Hubert O'Taquet, professeur émérite, donne une conférence sur l'origine de l'homme : qui sommes-nous ? d'où venons-nous ? où allons-nous ?

Du plancton à l'homo sapiens en passant par la méduse et les dinosaures, Patrick de Valette, (membre des Chiche Capon) mime la grande évolution, puis les grandes et petites faiblesses de l'homo économicus. Ce spectacle participatif, totalement délirant et globalement indescriptible est drôle et plus futé qu'il pourrait en avoir l'air. 

Si vous étes du genre détendu, si vous êtes capable d'ouvrir bien grands vos chakras, vous passerez 1h15 désopilante. 

* Spectacle écrit et interprété par Patrick Valette et mis en scène par Isabelle Nanty.

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Rose invite pour la première fois son petit ami Chris a passé le week-end chez ses parents. Chris appréhende la réaction de la famille de Rose lorsqu'elle découvrira qu'il est noir.

Cette version moderne et gore de "Devine qui vient diner ?" est aussi réjouissante que surprenante. Dans la première heure, le réalisateur sème les indices d'une anormalité latente installant l'angoisse peu à peu. Malgré l'accueil affable des parents, l'inquiétude ne quitte jamais Chris et le spectateur. Les expressions amicales se succèdent, de plus en plus étranges et malsaines, jusqu'à ce que la réelle raison de cet intérêt soit dévoilée. Si la révélation du pourquoi et du comment est un peu décevante, on conserve de l'ensemble une très bonne impression grâce à sa première heure et à la tonalité globale du film. Get out  doit aussi son efficacité à la tenue de son récit qui va à l'essentiel, ne se perdant pas dans d'inutiles complications. La réalisation est à l'avenant, sans fioriture mais précise.  Les avantages d'un film à petit budget sont qu'il force son concepteur à aller à l'essentiel et, loin des studios, lui permet de garder une certaine singularité. Si le réalisateur est talentueux cela donne une proposition réjouissante.

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L'artiste plasticienne Prune Noury dont l'oeuvre Terracota Daughters, exposée au 104 en avril 2014, nous avait tant impressionnée, signera ce vendredi 12 mai, à la librairie du Centre Pompidou,  l'ouvrage Serendipity. 

Ce livre, rétrospectif de 10 ans de travail, publié aux éditions Actes Sud, présente les voyages, les rencontres et les recherches qui ont donné naissance aux oeuvres Bébés domestiques, Process, le tryptique sacré Holy Daughters-Holy River et Terracotta Daughters.

*Signature à la librairie Flammarion du Centre Pompidou vendredi 12 mai de 18h30 à 20h.

*Prune Nourry est exposée au Musée Guimet jusqu'au 18 septembre.

 

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Un couple d'un certain âge attend ses grands enfants pour fêter Noël. Cette année, c'est chez la grand-mère que tout se passe et l'ambiance sera, comme chaque fois, des plus tendues.

Pierre Notte nous convie aux fêtes de fin d'année d'une famille de cinglés. Personne, des parents aux fils en passant par la pièce rapportée, ne semble, ne serait-ce qu'un peu, équilibré. La rancoeur est au menu et les névroses coulent dans les flutes.

Dans cette fratrie où l'incommunicabilité règne, tout grince, tout est outré, tout est piège. Mais aussi tout est hilarant. Car l'auteur s'en donne à coeur joie dans les bassesses et vacheries servies par une écriture percutante. Les chansons (trois) sont également très efficaces.

Cette pièce bien barrée, qui frôle sans cesse la frontière du too much, doit aussi beaucoup à la qualité de ses comédiens, Bernard Alane, Romain Apelbaum, Brice Hillairet, Juliette Coulon et particulièrement Marie-Christine Orry. Ils maitrisent parfaitement la partition de ce jeu de massacre.

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A une époque où n'importe quel clampin se produit dans les cabarets, music-halls et autres cafés-théâtres, s'autoproclamant humoriste sous prétexte qu'il ou elle fait rire ses copains avec trois blagues et deux jeux de mots, Mère Indigne nous réconcilie avec le one (wo)man show.

Aisance de la comédienne, qualité de l'écriture, efficacité de la mise en scène, tout est là. Le rythme est soutenu, enchaînant les rires en jouant sur tous les registres comiques. Le texte précis et incisif est servi par un jeu à la fois mesuré et relevé jusque dans la gestuelle - la comédienne se donne aussi beaucoup physiquement. Les parties gentiment graveleuses sont habilement contrebalancées par la teneur du propos. Tout est parfaitement dosé dans ce spectacle parlant de la dure réalité de la vie de mère de famille.

Ses qualités le rendent aussi efficace sur les parents que sur les célibataires ou les couples sans enfants.

A voir les mercredis et jeudis à La Nouvelle Seine.

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