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Romeo est médecin en Roumanie. Sa femme et lui ont tout sacrifié pour que leur fille, Elisa, réussisse ses études secondaires et obtienne une bourse pour aller à l'université en Angleterre. Alors que la dernière étape s'annonce, Elisa, élève effectivement brillante, est agressée. Traumatisée, le poignet dans le plâtre, elle doit passer la première épreuve du baccalauréat dès le lendemain.

L'histoire d'Elisa et de son père est le prétexte à une immersion dans la corruption qui gangrène la Roumanie. Tout se négocie, tout s'échange, tout se monnaye et tout le monde ou presque trouve cela, si ce n'est normal, inévitable. Roméo, médecin jusqu'ici intègre, est rattrapé par le système. La démonstration, bien qu'un peu trop appuyée et trop longue, se regarde sans déplaisir. Mungiu fait de son Roméo un personnage assez peu sympathique qui délaisse les femmes qui l'entourent, épouse, maitresse et mère, met sur les épaules de sa fille, une pression folle, et n'est pas valorisé dans son rôle de médecin. Le réalisateur semble ainsi condamner tous les adultes et placer tout l'espoir du pays dans sa jeunesse.

Date de sortie en salle : 7 décembre 2016

Date de sortie en DVD : 12 avril 2017

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Orpheline trace le portrait de Karine à travers quatre étapes clés de sa jeune vie.

Chaque étape est interprétée par une actrice différente. Quatre comédiennes épatantes (Vera Cuzytek, Solène Rigot, Adèle Exarchopoulos et Adèle Haenel) qui par leur différence marquent la multiplicité d'une personnalité façonnée par les rencontres et les événements d'une vie. Le contexte dans lequel évolue Karine est bien glauque et il manque parfois d'indicateurs pour comprendre plus précisément l'évolution des comportements de l'héroïne et de son entourage. Mais la grâce des comédiennes et la narration à rebours qui marque plus encore le poids de l'existence séduisent. 

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De nos jours, à Kinshasa, Félicité est chanteuse dans un bar où elle se produit tous les soirs avec passion. Lorsque son fils se brise la jambe dans un accident de moto, Félicité doit trouver l'argent qui paiera l'opération.

Le film se découpe en deux parties. La première dessine le portrait de Félicité femme forte et indépendante dans une vie sans argent et une ville de désordre. La caméra la suit dans son combat sans merci pour sauver son fils. Véro Beya Mputu interprète avec force Félicité. Sa présence à l'écran impressionne et suffit à nous embarquer dans cette histoire. Alain Gomis parsème dans sa réalisation brute, rythmée par la musique africaine, des moments d'apaisement. Des scènes d'évasion dans la forêt, sans doute rêvées par Félicité et des moments de calme posé par la musique d'Arvo Part joué par l'orchestre de Kinshasa. Ces instants soulignent un peu plus la violence, la frénésie désespérée qui entourent Félicité. Dans la seconde partie, le réalisateur se concentre sur les hommes, Tabu, l'amoureux transit de Félicité, ivrogne et coureur, et le fils mutique. Sans que l'on comprenne pourquoi Félicité passe au second plan, comme si cette femme affaiblie n'intéressait plus Gomis. L'ennui s'installe durablement. Plus rien ne se passe. Les moments de silence ne disent pas grand-chose. Tout semble interminable. Cette seconde partie suffit à donner au film l'image d'une oeuvre au final trop confuse.

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De nos jours, dans les montagnes du Cap Oriental en Afrique du Sud, comme chaque année, Xolani vient en tant qu'initiateur participer au Ukwaluka. A l'issu de ce rituel de circoncision, qui dure plusieurs semaines, les adolescents seront considérés comme des hommes.

Les Initiés pose de nombreuses questions : comment assumer son identité sexuelle, qu'est-ce qu'être un homme, que sont les traditions face au monde moderne... Tout cela n'est pas très original, à ceci près que le contexte dans lequel le réalisateur pose ces problématiques est inédit. On est ici, en Afrique, dans l'évocation d'une tradition ancestrale, dans un rite où l'homme avec un grand H est glorifié. L'Ukwaluka place les protagonistes dans des circonstances où la douleur, la peur, la virilité, l'animalité, le jugement, le poids des ainés, auquel s'ajoute désormais les différences sociales, sont prégnant. Ce sont ces circonstances originales, plus que le parcours du héros, qui donnent tout son intérêt au film. Les comédiens, seconds rôles inclus, sont parfaits. Pour ce qui est de la réalisation, elle est un peu brute sans que l'on sache vraiment s'il s'agit d'un parti-pris ou d'une maladresse. 

A voir en salle dès le 19 avril 2017.

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A Santa Barbara, en 1979, Dorothea élève seule son fils, Jamie, âgé de 15 ans. Alors qu'elle a le sentiment de mal le comprendre, elle demande à sa jeune locataire, une artiste punk, et à l'amie d'enfance de Jamie de l'aider à élever son fils. Au contact de ces femmes toutes trois fragilisées dans leur statut de femmes, Jamie deviendra peut-être un mec bien.

Le film s'appuie sur les voix off de chacun des personnages dressant les portraits et le vécu des autres. Ces séquences alternent avec les scènes au présent, scènes très bavardes de questionnement existentiel assez ennuyeuses, des images d'archives et des moments trop cools sur standard rock de l'époque. Cette alternance donne au film une forme un peu bâtarde qui n'aide pas le spectateur à entrer en empathie avec les personnages. Ainsi, malgré la qualité des comédiens, l'ennuie prend très vite le dessus.

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