En Italie, été 1983, Elio, 17 ans, passe ses vacances dans une somptueuse villa avec ses parents. Son père professeur en culture gréco-romaine accueille pour quelques semaines un Américain qui prépare son doctorat.

Dès les premières images, tout sonne un peu faux et caricatural dans ce film où l'Américain est forcément blond, sportif et arrogant et les italiens lettrés, épicuriens et fantasques. Les références à l'érudition des parents sont amenées de façon maladroite, affichées de façon prétentieuse. Amira Casar et Michael Stuhlbarg prennent des pauses ridicules. On peine aussi à s'attacher aux deux protagonistes ( interprétés par Armie Hammer et Timothée Chalamet) tous les deux affadis par la prétention dont ils sont parés. On ne croit pas en leur amour, où la relation de domination qui prend le pas sur un réel amour. Leur différence d'âge et de maturité n'aide pas à y trouver une part de romantisme. 

De plus, le récit s'avère pauvre en événements et le film de 2 heures est long, très long. Le réalisateur mixant cinéma italien et hollywoodien présente une oeuvre flottante. Il alterne les scènes posées interminables et celles qui semblent issue d'un inventaire des charmes de l'Italie. Tout est fabriqué dans la forme (jusqu'à la bande son mêlant tubes de l'époque, Bach et titres de Sufjan Stevens) négligeant émotion pure et fond.

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En 1971, le New-York Times se procure et publie des informations classées secrets défense révélant que depuis 30 ans, les différents Présidents des Etats-Unis ont favorisé la guerre au Vietnam. Alors que le NYT est poursuivi en justice, le Washington Post reçoit à son tour ces documents et doit décider s'il les publie ou non.

Steven Spielberg ne nous conte pas vraiment l'affaire des Pentagon Papers mais plutôt les débats qu'ils ont provoqué au sein du Washington Post, entre actionnaires, propriétaire et journalistes. Cela lui donne l'occasion de dessiner le portrait de Kay Graham, propriétaire et femme effacée, qui se révèle en prenant pour la première fois une décision cruciale. Les droits des médias, les collusions entre propriétaires de presse et politiques, les intimidations d'un Etat tout puissant sont de ce fait abordés. C'est un peu léger pour une oeuvre de 2 heures. Le film se présente ainsi de façon pépère tant dans sa réalisation que dans le déroulé de son récit. La musique de John Williams, qui résonne quoi qu'il arrive comme si la cavalerie débarquait ou qu'une nouvelle guerre des étoiles se déclenchait, vient nous réveiller dans le dernier quart d'heure. S'il n'y avait le plaisir de voir Meryl Streep on s'ennuierait ferme.

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Etienne Daho nous convie au cœur de l'histoire de la pop française. Dans un diaporama forcément subjectif, Daho raconte de façon chronologique, de Jean Sablon à Calypso Valois, les artistes qui ont marqué son enfance, qui l'ont inspiré, qui l'ont accompagné, ceux avec lesquels il collabore et ceux qu'il parraine aujourd'hui.

La visite se fait casque sur les oreilles, avec l'agréable voix grave d'Etienne Daho pour guide. La sélection des photographies est particulièrement soignée. Elles sont présentées dans un vaste couloir qui laisse peu de fantaisie à la scénographie qui s'en sort bien mêlant simplicité et style pop. Trois espaces annexes cassent cet aspect rectiligne : un vidéodrome, le juke box baby (200 titres à écouter au choix) et une galerie de photos prises par Daho. 

A voir jusqu'au 15 avril.

Daho l'aime Pop à la Cité de la Musique
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Le talent, l'intelligence, l'élégance.

la vidéo est ICI

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Patrick Timsit adapte au théâtre le livre d'Albert Cohen. Seul en scène, il dit les mots de l'auteur et incarne son deuil.

Timsit est un grand acteur, tellement grand qu'on peut le regarder incarner un auteur et un texte que l'on trouve tous les deux déplaisants et le trouver toujours grand comédien. Car dans ce texte, Albert Cohen est de ces hommes, imbus d'eux mêmes, qui lorsqu'ils rendent hommage à leur mère, ne parlent que d'eux, rapportent tout à eux. Il décrit son chagrin, son sentiment d'abandon, la perte non pas d'un être cher mais de l'amour inconditionnel qu'on lui portait. Les mots qu'utilisent Cohen pour nommer sa mère semblent bien petits, étriqués et écrasés par le "je" de l'auteur. Et ce "moi, moi, moi" qui nie la personnalité même de cette femme réduite à la fonction exclusive de mère devient vite insupportable.

Pour la mise en scène, l'usage de la vidéo tellement présente au théâtre désormais qu'on en finit presque par s'étonner quand elle nous fait grâce de son absence, est ici inutile et hors propos. Les interludes musicaux sont aussi incongrus. Si les chansons sont belles et ont un propos plus ou moins proches avec le sujet elles n'apportent rien. On pourra même trouver d'assez mauvais goût l'utilisation du "petit train" des Rita Mitsouko en illustration du chagrin que Cohen, alors adulte et résident Suisse, avait à voir sa mère repartir pour Marseille.

Demeure le talent de Patrick Timsit que l'égocentrisme de l'auteur et le mauvais goût du metteur en scène ne peuvent atteindre.

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