François, chef d'orchestre reconnu, se voit offrir la direction de la Scala. Denis, son fils, chef d'orchestre également, apprend que cette offre lui était en fait destinée.
Dès la première scène, une remise de prix qui sonne faux, l'inquiétude nous gagne. La suite ne démentira pas cette impression. Ici, tout est sans nuance, sans finesses : l'histoire, les dialogues, le dessin des personnages, le jeu des acteurs, la réalisation...
Même Arditi et Attal se prennent les pieds dans le tapis.
EO est enlevé, par une association de défense des animaux, du cirque où il était exploité mais aussi où il aimait et été aimé de son équilibriste.
Cette séparation hantera l'âne tout au long de son périple qui le verra tirer des charrettes de foin dans un haras empli de chevaux effrayants, dans un centre pour enfants dont il fugue pour partir à la recherche de son équilibriste, traversant une forêt où il assiste à la mort d'un loup tué par les hommes, à celle d'un oiseau happé par une éolienne, pleure devant des poisson enfermés dans un aquarium, se fait battre par des hooligans, se retrouve soigné dans une clinique vétérinaire...
La réalisation est d'une grande richesse, belle, inventive, jouant avec les couleurs, alternant grands espaces et plans au plus près des corps, de l'oeil de l'animal, laissant la caméra s'emballer comme incontrôlable. Onirique ou naturaliste selon les séquences, le film donne à percevoir les émotions de l'animal et le pire de l'homme. Sans un dialogue ou presque, avec un travail remarquable sur le son, jouant sur la musique et la rythmique, Skolimowski réalise un plaidoyer pour le monde animal et la nature.
Un film expérimental, étrange et beau, hors normes.
Oracio et Catherine, agents immobiliers à Bourgival, aux méthodes de travail bien distinctes ; lui misant sur le ressenti, elle sur une précision d'orfèvre ; tentent de vendre un appartement neuf en centre ville et une vaste demeure.
Bruno Podalydes, conteur des incongruités de notre société et de nos vies modernes, se penche sur notre rapport à l'habitat. Bien sûr, on retrouve son sens du burlesque et son goût pour l'absurde, particulièrement, dans son utilisation du jargon de la profession. Mais, le plus important se trouve dans les portraits qu'il fait de ses personnages, potentiels acheteurs, vendeurs et conseillers immobiliers. L'achat ou la vente d'un toit révélant toujours une tranche de vie heureuse ou douloureuse, les scènes drôles ou émouvantes se succèdent portées par une distribution parfaite : Karine Viard, Isabelle Chandelier, Agnès Jaoui, Patrick Ligardes, Manu Payet, Claude Perron, Sabine Azéma, Eddy Mitchell, Victor Lefèbvre, Denis Podalydes, Félix Moati, Roshdy Zem... et Bruno Podalydes himself. Un film charmant sans plus de prétention.
Pendant 576 jours, interrompus par la fermeture des théâtres à l'automne 2020, Gabriel Laurent a suivi le travail de création du spectacle Room.
Un spectacle que James Thierrée a conçu à l'inverse de son habitude, composant cette fois son histoire à partir d'un travail de recherche avec les artistes qu'il a choisi, sans sujet pré-établi. Le documentaire montre la complexité du travail de création et l'engagement qu'il exige des artistes. Il est aussi l'occasion de tracer le portrait de James Thierrée créateur de génie.
Jeanne, ouvrière dans une usine de poisson, prend contact avec son père, Serge, qu'elle n'avait jamais rencontré. Il l'invite dans sa somptueuse propriété où vivent sa femme, sa fille, sa petite fille et la bonne.
Le casting 5 étoiles, Dominique Blanc, Jacques Weber, Laura Calamy, Céleste Brunnquell, Doria Tillier, Suzanne Clément et Naidra Ayadi était prometteur mais l'absence de ligne directrice en tout point - réalisation, montage, scénario, dessin des personnages - n'aide pas le spectateur à se passionner pour cette histoire. Même la bande son ne fonctionne pas. La tournure que prend le récit en dernière partie touche au ridicule.