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Une vie est le premier roman de Guy de Maupassant. Stéphane Brizé adapte au cinéma le récit de cette vie, celle de Jeanne, jeune aristocrate, que l'on suit de sa sortie du couvent et son mariage, jusqu'à ce qu'elle devienne grand-mère.

La réalisation et la photographie de Stéphane Brizé nous plongent d'emblée au coeur de cette vie dure et décevante. Le format carré de l'image, l'étouffante austérité des moments de solitude et de désespoir, la modernité et le naturalisme des scènes de bonheur, le découpage qui évite la stricte chronologie, qui mêle raccourcis limpides et scènes au long cours, la musique au piano forte, la gestion du son, les voix off en dialogue ou en poésie, tout est d'une délicate précision. Nombreuses sont les scènes de grâce absolue autant par les choix de réalisation que par la qualité des comédiens que Brizé fait jouer avec le même réalisme que dans ses films précédents. Yolande Moreau, Jean-Pierre Darroussin, Swann Arlaud, Clotilde Hesme, Nina Meurisse... sont parfaits. Quant à Judith Chemla, dont on admire depuis déjà plusieurs années la présence singulière, elle donne à Jeanne sa fragilité et sa force, sa fraîcheur et sa noirceur, sa présence unique.

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En France, dans les années 30, les sœurs Barlow, deux médiums americaines, terminent une tournée mondiale triomphante. Réceptif à leur don, André Korben, producteur de cinéma, leur propose de réaliser un film réaliste sur les phénomènes qu'elles créent.

Esthétiquement, le film est réussi. Les costumes, la photographie, l'élégance de la mise en scène, sa vitalité, les accompagnements musicaux séduisent. Les comédiens Emmanuel Salinger et Nathalie Portman sont au diapason, Lily Rose Deep, dans un rôle essentiel mais plus effacé fait le job. L'histoire intrigue d'emblée. Les thèmes qu'elle aborde se multiplient au fur et à mesure de son avancée. Richesse qui provoque de multiples interprétations et qui finit par égarer un peu le spectateur comme semblent égarés les personnages. Sans cesse parcourus par une inquiétude qu'ils imaginent issue de ce don étrange et des morts qu'ils réveillent. Hypnotisés par ce phénomène, ils ne perçoivent pas la réelle raison de ce prémonitoire effroi qui se dévoile dans la toute dernière partie du film.  Planétarium est ainsi construit de façon complexe sans que l'on puisse tout à fait  jugé si cela le rend remarquable ou pas.

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Jacob a écouté toute son enfance la fantastique histoire de Miss Peregrine et ses étranges enfants que lui contait son grand-père. Avant de mourir, ce dernier lui demande de rejoindre l'île où ses amis si particuliers vivent.

Tim Burton adapte le best seller de Ranson Riggs. On y retrouve son goût pour la différence, des personnages attachants, son soin du détail, un casting impeccable. Pourtant, l'ensemble n'a pas le charme des oeuvres du maître. Le réalisateur semble céder aux recettes hollywoodiennes. Trop d'effets speciaux, trop de bruits et de musique alourdissent l'ensemble et anéantissent la poésie que pourrait porter le film. L'émotion, si ce n'est celle de l'effroi face aux monstres, ne passe pas. Aussi, l'ennuie et l'indifférence aux héros nous gagnent vite. 

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Louise rate le dernier train qui clôt la saison de la station balnéaire de Biligen. Elle se retrouve seule dans la ville désertée.

La poésie, la délicatesse, la nostalgie règnent dans ce merveilleux film d'animation.

On ne sait ce qui nous rejouit le plus : l'originalité et la finesse du récit, l'intelligence de la mise en scène, la simplicité sophistiquée du dessin fait à la gouache et aux crayons de couleurs, laissant apparaître la texture du papier, la beauté de la lumière, la justesse de l'interprétation de Dominique Frot, la grâce de l'écriture, le charme de l"accompagnement sonore et  musical de Pascal Le Pennec et Pierre Kellner...

Tout dans ce conte cruel et tendre nous emporte.

Jean-François Laguionie est aussi l'auteur entre autres du très beau et intrigant film "Le tableau".

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Un homme se bat contre une mer déchainée. Il s'échoue sur une île déserte qui s'avérera hostile à l'idée qu'il la quitte.

Ce film d'animation aussi beau dans sa réalisation que dans le propos qu'il sert conte la vie de cet homme sur cette île à la fois hostile et source de bonheur. Sans aucun dialogue mais avec une bande son particulièrement soignée, cette histoire nous porte pendant 1h20 d'étonnement en émerveillement. Tout y est beau.

Date de sortie en salle : 29 juin 2016

Date de sortie en DVD : 30 novembre 2016

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