Martin vient de recevoir le Grand Prix International d'Histoire. Cette nouvelle qui devrait le réjouir, le terrifie : tous les lauréats de ce prix sont décédés dans l'année qui a suivi. Alors qu'il confie son inquiètude à sa belle-soeur celle-ci lui avoue son besoin de révéler à son mari qu'elle l'a trompé avec Martin.

Il est toujours aussi étonnant de voir que de grands professionnels du théatre tels que Bernard Murat et Daniel Russo puissent encore monter des pièces d'un niveau aussi faible. Comme si sans prendre soin d'étudier sérieusement la pièce, ils ne se basaient que sur la réputation de l'auteur, Gérald Sibleyras, qui affiche quelques succès sur son CV. La Récompense manque cruellement de rythme, les effets comiques, déjà peu nombreux, tombent à côté une fois sur deux,  le récit oscille entre la peur de mourir de Martin et celle de voir sa tromperie révélée à son frêre sans qu'aucun des deux sujets ne soient vraiment traités et tout est terriblement prévisible. Quant à la mise en scène, elle est au diapason : sans créativité et sans surprise. Les deux - trois envolées qui réveillent la pièce ne durent qu'une minute et sont traitées de façon anecdotique. Tout le talent de Daniel Russo (soutenu très honorablement par Lionel Abelanski, Anne Jacquemin et Alysson Paradis) ne suffit pas à donner de l'intérêt à cette fade Récompense.

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Dans une petite ville huppée de Californie, Madeline, Céleste et Jane, toutes trois mères de famille sont amies. Un incident à l'école primaire va être le point de départ de l'implosion de leurs vies.

Cette série bénéficie d'un beau casting. Produite par David E Kelley et réalisée par Jean-Marc Vallée, elle est interprétée par Nicole Kidman, Reese Wintherspoon, Shailene Woodley et Laura Dern. La qualité des productions du premier, l'audace du second et le talent des comédiennes n'étant plus à prouver, la proposition s'annoncait alléchante.

Pas de déception ! Aucune mauvaise surprise dans cette mini-série (7 épisodes et une vraie fin). La photographie est très belle, l'accompagnement musicale soigné, l'interprétation, dont celle des enfants, excellente. Le récit mèle intrigue et humour dans une construction astucieuse. Une série aussi élégante qu'efficace.

Une série HBO, à voir en France sur OCS City.

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Maureen est l'assistante d'une célébrité. Ce travail lui permet de vivre à Paris où elle espère nouer contact avec l'esprit de son frére décédé quelques semaines plus tôt.

Olivier Assayas nous convie dans une histoire étrange au récit obscure, mi-polar, mi-fantastique. Sa mise en scène, froide et élégante, sert parfaitement les multiples ambiances et les différentes pistes qu'il nous fait emprunter. Chaque plan montre aussi la fascination du réalisateur pour son actrice, Kristen Stewart, parfaite une fois de plus.

Date de sortie en salle 14 décembre 2016

Date de sortie en DVD : 18 avril 2017

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Silvia et Dorante se voient promis l'un à l'autre par leurs pères respectifs. Alors qu'ils vont être présentés pour valider ce choix, ils ont chacun de leur côté l'idée d'échanger leur rôle avec leurs domestiques. Ainsi, ils pourront observer leur fiancé(e) à leur guise.

Salomé Villiers propose de déplacer cette intrigue amoureuse dans une époque récente. Dans un jardin avec transat, parasols, menthe à l'eau et lunettes de soleil, elle nous convie à une version burlesque pas totalement assumée. Dès le début de la pièce, la metteuse en scène semble avoir du mal à faire des choix, à doser et à renoncer à l'inutile. Les accessoires "comiques" sont grossiers, le décor est sans intérêt, la vidéo en plus de ne rien apporter d'intéressant, ni artistiquement, ni du point de vue du récit (la metteuse en scène y imagine ce qui se passe entre les actes), s'immisce lourdement dans l'espace. Salomé Villiers emporte certains personnages (Lisette, Arlequin, Mario) vers le burlesque et une certaine outrance (pas toujours très bien maitrisée) et maintient Dorante et Silvia dans le premier degrés. L'harmonieux mariage de la satire et du romantisme créé par Marivaux disparait ici totalement. Il reste tout de même la beauté du texte et l'intelligence du récit. On peut s'en réjouir ou s'interroger sur l'intérêt de déranger un tel auteur pour si peu.

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L'artiste vénézuélien expose 15 oeuvres réalisées entre 2010 et 2016. Il s'agit d'art cinétique prenant la forme de mobiles programmés composés de la répétition de formes géométriques simples. Ces oeuvres s'animent dans l'espace selon des chorégraphies d'une durée précise et aux mouvements milimétrés. La précision de chaque séquence est impressionante. Ingénieur de formation, Elias Crespin est venu à l'art inspiré notamment par Jésus Raphael Soto ; tous deux présentaient d'ailleurs des oeuvres à la fameuse exposition Dynamo au Grand Palais en 2013. L'oeuvre Circulation inception, seule oeuvre accompagnée d'une musique composée pour l'occasion, est sans doute la plus impressionnante, la musique participant particulièrement efficacement à l'effet hypnotique. Dans un autre genre, Tetralineados Fluo vert, oeuvre plongée dans le noir, fascine par la fluidité de ses mouvements qui la rapproche du vivant.

Bien que cela n'est pas beaucoup de sens, l'art cinétique ne pouvant s'apprécier qu'au réel, vous trouverez ci-dessous des photos des oeuvres exposées et  ici, une vidéo de Laurence V.

A voir jusqu'au 6 mai. Entrée gratuite.

Elias Crespin, Slow Motion à la Maison de l'Amérique Latine
Elias Crespin, Slow Motion à la Maison de l'Amérique Latine
Elias Crespin, Slow Motion à la Maison de l'Amérique Latine
Elias Crespin, Slow Motion à la Maison de l'Amérique Latine
Elias Crespin, Slow Motion à la Maison de l'Amérique Latine
Elias Crespin, Slow Motion à la Maison de l'Amérique Latine
Elias Crespin, Slow Motion à la Maison de l'Amérique Latine
Elias Crespin, Slow Motion à la Maison de l'Amérique Latine
Elias Crespin, Slow Motion à la Maison de l'Amérique Latine
Elias Crespin, Slow Motion à la Maison de l'Amérique Latine
Elias Crespin, Slow Motion à la Maison de l'Amérique Latine
Elias Crespin, Slow Motion à la Maison de l'Amérique Latine
Elias Crespin, Slow Motion à la Maison de l'Amérique Latine
Elias Crespin, Slow Motion à la Maison de l'Amérique Latine
Elias Crespin, Slow Motion à la Maison de l'Amérique Latine
Elias Crespin, Slow Motion à la Maison de l'Amérique Latine
Elias Crespin, Slow Motion à la Maison de l'Amérique Latine
Elias Crespin, Slow Motion à la Maison de l'Amérique Latine
Elias Crespin, Slow Motion à la Maison de l'Amérique Latine
Elias Crespin, Slow Motion à la Maison de l'Amérique Latine
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Elias Crespin, Slow Motion à la Maison de l'Amérique Latine
Elias Crespin, Slow Motion à la Maison de l'Amérique Latine
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Elias Crespin, Slow Motion à la Maison de l'Amérique Latine
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Elias Crespin, Slow Motion à la Maison de l'Amérique Latine
Elias Crespin, Slow Motion à la Maison de l'Amérique Latine
Elias Crespin, Slow Motion à la Maison de l'Amérique Latine
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