Raphael Personnaz dit les mots écrits par Antoine Leiris à la mort de son épouse le 13 novembre 2015 dans l'attentat du Bataclan.

Dans une mise en scène, sobre et délicate, composée de chaises éparpillées, de quelques phrases projetées, d'interludes offerts en respiration par une pianiste discrète, Raphaël Personnaz impressionne par sa capacité à restituer le livre d'Antoine Leiris, son désespoir, sa colère et sa force, sans jamais sembler jouer. La sobriété de son interprétation et la beauté du texte d'Antoine Leiris saisissent puissamment.

Benjamin Guillard signe l'adaptation et la mise en scène, Antoine Salher la musique.

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En Tchécoslovaquie, après la chute du mur, Véra dirige avec succès, d'une main de fer et sans état d'âme, une agence d'acteurs. Quand des anglais achètent son entreprise,  elle garde son poste de directrice jusqu'au jour où le nouveau propriétaire la licencie.

Petr Zelenka dessine, à travers le portrait de Vera, une critique du capitalisme et de son inhumanité qui semble bien naïve. Mais, il est difficile d'apprécier réellement le niveau de qualité du texte et du récit tant la mise en scène étouffe tout.

Élise Vigier et Martial di Fonzo Bo  semblent avoir voulu présenter un catalogue de tous les procédés de mise en scène à la mode : vidéo enregistrée ou live, cameramen sur scène, voile en 4e mur, vues sur les machines et les coulisses... On ne sait trop où poser le regard ou fixer son attention, tout se brouille. Ce trop- plein, qui tourne sur le cœur, ne dit rien. A cela s'ajoute un mélange de tonalités dont on ne perçoit pas la maîtrise et qui n'installe pas de vrai parti-pris. On oscille entre la satire, le burlesque, le boulevard, le drame, le pamphlet.

Sans la présence de Karine Viard qui joue sur tous les registres avec une vérité touchante, cette version de Véra nous aurait définitivement achevés.

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Paula est mise à la porte par son compagnon. À la rue avec le chat, elle va errer de rencontres en galères.

Dès la scène d'ouverture, la prestation de Laëtitia Dosch impressionne. Son débit de mitraillette, sa folie légère, mêlée d'euphorie et de désespoir, nous saisissent et nous emportent. Les péripéties se succèdent, inventives, aux dialogues ciselés. Si le film s'essouffle un peu en fin de parcours, Laëtitia Dosch ne lâche rien. Une belle découverte.

Sortie en salle : le 1er décembre 2017

Sortie en DVD : le 1er mars 2018

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Thomas, pour sortir de son addiction à la drogue, intègre une communauté catholique spécialisée dans l'accueil de jeunes drogués ou alcooliques. Au programme prière et travail à longueur de journée.

La prière traite non pas de la religion mais de la force de l'entraide, d'une forme d'abnégation et de la croyance en soi. La beauté du film naît des décors, la montagne et sa nature, de la sincérité de sa croyance en la fraternité, de son portrait de l'exercice de la foi, de sa réalisation brute. Mais il doit beaucoup, et avant tout, à son casting de jeunes comédiens dont Louise Grinberg et surtout Anthony Bajon (Les Ogres, Maryline, Rodin).

Son interprétation intense de Thomas, dans la violence tout d'abord, dans la résignation puis dans le retour à la vie, nous captive. La prière est un film d'autant plus marquant qu'il est l'écrin de la révélation d'un très beau comédien.

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Neïla, pour son premier jour à l'Université, est confrontée à Pierre Mazard un professeur cynique et ambiguë dans son rapport au racisme. Pour se racheter au yeux de son administration, le professeur va préparer l'étudiante au concours d'éloquence.

Camélia Jordana et Daniel Auteuil sont parfaits mais l'histoire convenue enchaîne les clichés, frôle le ridicule et n'offre que peu d'intérêt.

Sur le sujet des banlieues et des concours d'éloquence le documentaire A Voix Haute de Stéphane de Freitas est bien plus puissant.

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