Sur scène huit musiciens dont quatre à cordes et un piano blanc pour Julien Clerc. Au dessus du piano sont suspendus des débris d'écrans (à moins que ça ne soient les voiles d'un bateau) sur lesquels sont projetées images et vidéos illustrant chaque chanson. Les lumières particulièrement soignées dessinent des paysages et épousent la cadence. La très belle scénographie de Ladislas Chollat habille avec élégance et énergie ce tour de chant qui fête 50 ans de carrière.

Julien Clerc, 70 ans, des allures de jeune homme, très classe, très souriant, grande voix

puissante, prend un plaisir évident à être là et prend le temps d'en profiter entre chaque titre. Son entrée seul en scène sur Utile créé l'émotion d'emblée. Puis, les tubes s’enchaînent, 25 environ, dans leur orchestration quasi d'origine. Du chef d'oeuvre Le Coeur Volcan, en passant par le nanar Mélissa, toutes ses périodes, de 1968 à son dernier album, dont il interprète quatre titres, ont leur place dans ce spectacle. La Californie, Let's the sunshine, Ce n'est rien, Si on chantait, Le patineur, Fais moi une place, Si j'étais elle, Femmes je vous aime, Partir, Le grand oiseau (d'Emilie Jolie), Si on chantait, Souffrir par toi n'est pas souffrir, Ma préférence, Double enfance,... et un hommage à son parrain de scène, Gilbert Bécaud, avec "C'est en septembre".

Et voilà trop vite passées, deux heures de concert enthousiasmant qui donne envie de remettre ça à la salle Pleyel les 16, 17 et 18 mars prochains.

Lire le compte-rendu du concert symphonique au Palais des Sports en juin 2012.

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En 1998, dans un cours de théâtre, Greg Sestero rencontre Tommy Wiseau, un type extravagant au look gothique. Tommy qui s'avère fortuné emmène Greg à Los Angeles afin qu'ils réalisent tous les deux leur rêve de devenir comédien.

Ce qui impressionne d'emblée dans le film, c'est que cette histoire est vraie. Le Tommy Wiseau en question a réalisé The Room, film qui fut longtemps considéré comme le plus mauvais de l'histoire du cinéma à tel point qu'il en est devenu culte à Hollywood. The Disaster Artist est adapté du livre dans lequel l'opportuniste Greg Sestero raconte sa rencontre avec Wiseau, le tournage et la sortie du film.

James Franco, tout en contant cette histoire farfelue, tente de percer l'énigme Tommy Wiseau qui, sous sa personnalité extravagante, entretient le mystère sur ses origines et celles de sa fortune. Le film est intrigant et drôle et les frères Franco sont tous deux excellents.

Au final, le  mystère reste entier : Tommy Wiseau est-il un débile profond ou un artiste mégalo un brin manipulateur ?

 

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De nos jours dans le Montana, dans trois situations distinctes, des femmes, émancipées, ayant fait des études, interviennent dans la vie d'américains fragilisés ruraux, ouvriers ou âgés.

Kelly Reichardt semble décrire ici les fractures d'une Amérique dont les concitoyens ne se comprennent pas, appréhendant chacun leurs difficultés. Une Amérique à deux vitesses qui abandonne une partie de sa population à une grande solitude.

 

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Il ne reste plus que 16 jours pour voir la très belle rétrospective que le Centre Pompidou consacre aux œuvres de César, alors que l'on "fête" les 20 ans de la mort de l'artiste, cette année.

La galerie 1 fait tomber ses cloisons et s'offre en plateau aux œuvres du sculpteur. Cette scénographie, à la fois simple et d'une efficacité redoutable, laisse toute la place aux sculptures du roi de la compression dont on peut constater à cette occasion que son oeuvre ne se résume pas à cela.

Son homme debout, son nu assis, ses ailes et tout son bestiaire le rapproche ainsi plus de Giacometti et Germaine Richier que de la casse de Gennevilliers. Les œuvres se succèdent sur cet immense plateau et ne cessent d'étonner pour qui ne connait pas son César sur le bout du pouce... On découvre ainsi sa série Enveloppages, ses fers soudés, ses plâtres dont un magnifique centaure fait pour le Musée Picasso d'Antibes. Si tout ne touche pas avec la même grâce, les expansions peuvent laissés dubitatifs par exemple, les compressions s'avèrent quand même bien impressionnantes présentées ainsi en groupe et le mélange des techniques utilisées sur l'ensemble de l'oeuvre dessine le portrait d'un artiste plus complet que ce qu'on imaginait.

A voir jusqu'au 26 mars.

César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou

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Années 30, en Angleterre, Lady Sylvia Mc Cordle  organise une partie de chasse dans sa propriété. Les invités aristocrates, star de cinéma et domestiques s'installent dans la vaste demeure. 

Évidemment, le contexte et l'intrigue du film nous renvoient immédiatement à La règle du Jeu mais Altman n'est pas Renoir et son style est plus lourd, plus démonstratif. Dans sa première partie, le film impressionne par sa pléiade d'acteurs (Maggie Smith, Helen Mirren, Kristine. Scott Thomas, Clive Owen, Emily Watson, Charles Dance....) et l'enchaînement à un rythme soutenu des échanges et scènes de la mise en place qui prend quand même prés d'une heure. La description des règles qui régissent les relations des aristocrates entre eux mais aussi avec leurs domestiques intéressent ; le film aurait d'ailleurs inspiré la série Downton Abbey. Le théâtre social fonctionne à plein.

Dans sa deuxième partie, Altman s'amuse avec les codes de l'intrigue policière à l'anglaise entre Agatha Christie et l'inspecteur Clouseau. Mais autant Altman prend du temps à mettre en scène les destinées des aristocrates et des domestiques, autant il expédie le crime, les conséquences de celui-ci et la psychologie des assassins, bref ce qui fait la part romanesque du scénario.

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