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Trois adolescentes sont enlevées sur le parking d'un supermarché. Leur ravisseur est d'autant plus effrayant qu'il prend de multiples visages.

Le sujet, le trouble dissociatif de l'identité, est original et intriguant. Shiamalan traite son histoire sous trois points de vue différents, celui du ravisseur, celui de sa psychologue et celui de Casey une des adolescente à la sensibilité particulière. C'est ce triple traitement qui rend le film intéressant et d'autant plus inquiétant que le profil du ravisseur semble presque crédible. Le film tient en haleine jusqu'à la dernière demi-heure, moment où il tombe dans le fantastique et le ridicule qu'il avait su jusqu'à là adroitement éviter.

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Simon, de retour d'une partie de surf avec ses amis, est victime d'un accident de la route. Son état de mort cérébrale et la parfaite condition de son corps sont propices à un don d'organes.

Katell Quillevere tente d'adapter une histoire dont l'intérêt essentiel résidait dans le traitement littéraire de son auteur (Maylis de Kerangal). La réalisatrice ne parvient pas à donner à son film les envolées dignes du destin des personnages du livre soudainement bien fades. Sa mise en images convenue manque de caractère (à l'exception de la scène d'introduction), d'émotion mesurée et positionne cette histoire au ras du sol. Ce qui n'est pas particulièrement intéressant.

Date de sortie en salle : le 2 novembre 2017

Date de sortie en DVD : le 7 mars 2017

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Saroo, 5 ans, vit en Inde avec sa mère, son grand frère et sa petite soeur. Une nuit où il cherche son frère, il monte dans un train en stationnement et s'endort. Quand il se réveille, le train, désaffecté, roule sans s'arrêter.

Les quarante premières minutes qui se passent en Inde, vue à hauteur d'enfant, sont très belles. On s'attache très vite au petit Saroo (merveilleusement interprété par Sunny Pawar), à son frère Guddu (Abhishek Bharate) et à son pays magnifique et terrifiant. L'heure qui suit, consacrée à Saroo jeune homme (Dev Patel parfait), entre Tanzani et Australie, accuse une forte chute d'intensité et d'intérêt. Ses états d'âmes, ses recherches, ses rapports contrariés avec son demi-frère et ses parents adoptifs sont maladroitement contées et ne créent pas beaucoup d'empathie. La grâce du début du film réapparaît furtivement dans les dix dernières minutes du film, forcément bouleversantes.

Film est basé sur une histoire vraie.

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S'il n'avait pas été noir et s'il n'était pas né en 1904, Troy aurait eu sa place dans une grande équipe de baseball. A 50 ans, il est éboueur et fait subir à sa femme et ses fils son intarissable aigreur.

Avant d'adapter cette pièce d'August Wilson au cinéma, Denzel Washington a interprété le rôle de Troy de nombreuses fois à Broadway. En voulant donner vie à cette histoire sur grand écran, le comédien ne parvient pas à se détacher de la scène. Son film, très bavard, en quasi huis-clos, ressemble terriblement à du théâtre filmé et porte un côté vieillot surprenant. L'ensemble n'est pas désagréable mais interroge sur l'intérêt de cette adaptation cinématographique. Ainsi, le film vaut surtout pour ses seconds rôles (Stephen Anderson, Jovan Adepo...) et surtout l'excellente Viola Davis (Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle).

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En 1983, à Dublin, Connor doit intégrer une école mal fréquentée, tenue par des frêres peu sympathiques. Pour séduire une fille qui traine près du lycée, il lui propose de tourner dans le clip de son groupe de rock. Quand elle accepte, Connor se voit obliger de créer le groupe et de grandir un peu.

On est d'emblée séduit par la bouille de Ferdi Walsh-Peelo et ses faux airs de Paul Mc Cartney. Le portrait en filigranne de la dure vie en Irlande dressé par John Carney donne au film son caractère. Sing Street se présente alors comme un peu plus qu'un simple film musical pour ados. Au passage, on note que les morceaux des Duran Duran, Aha ou Spandau Ballet, les coupes de cheveux improbables et le maquillage à la truelle sont de bons témoins des errements esthétiques de l'époque. Puis, petit à petit, le film glisse vers un romantisme adolescent un peu niais ne faisant plus de ce film qu'un simple teen movie. Dommage.

Date de sortie en salle : le 10 octobre 2016

Date de sortie en DVD : le 28 février 2017

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