Kee-Yoon, ancienne avocate au barreau, présente son premier spectacle "Jaune bonbon" au théâtre du Petit Gymnase. Elle y évoque son ancienne profession, ses origines coréennes, ses relations avec sa mère et son grand saut dans l'humour. L'enthousiasme et l'énergie qu'elle déploie pendant 1 heure sont très sympathiques. La partie sur ses origines asiatiques est assez efficace et on en rit de bon coeur. Le reste du show offre quelques blagues convenues, pas très bien amenées, aux références vieillottes ou au contraire très enfantines. qui semblent avoir été écrites un peu rapidement. Le spectacle semble à l'état débauche ou de test, demandant à être retravaillé, peaufiné tout comme le personnage campé par Kee Yoon, un peu fade, manquant d'un caractère plus marqué. On est alors d'autant plus surpris d'apprendre que ce spectacle tourne depuis plus de trois ans, démentant ce sentiment qui nous tient pendant une heure que cette grande brune fort sympathique et maladroite est en train de faire ses classes. A moins que, car il est question ici de spectacle vivant, que ce soir ne fut pas un très bon soir.

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De nos jours, dans les montagnes du Cap Oriental en Afrique du Sud, comme chaque année, Xolani vient en tant qu'initiateur participer au Ukwaluka. A l'issu de ce rituel de circoncision, qui dure plusieurs semaines, les adolescents seront considérés comme des hommes.

Les Initiés pose de nombreuses questions : comment assumer son identité sexuelle, qu'est-ce qu'être un homme, que sont les traditions face au monde moderne... Tout cela n'est pas très original, à ceci près que le contexte dans lequel le réalisateur pose ces problématiques est inédit. On est ici, en Afrique, dans l'évocation d'une tradition ancestrale, dans un rite où l'homme avec un grand H est glorifié. L'Ukwaluka place les protagonistes dans des circonstances où la douleur, la peur, la virilité, l'animalité, le jugement, le poids des ainés, auquel s'ajoute désormais les différences sociales, sont prégnant. Ce sont ces circonstances originales, plus que le parcours du héros, qui donnent tout son intérêt au film. Les comédiens, seconds rôles inclus, sont parfaits. Pour ce qui est de la réalisation, elle est un peu brute sans que l'on sache vraiment s'il s'agit d'un parti-pris ou d'une maladresse. 

A voir en salle dès le 19 avril 2017.

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A Santa Barbara, en 1979, Dorothea élève seule son fils, Jamie, âgé de 15 ans. Alors qu'elle a le sentiment de mal le comprendre, elle demande à sa jeune locataire, une artiste punk, et à l'amie d'enfance de Jamie de l'aider à élever son fils. Au contact de ces femmes toutes trois fragilisées dans leur statut de femmes, Jamie deviendra peut-être un mec bien.

Le film s'appuie sur les voix off de chacun des personnages dressant les portraits et le vécu des autres. Ces séquences alternent avec les scènes au présent, scènes très bavardes de questionnement existentiel assez ennuyeuses, des images d'archives et des moments trop cools sur standard rock de l'époque. Cette alternance donne au film une forme un peu bâtarde qui n'aide pas le spectateur à entrer en empathie avec les personnages. Ainsi, malgré la qualité des comédiens, l'ennuie prend très vite le dessus.

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En 1961, Katherine Johnson, Dorothy Vaughn et Mary Jackson travaillent à la NASA. Elles sont reléguées à des tâches qui ne leur permettent pas de faire usage de leur intelligence hors du commun. En plus d'être femmes, ce qui n'était déjà pas une qualité à l'époque, elles ont le défaut d'être noires. Elles devront se battre pour pouvoir intégrer des postes de haut niveau dans la conquête de l'espace.

Les figures de l'ombre trace le portrait de ces trois héroïnes exceptionnelles, femmes noires au milieu d'hommes blancs dans un état toujours ségrégationniste. Il est question ici de conquêtes, en premier lieu, celle du droit de travailler librement pour ces femmes de couleurs et celle de l'espace par les Etats-Unis. Le récit est mené suffisamment intelligemment pour que l'on s'intéresse à ces deux défis. Si le réalisateur présente un film à l'Américaine, il prend soin d'en estomper quelque peu les excès du genre et sans avoir le temps d’aborder la ségrégation de façon approfondie, il en montre suffisamment, et sans manichéisme, pour planter le contexte hallucinant de crétinisme raciste. Il est servi par trois comédiennes (Taraji P. Henson, Octavia Spencer, Janelle Monáe) épatantes et un Kevin Costner au meilleur de sa forme. La mise en scène classique est plutôt élègante. Le montage est alerte et si les parties contant la vie privée de ses héroïnes sont moins réussies, au point de casser un peu le rythme, on ne s'ennuie jamais. On se trouve sidéré de ne découvrir que cinquante ans plus tard cette extraordinaire histoire et fasciné jusqu'au bout par le destin de ces héroïnes. Efficace.

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Difficile de ne pas être informé de l'existence de cet évènement tant les médias en ont parlé. Il est vrai qu'il n'est pas courant que 12 oeuvres de Johannes Vermeer soient réunies en une même exposition. Seuls 37 tableaux dispersés dans les musées et collections privées dans le monde sont aujourd'hui identifiés comme ayant été exécutés par le maître Hollandais. Alors pour les amoureux de la peinture, l'occasion d'en voir 12 d'un coup ne se rate pas. 

Le musée du Louvre, s'est associé à la National Gallery de Dublin et la National Gallery of Art de Washington, pour organiser cette réunion de près de 70 toiles de maîtres hollandais de la peinture de genre. On retrouve ainsi autour des oeuvres de Vermeer, celles de Gérard Dou, Gérard ter Borch, Jan Steen, Pieter de Hooch, Gabriel Metsu, Caspar Netscher, Frans van Mieris... Leurs peintures affichent le témoignage flatteur d'une époque de grande prospérité aux Pays-Bas. La scénographie, organisée par thèmes, met en évidence les similitudes, tant dans les inspirations que dans les compositions, qui existent entre les différents travaux de ces peintres. Tous, à la fois concurrents et confrères, s'inspiraient du travail des autres. Sans être fan de Vermeer et de sa lumière un peu floue, un peu laiteuse, on est impressionné par la précision de son pinceau, la beauté de ses compositions et l'intensité qui ressort de chaque oeuvre. Ici, Le Géographe, La Lettre et La Laitière, les oeuvres les moins marquées par ce blanc de chaux, impressionnent particulièrement. A côté, les tableaux des autres peintres font belle figure, telles Femme à sa toilette de Jan Steen, Conversation galante de Gérard ter Borch, Jeune femme lisant une lettre de Gabriel Metsu, Le verre levé de Peter de Hooch et bien d'autres...

A voir jusqu'au 22 mai 2017. Réservation obligatoire.

Vermeer et les maîtres de la peinture de genre au Louvre
Vermeer et les maîtres de la peinture de genre au Louvre
Vermeer et les maîtres de la peinture de genre au Louvre
Vermeer et les maîtres de la peinture de genre au Louvre
Vermeer et les maîtres de la peinture de genre au Louvre
Vermeer et les maîtres de la peinture de genre au Louvre
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