cinema

Eight days a week se concentre sur les "années tournées" des Beatles. Entre 1962 et 1966, ils ont donné 166 concert dans une quinzaine de pays à travers le monde. Ron Howard s'attache à montrer la naissance du groupe, la cohésion de ses membres, leur complémentarité dans le travail de création, la folie qui gagna la jeunessse mondiale et l'impact sociétal porté par les Beatles. La richesse des documents - concerts, interviews, enregistrements en studio, vie en tournée - est impressionnante. Elle nous amène au plus près de Paul Mc Cartney, John Lennon, Ringo Star et Georges Harrison et de leur enfermement dans la folie qu'involontairement ils provoquent. La fluidité de la narration laisse parfaitement percevoir l'évolution du groupe ainsi dépassé par son succès, la frénésie des tournées qui s'enchainent sans cesse et la lassitude qui gagne doucement. Décoiffant.

Voir les commentaires

En 1942, au Maroc, Max Vatan, espion envoyé par Londres, et Marianne Beauséjour, résistante Française, forment un faux couple dans le but de tuer l'ambassadeur d'allemagne. Leur mission accomplie, les deux espions amoureux se marient. Quand à Londres, ses supérieurs apprennent à Max que sa femme est soupçonnée d'être une espionne nazie, il tente de la disculper.

Le film affiche tout d'abord une belle prestance : reconstitution soignée, scènes d'action alertes, distribution de stars (Marion Cotillard très bien, Brad Pitt pas au mieux de sa forme). Pour ce qui est du scénario, il manque terriblement de finesse et n'échappe pas toujours au ridicule. Zemeckis en rajoute dans la réalisation et le montage sans nuances. 

Voir les commentaires

En 2007, le docteur Irène Frachon, pneumologue, constate que de nombreux malades cardiaques sont également consommateurs du médicament Médiator. Elle se lance alors dans une lutte pour l'interdiction de ce médicament.

A la fois portrait d'une femme exceptionnelle et récit d'un des plus importants scandales de santé publique, "La fille de Brest" relève la gageur d'être à la fois haletant alors que l'issue de l'histoire est connue, didactique malgré des problèmatiques médicales et administratives complexes et émouvant en dépit d'une plongée au plus près des effets de la maladie à travers deux autopsies. Sidse Babett Knudsen campe parfaitement une Irène Frachon énergique, excessive et intrépide. La réalisation sert efficacement le portrait de cette femme aux sentiments contradictoires et exacerbés par cette situation hors normes. Le casting des seconds rôles est impeccable. Comme chaque fois, Emmanuelle Bercot, grande directrice d'acteurs, sait faire place en quelques minutes aux essentiels personnages dits de seconds plans. L'ensemble de deux heures dix est rythmé par une réalisation alerte et un récit tenu. Le scénario est précis sans être rébarbatif tant dans le récit des faits que dans celui des atmosphères. Une belle réussite dans un genre cinématographique des plus piégeux.

Voir les commentaires

En Tunisie, de nos jours, Hedi est commercial chez Peugeot. Son mariage avec Khedija, programmé depuis plusieurs années, doit avoir lieu dans quelques jours. Lors d'une tournée de prospection, il rencontre Rym, une jeune femme libre, indépendante et gaie.

À travers Hedi, Khedija et Rym, Mohamed Ben Attyia dresse le portrait d'une Tunisie qui s'est révoltée en janvier 2011 mais qui demeure hésitante à se réformer réellement. Khedija suit le chemin traditionnel qu'on lui a tracé sans imaginer qu'il pourrait en être autrement tandis que Rym prend une totale distance et une grande liberté avec cette culture dépassée. Entre ces deux femmes si différentes, Hedi se libère doucement de ses chaînes jusqu'à exploser totalement sans sembler pourtant savoir quoi faire de cette liberté. Le maghreb est souvent décrit à travers des destins de femmes. Mohammed Ben Attia nous offre ici le portrait d'un homme jeune proposant un regard différent mais tout aussi édifiant sur le poids des traditions. Le personnage d'Hedi aurait mérité d'être plus écrit, présenté de façon moins contemplative, mais ce premier film n'en demeure pas moins original, audacieux et sincère.

À voir en salle des le 28 décembre 

Le film a reçu le prix du meilleur premier film à Berlin ainsi que l'Ours d'argent pour l'interprétation de Maji Mastoura.

Voir les commentaires

Après avoir vu ses rêves de carrière militaire anéantis, Edward Snowden, informaticien de génie, est embauché par la CIA puis par la NSA. Il y apprend l'importance que revêt la cybersurveillance au coeur du système sécuritaire américain. Acablé par ses découvertes, il décide de divulguer au monde que la majorité des citoyens américains sont surveillés par leur gouvernement tout comme les grandes puissances mondiale.

Oliver Stone nous conte la véritable histoire d'Edward Snowden, le premier lanceur d'alerte d'une ampleur mondiale chassé par sa patrie et recueilli par la Russie. Le film tient tout son intérêt au sujet qu'il aborde et à la qualité de son interprète Kjoseph Gordon Lévis. Côté cinéma, l'ensemble est de facture très classique, un brin ennuyeuse.

Voir les commentaires

Sanscrierart : Aperçu critique de l'actualité culturelle : théâtre, cinéma, séries, documentaires, expositions, musique...

Archives

Hébergé par Overblog