Good_Time_Sanscrierart.com

Connie et son frère, handicapé mental, Nick, braquent une banque.  Alors qu'ils fuient, Nick est arrêté par la police. Connie n'a qu'un but : libérer son frère. La nuit sera longue et riche en rebondissements.

Le film affiche avant tout un parti-pris esthétique fort et agressif. La lumière sombre se fait à l'occasion violente, l'accompagnement musical est envahissant à l'excès, le montage est vif. Les réalisateurs nous plongent dès les premières secondes dans l'ambiance plombée et décalée qui accompagnera tout le film. Côté scénario, il est riche, très et peut-être trop. Les bonnes idées sont nombreuses mais il aurait fallu en faire des scènes plus courtes pour supprimer l'impression de longueur qui nous gagne parfois.

On suit, tout de même, avec intérêt Connie (excellent Robert Pattison) sorte de looser suffisamment malin pour se tirer de mauvais pas mais sans la finesse qui lui permettrait de conclure positivement. Jusqu'au bout, on se demande comment tout cela va finir, ce qui est plutôt bon signe quant à l'intérêt suscité par ce Good Time.

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Barbara_Lily_Passion_Sanscrierart

En 1986, Barbara, accompagnée de Gérard Depardieu, triomphait sur scène avec sa comédie musicale Lily Passion. Lui, David, un beau blond, suit la tournée de Lily, la grande chanteuse. A chaque étape il est là et il assassine.

L'idée de cette création, qui s'avérera majeure dans la carrière de Barbara, a vu le jour en 1982, année où la dame en noire décide d'écrire une comédie musicale. En octobre 1985, Barbara entre en studio pour enregistrer les 11 titres de cette histoire où l'on devine à chaque mot la vie, les envies et les peurs de la chanteuse. Ces enregistrements studio, qui avaient été réalisés sans destin défini, ont très vite disparus, les chansons n'existant plus que sur un enregistrement Live de Lily Passion. En 2013, alors que Universal s'est lancé dans la numérisation de l'ensemble des masters de Barbara, les enregistrements studio réapparaissent miraculeusement.

A l'écoute, on est saisi par la clarté de la voix et la beauté des arrangements (écrits par William Sheller) entre emphase à cordes et retenue jazz. Mais toujours, la voix domine. On redécouvre avec un bonheur et une émotion toute nouvelle la beauté de ces chansons.

Le disque sera disponible dans les bacs dès le vendredi 6 octobre.

Barbara en 1964 par Stan Wiezniak et en 1968 par Claude Delorme. Photo d'illustration de l'article par Giancarlo Botti.
Barbara en 1964 par Stan Wiezniak et en 1968 par Claude Delorme. Photo d'illustration de l'article par Giancarlo Botti.
Barbara en 1964 par Stan Wiezniak et en 1968 par Claude Delorme. Photo d'illustration de l'article par Giancarlo Botti.
Barbara en 1964 par Stan Wiezniak et en 1968 par Claude Delorme. Photo d'illustration de l'article par Giancarlo Botti.
Barbara en 1964 par Stan Wiezniak et en 1968 par Claude Delorme. Photo d'illustration de l'article par Giancarlo Botti.
Barbara en 1964 par Stan Wiezniak et en 1968 par Claude Delorme. Photo d'illustration de l'article par Giancarlo Botti.
Barbara en 1964 par Stan Wiezniak et en 1968 par Claude Delorme. Photo d'illustration de l'article par Giancarlo Botti.
Barbara en 1964 par Stan Wiezniak et en 1968 par Claude Delorme. Photo d'illustration de l'article par Giancarlo Botti.
Barbara en 1964 par Stan Wiezniak et en 1968 par Claude Delorme. Photo d'illustration de l'article par Giancarlo Botti.
Barbara en 1964 par Stan Wiezniak et en 1968 par Claude Delorme. Photo d'illustration de l'article par Giancarlo Botti.
Barbara en 1964 par Stan Wiezniak et en 1968 par Claude Delorme. Photo d'illustration de l'article par Giancarlo Botti.

Barbara en 1964 par Stan Wiezniak et en 1968 par Claude Delorme. Photo d'illustration de l'article par Giancarlo Botti.

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Le_bruit_des_arbres_qui_tombent_sans_crier_art.com

Une immense bâche noire que l'on manipule tels un ciel, une mer ou une forêt battue par les vents à la fois protectrice et menaçante, une valise pour porter le poids de l'histoire du monde, six bûches et du sable tombés du ciel, des dizaines de chemises qui prennent leur envol et retombent inertes, des seaux de terre qu'on renverse et remplit. un arbre sous lequel se cacher ou se protéger... ces éléments habillent la dernière création de Nathalie Beasse.

Avec eux quatre comédiens-danseurs (tous impressionnants) dansent, gesticulent et interprètent des textes de Duras, Shakespeare, Brel, Saint-Matthieu... La pièce présente ainsi une série de saynètes cocasses ou poétiques, parfois accompagnées de musique (la 5e de Mahler, les compositions de Nicolas Chavet et Julien Parsy), souvent visuellement belles. On ne perçoit pas toujours quel sens leur donner, ni quel lien probant les unis. Et cette absence de récit clair, ne permet pas à l'oeuvre, malgré ses qualités évidentes, de marquer durablement. 

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En 1967, Godard connait l'échec avec son film La Chinoise. Il remet totalement en question sa façon de faire du cinéma guidé par les manifestations de Mai 68 et ses inclinations Maoïste.

Michel Hazanavicius présente un très bel exercice de style. Graphiquement d'abord, l'iconographie sixties et godardienne apparaissent par touches plus ou moins voyantes. La mise en scène et les images sont truffées de clins d’œil habiles et drôles. Dans le portrait qu'il dessine son personnage apparaît fantasque et pathétique, entre extravagances et auto-satisfaction. Son Godard prend place à travers une succession de déclarations sentencieuses et par le regard amoureux et bousculé d'Anne Wiazemsky.

Nul besoin de connaître ou d'aimer l'oeuvre de Godard, et même, peut-être vaut il mieux ne pas trop le vénérer, pour apprécier ce faux portrait irrévérencieux et drôle qui est aussi celui d'une classe sociale privilégiée et prétentieuse qui s'approprie les combats des étudiants et des ouvriers.

L'ensemble est ludique, féroce et très drôle. Stacie Martin est excellente dans le rôle de l'amoureuse un peu gourde qui ouvre peu à peu les yeux. Louis Garrel dessine Godard avec finesse n'ajoutant pas de la caricature à la caricature.

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RamsesII_SansCrierArt.com

Jean et Elisabeth attendent leur fille Bénédicte et leur beau-fils Matthieu pour déjeuner. Mais Matthieu arrive seul.

Dans une scénographie à la fois simple, précise et élégante, trois grands comédiens donnent vie à la nouvelle pièce de Sébastien Thiery. L'auteur connu pour l'originalité de ces œuvres propose une histoire moins loufoque qu'à l'accoutumée mais tout aussi intrigante. En refrénant ses bouffées délirantes, il gagne même en efficacité. S'il prend toujours un malin plaisir à manipuler ses personnages et les spectateurs, ces derniers ne se trouvent jamais exclus par la complexité du récit qui, sur certaines de ses pièces précédentes, pouvait sembler échapper à son auteur.

Ramsès II offre un humour à la fois potache et grinçant. La pièce est particulièrement bien servie par la gracieuse Evelyne Buyle et par Eric Elmosnino qui joue sa surprenante partition avec une virtuosité particulièrement réjouissante.

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