Affiche 3 billboards sanscrierart

Mildred Hayes loue trois panneaux d'affichage pour provoquer le shérif qui, après plusieurs mois d'enquête, n'a toujours pas arrêté l'assassin de sa fille. 

 A la fois violent, mordant, drôle et émouvant, Trois Billboards bouscule le spectateur. Ce drame en Amérique profonde où les gentils ne le sont pas vraiment et les méchants pas tout à fait, joue sur toutes les gammes. La complexité des personnages, la richesse des situations et l'incongruité des rebondissements attisent notre curiosité. Le casting, mené par Frances Mc Dormand glaçante en mère courage intransigeante, est parfait.

Si certains parti-pris ou ruptures de ton nous laissent perplexe, la richesse du film et son originalité marque durablement.

Voir les commentaires

En juin 1944, Robert Antelme, résistant,  vient d'être arrêté par la gestapo. Sa femme  Marguerite Duras tente, avec l'accord de son réseau, d'obtenir des informations auprès de Rabier, agent français de la gestapo.

Emmanuel Finkiel adapte fidèlement le livre de Marguerite Duras.Tout en restant fidèle à l'angoisse et la noirceur de l'ouvrage, il illustre la vie de Marguerite et celle qui l'entoure. La reconstitution de l'époque nous plonge immédiatement dans cette période d'entre deux, entre terreur et espoir, bonheur de la victoire et attente du retour des déportés.

Le film perd un peu en intensité dans sa deuxième partie. C'est celle de l'interminable attente, plus difficile à traduire cinématographiquement, mais où le réalisateur fait toute la place au texte de Duras par la voix off de Mélanie Thierry. Une Mélanie Thierry qui captive dans ce rôle de femme aux émotions complexes.

Voir les commentaires

À l’occasion du 10e anniversaire de la disparition de Maurice Béjart, le Béjart Ballet Lausanne (qui fête également son 30e anniversaire) présente la chorégraphie du maître sur La Flûte Enchantée de Mozart.

La compagnie s'installe au Palais des Congrès pour cinq représentations du 7 au 11 février.

 

Ce ballet, créé en mars 1981, met en scène 44 danseurs qui évoluent sur la version musicale du Philarmonie de Berlin, dirigé par Karl Bohm en 1964.

 

Maurice Béjart disait "La Flûte enchantée est une féerie qui nous emporte dans la poésie pure de l’enfance ou du génie, ensuite, et surtout, un rituel précis, rigoureux, inspiré".

Voir les commentaires

Dans les années 50, au cœur du parc d'attraction de Coney Island, Ginny, comédienne ratée, est serveuse. Elle est mariée avec Humpty qui est réparateur de manège et est la maîtresse de Mickey, le maître nageur. Un jour, Carolina, la fille d'Humpty, demande à son père de l'héberger.

La beauté de la photo très colorée, portant la pâte du cinéma de l'époque avec des allures de carte postale, et le travail sur la lumière frappent dès les premières images. Le décor dans lequel évolue l'action, entre manège et plage, est propice à de beaux jeux de mises en scène. Kate Winslet est parfaite.

Pourtant, si on est habitué à la verve de Woody Allen, elle semble ici inutilement redondante, provoquant rapidement l'ennui. Cette histoire un peu pauvre manque terriblement de fantaisie pour intéresser vraiment.

Alors on se raccroche au jeu des ressemblances avec la propre histoire bousculée du cinéaste. La rousseur de Ginny, qui s'illusionne sur sa vie, l'amant qui la quitte pour sa belle fille, le père qui reproche à sa fille son ingratitude, le fils qui met le feu partout où il passe... On s'amuse comme on peut.

Voir les commentaires

Quand William, l'avocat avec lequel il travaillait, tombe gravement malade, Roman est perturbé. Dans le duo qu'il formait avec William, il était l'homme de l'ombre, plongé dans les dossiers. Il se trouve en première ligne et peine à faire cohabiter ses principes et les règles de la profession.

Le comportement étrange et l'agilité de son intelligence, laisse penser que Roman est atteint du syndrome d'asperger sans que cela soit dit de façon explicite. Sa probité apparente semble bien vite bousculée. Le profil psychologique du personnage est confus. Et on peine à suivre la teneur de ses intentions. Tout comme celles du film dans son ensemble.

Si Denzel Washington est très bien dans le rôle, il ne peut sauver une histoire dont on ne perçoit pas l'intérêt.

Voir les commentaires

Sanscrierart : Aperçu critique de l'actualité culturelle : théâtre, cinéma, séries, documentaires, expositions, musique...

Archives

Hébergé par Overblog