Le musée Maillol consacre une belle exposition à Paul Rosenberg, l'un des plus grands marchands d'art de la première moitié du XXe siècle et grand promoteur de l'art moderne. L'exposition divisée en deux grandes parties présente une soixantaine d'oeuvres. La première partie, la plus intéressante, affiche une scénographie qui évoque la galerie du 21, rue de la Boétie. De grandes photos noir et blanc de la galerie grandeur nature, des murs bordeaux, une moquette épaisse, des invitations aux expositions, des contrats, de la correspondance guident l'imagination du visiteur vers ce que devait être ce lieu prestigieux accueillant des peintres déjà confirmés et surtout de futurs artistes illustres. Des oeuvres de Picasso, Braque, Léger, Matisse, Laurencin, Monet, Seurat, Sisley, Manet, Cézanne... sont exposées. La seconde partie est consacrée à la main mise du régime nazi sur l'art en général dont les biens de Paul Rosenberg. Une dizaine d'œuvres représentantes de l'art officiel allemand, en opposition à l'art considéré comme dégénéré, sont exposées ainsi que des documents expliquant la spoliation des oeuvres chez les particuliers et dans les musées nationaux, la transformation de la galerie du 21, rue de la Boétie en haut lieu de l'antisémitisme puis l'interception d'oeuvres en partance pour l'Allemagne lors de la débâcle. Le parcours se termine par l'évocation de la relation qui unissait Maillol et Rosenberg, l'exposition d'oeuvres de la période New-yorkaise (dont une de Nicolas de Staël et le portrait d'Anne Sinclair par Marie Laurencin) et par Profil bleu devant la cheminée, oeuvre de Matisse retrouvée en 2012 dans la collection du centre d'art norvégien Henie-Onstad et rendue à son vrai propriétaire, la famille Rosenberg.
Cette exposition dessine le génie d'un homme d'art qui présenta côte à côte les rassurants impressionnistes et les innovants modernistes pour mieux vendre ces derniers et s'est battu jusqu'à sa mort pour récupérer ses biens détournés par le régime nazi.
À voir jusqu'au 23 juillet 2017
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Kee-Yoon, ancienne avocate au barreau, présente son premier spectacle "Jaune bonbon" au théâtre du Petit Gymnase. Elle y évoque son ancienne profession, ses origines coréennes, ses relations avec sa mère et son grand saut dans l'humour. L'enthousiasme et l'énergie qu'elle déploie pendant 1 heure sont très sympathiques. La partie sur ses origines asiatiques est assez efficace et on en rit de bon coeur. Le reste du show offre quelques blagues convenues, pas très bien amenées, aux références vieillottes ou au contraire très enfantines. qui semblent avoir été écrites un peu rapidement. Le spectacle semble à l'état débauche ou de test, demandant à être retravaillé, peaufiné tout comme le personnage campé par Kee Yoon, un peu fade, manquant d'un caractère plus marqué. On est alors d'autant plus surpris d'apprendre que ce spectacle tourne depuis plus de trois ans, démentant ce sentiment qui nous tient pendant une heure que cette grande brune fort sympathique et maladroite est en train de faire ses classes. A moins que, car il est question ici de spectacle vivant, que ce soir ne fut pas un très bon soir.
De nos jours, dans les montagnes du Cap Oriental en Afrique du Sud, comme chaque année, Xolani vient en tant qu'initiateur participer au Ukwaluka. A l'issu de ce rituel de circoncision, qui dure plusieurs semaines, les adolescents seront considérés comme des hommes.
A Santa Barbara, en 1979, Dorothea élève seule son fils, Jamie, âgé de 15 ans. Alors qu'elle a le sentiment de mal le comprendre, elle demande à sa jeune locataire, une artiste punk, et à l'amie d'enfance de Jamie de l'aider à élever son fils.