L'Ina expose 16 photos sur les grilles du Palais Brongniart. Ces photos ont été choisies par Mathieu Amalric (réalisateur du magnifique Barbara avec Jeanne Balibar). Elles ont toutes été prises par des photographes de l'ORTF sur les plateaux de télévision ou lors de concerts entre 1955 et 1975.

Une application permet d'écouter les commentaires de chaque photographie par Amalric tandis qu'un mapping vidéo anime l'exposition â la nuit tombée. 

A voir jusqu'au 31 janvier.

Barbara du bout des lèvres par l'Ina
Barbara du bout des lèvres par l'Ina
Barbara du bout des lèvres par l'Ina
Barbara du bout des lèvres par l'Ina

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Emilie Tesson-Hansen est une gestionnaire des Ressources Humaines au sein du service financier d'Esen, une multinationale. Sa mission : nettoyer l'entreprise des cadres dépassés sans les licencier. Elle se trouve confrontée au suicide de l'un de ses salariés sur le lieu de travail.

La violence du monde du travail est au cœur du film où les rapports de force, le harcèlement moral et le chantage règnent à tous les niveaux. Malheureusement, le scénario patine un peu. On ne s'ennuie pas mais on n'est pas vraiment passionné non plus.

Céline Sallette est parfaite en femme froide, prête à tout, au service de son entreprise. En face d'elle, Violaine Jumeau, est très bien, dans le rôle de l'inspectrice du travail qui n'a pas froid aux yeux. Lambert Wilson est glaçant en chef d'entreprise sans scrupules. A leurs côtés Alice de Lencquesaing, Stéphane De Groodt, Camille Japy,.. sont également très bien.

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En 1721, Louis XV, onze ans est déjà orphelin. A 13 ans, il sera majeur et roi. En attendant, c'est le régent, Philippe d'Orléans qui gère le royaume et organise "l'échange des princesses" pour préserver la paix entre la France et l'Espagne.

Il est ici question du destin de quatre enfants sacrifiés sur l'autel de la royauté, de la religion et des manœuvres politiques. Plus que l'Histoire et ses complots qui ne semblent pas l'intéresser vraiment, Dugain peint le portrait de ces enfants traités comme de la marchandise par des adultes dégénérés qui manigancent pour garder le pouvoir et préserver les dynasties au sein de Cours gangrenées par la maladie et le vice.

Le film se regarde avec intérêt et sans ennui, mais il lui manque un petit quelque chose pour marquer vraiment. Pourtant, la photographie, les costumes et les décors sont particulièrement soignés. Les jeunes comédiens sont parfaits et entourés d'adultes de premier choix, Olivier Gourmet, Andréa Ferreol, Lambert Wilson et surtout Catherine Mouchet dont on retrouve la grâce avec toujours autant d'émotion.

 

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Un jeune couple amoureux vit dans une maison auquel Il tient et qu'Elle voudrait quitter. Lorsqu'il meurt, victime d'un accident de voiture, il est condamné à rester dans cette maison, sans elle, en l'état de fantôme. 

Lowery donne à son histoire de fantôme une esthétique faussement épurée qui s'avère très marquée. Elle sert ou dessert le film selon qu'on trouvera cette dernière bienvenue ou lourde et ridicule. A ghost story, pauvre en dialogue (à l'exception d'un monologue indigeste), sans événement et d'une grande lenteur narrative, repose essentiellement sur elle. Avec ce dépouillement plus prétentieux que puissant, le réalisateur semble miser beaucoup sur l'imaginaire du spectateur pour donner un peu d'épaisseur à son film. 

C'est un peu court pour ce film qui semble aussi long qu'une vie passée à hanter le passé.

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Emmanuelle Devos dans Bella Figura de Yasmina Reza

Boris et sa maîtresse Andréa se disputent sur le parking d'un restaurant. Boris a eu la mauvaise idée de dire à Andréa que le restaurant lui a été conseillé par sa femme.

Yasmina Reza confronte ses personnages à des situations dans lesquelles s'expriment leur mesquinerie, prétention, lâcheté, petites et grandes faiblesses. Emmanuelle Devos est parfaite dans son rôle de fille fragile, maladroitement sexy, Micha Lescot est comme toujours impressionnant et Josiane Stoleru, dans le rôle le plus fort, touche juste. Quelques bonnes répliques et situations marquent mais le propos semble moins percutant que dans d'autres œuvres de l'auteur. Il faut dire que la mise en scène trop démonstrative prend toute la place laissant peu d'espace à la délicatesse d'un théâtre de suggestion. Si la distribution (dont Camille Japy et Louis-Do de Lencquesaing) n'était pas de cette qualité, la lourdeur de la mise en scène dévasterait tout.

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