1972, Annie, ouvrière et mère de deux enfants, enceinte du 3e, contacte l'association MLAC (Mouvement pour la Liberté de l'Avortement et de la Contraception). Elle qui ne s'intéresse pas au syndicat de son usine, va se lancer dans le combat.

Le film conte avec force détails ce que devaient endurer les femmes encore peu de temps avant la loi Veil, ce qu'était un avortement clandestin et le combat qu'il a fallu mener pour obtenir le droit de maîtriser sa fertilité par la prise de la pilule et celui d'avorter. 

Le récit édifiant, qui délicatement fait le portrait de plusieurs femmes mais aussi d'hommes, nous rappelle à quel point les femmes étaient soumises à des règles d'arrière garde, d'une violence et d'une cruauté sans nom. L'extrait de l'intervention de Delphine Seyrig devant des ministres et médecins qui prennent les femmes pour des filles sans cervelle est dans sa dénonciation parfaitement réjouissant.

L'ensemble du casting dont Laure Calamy, Zita Hanrot, Rosemary Stanley, India Hair, Damien Chapelle, Eric Caravaca notamment est particulièrement impressionnant.

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Le merveilleux théâtre de l'Oeuvre accueille une pièce qui enchante formellement et, il faut bien l'avouer, déçoit sur le fond.

Dans un bar de Londres, Chaplin a donné rendez-vous à Hetty Kelly, qui se produit elle aussi dans le cabaret de Fred Karno. Chaplin est amoureux de la jeune femme et avec l'aide du barman espère la conquérir.

Sur scène, un décor de café en noir et blanc et trois comédiens eux aussi... en noir et blanc. Cette scénographie particulièrement ingénieuse séduit d'emblée et s'avérera être l'atout majeur de la pièce. Car la faiblesse de l'écriture aux répliques manquant d'esprit ou de panache apparaît rapidement. De plus, l'histoire contée est extrêmement ténue et l'astuce utilisée pour la déployer d'autant plus poussive que l'écriture est pauvre. Quant au récit annoncé comme "inspiré d'une histoire vraie", les puristes de la véracité trouveront que cela est particulièrement tiré par les couettes (autobiographie de Chaplin à l'appui).

 Heureusement, les comédiens, Grant Lawrens (Chaplin), Ophélie Lehmann (Hetty Kelly) et Tristan Robin (le barman) sont très bons. On retiendra de cette représentation leur charme et l'ingénieux noir et blanc de la mise en scène (récompensée par un Molière de la meilleure création visuelle).

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En Seine Saint-Denis, l'école primaire Jacques Prévert se trouve en concurrence avec l'école publique flambant neuve qui va s'ouvrir dans l'éco quartier nouvellement créé.

Dès les premières minutes tout est caricature des protagonistes - instituteurs, parents d'élèves, enfants - jusqu'aux difficultés rencontrées. Le rythme dans les échanges n'est pas assez précis pour que les mots d'esprit fonctionnent. Les moments d'émotion sont téléphoné. Étonnamment, Rachida Brakni joue particulièrement mal, surjouant l'autorité. Le film touche juste à de rares moments mettant en scène les enfants et le personnage de Marion,, interprété par Anaide Rozam, rayonnante. A ses côtés, on retient les belles prestations de Raphaël Quenard et Gilbert Melki.

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La troupe des danseurs musiciens de Stomp se produit à Bobino jusqu'au 16 juillet.

Ce spectacle qui bouscule les salles de spectacle depuis plus de 30 ans est à voir absolument.

En 2006, Sanscrierart s’enthousiasmait déjà pour ce concept génial :

"8 comédiens - musiciens - acrobates dansent et jouent de la musique avec des ustensiles du quotidien : balais, bassines, briquets, éviers, ventouses pour déboucher ce que vous voulez... Les saynètes s’enchaînent, drôles, poétiques, physiquement spectaculaires.
Sur scène, pas un mot, tout passe par le rythme, le geste et les expressions des visages. Une partition précise à tous les niveaux. Ainsi, il ne s'agit pas uniquement de taper sur des grosses caisses, les murmures et frôlements sont tout aussi importants.
A priori ça fait peur 1h30 de ce genre de choses et pourtant cela file comme un éclair et lorsque la fin arrive on en redemande encore !"

A voir à Bobino jusqu'au 16 juillet.

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A Berlin, Ondine est guide-conférencière spécialisée dans l'urbanisme au Stadtmuseum Berlin. Alors qu'elle vient d'être quittée par l'homme qu'elle aime, elle tombe sous le charme de Christoph un scaphandrier.

Christian Petzold adapte le mythe d'Ondine. L'eau est partout autour de son héroïne : dans la ville dont elle décrit l'évolution depuis les marais asséchés, le mythe dont elle porte le nom, l'aquarium à l'origine de sa rencontre avec Christoph et leurs plongées dans le lac. Les liens qui l'unissent au scaphandrier semblent plus forts que tout, plus forts que ce que les mythes dictent.

Paula Beer, sans cesse en mouvement, et Franz Rogowski, hypnotisé, sont parfaits et rendent leurs personnages très attachants. L'adagio de Bach qui revient sans cesse en accompagnement souligne le romantisme tragique de cette histoire. La réalisation de Petzold sert magnifiquement son scénario.

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