouf au théâtre de l´oeuvre
Ibrahim Maalouf au théâtre de l´oeuvre
Ibrahim Maalouf au théâtre de l´oeuvre
Ibrahim Maalouf au théâtre de l´oeuvre

Voir les commentaires

"Ca semble être l'histoire d'une femme qui s'en va." dit le dossier de presse. Évidemment, tout est dans le "semble". Il est vrai qu'il est difficile d'en dire plus sur le récit sans en dévoiler trop. 

Inspiré de la pièce Je reviens de loin de Claudine Galèa, Serre moi fort parle de l'absence et de ce qu'on en fait, de ce qu'en fait, Clarisse, son héroïne.

On retrouve dans Serre moi fort la virtuosité de Mathieu Amalric à raconter des histoires, et dessiner des portraits dans des montages complexes faits d'instantanés, de fragments qui éclairent petit à petit le récit. Serre moi fort se construit ainsi par petites touches, scènes de vie intemporelles, où l'émotion affleure. Seul regret dans ce montage : le choix du réalisateur de dévoiler sans l'assumer tout à fait le cœur du drame au 1/3 temps du film. Le cacher totalement ou le révéler dès le départ de façon claire aurait permis au spectateur de s'abandonner et d'accompagner au plus près Clarisse dans son voyage. Dans le rôle principal, Vicky Krieps (vue dans Phantom Thread) est exceptionnelle. Elle porte la puissance émotionnelle du film.

Lire les critiques de Tournée et Barbara  de Mathieu Amalric.

Voir les commentaires

Sanscrierart : Aperçu critique de l'actualité culturelle : théâtre, cinéma, séries, documentaires, expositions, musique...

Archives

Hébergé par Overblog