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Clémence  finit son deuxième et dernier mandat de maire d'une ville de Seine Saint-Denis. Secondée par Yazid, son directeur de cabinet, il lui reste quelques semaines pour gagner un combat mener depuis longtemps : obtenir les 63 millions nécessaires à la réhabilitation de la cité des Bernardins.

Les Promesses est un film sur l'engagement local, le poids du pouvoir national et le renoncement en politique. Kruithof tricote son récit en une succession de promesses tenues ou pas : promesses d´argent, d´alliance, de poste. Les dialogues très bien écrits et les scenes d´échanges politiques sonnent réalistes.

Isabelle Huppert et Reda Kateb sont excellents entre idéalisme et cynisme. Ils sont entourés de très bons comédiens dont le très grand Hervé Pierre, Naidra Ayadi, Laurent Poitrenaux, Soufiane Kerrab...

 

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En 1987, Philippe, écrivain américain célèbre, puise son inspiration des femmes de sa vie, et plus précisément ici de sa relation avec sa maîtresse anglaise.

En onze chapitres, Arnaud Desplechin s'approprie le livre Deception de Philip Roth et trace un portrait de l'écrivain, aux multiples obsessions dont l'antisémitisme (ou l'antisionisme), qui oscille entre féminisme et misogynie ; un chapitre est d'ailleurs consacré à un procès de l'écrivain face à un jury de femmes. Le réalisateur dessine aussi le portrait de la maîtresse, mariée et mère, malheureuse en famille, qui trouve une oreille attentive dans la garçonniére de cet écrivain qu'elle sait aussi pousser dans ses retranchements.

Les comédiens sont excellents. Léa Seydoux n'a sans doute jamais été aussi juste et Denis Podalydès prouve une fois encore qu'il peut tout jouer. A côté d'eux Emmanuelle Devos, fidèle au réalisateur, est magnifique, tout comme Anouck Grinberg qu'on retrouve avec plaisir au cinéma et Rebecca Marder, parfaite également.

Sur la forme, le film est superbe. La mise en scène de Desplechin est très belle, d'une grande précision, inventive, plaçant à  quelques reprises ses protagonistes dans des scènes de théâtre, utilisant toujours les marques de fabrique de son maître François Truffaut, passant du faux aux vrais avec fluidité. La photographie est également magnifique. Comme tous les films de Desplechin, celui-ci est bavard mais la qualité des dialogues et la musicalité des voix en font un plaisir de presque chaque instant. Cette belle démonstration de l'importance du réel dans la création, la façon avec laquelle l'écrivain vampirise ses proies, ceci non sans une certaine sincérité dans les sentiments, nous renvoie au travail du réalisateur dont on se souviendra, notamment, du procès que Marianne Denicourt lui fit à la sortie de Rois et Reine.

 

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Judith mène une double vie entre la France et la Suisse.

Le plan séquence de près de 5 minutes d'ouverture impressionne et intrigue d'emblée. Tout comme l'étrange histoire de Judith qui se débat face à l'effondrement progressif de sa double vie. Le vertige qui gagne l'héroïne se propage au spectateur. Cela par l'efficacité de la réalisation, du récit et surtout par l'excellence de son interprète.

Virginie Efira est, cette fois encore, remarquable et prouve à nouveau, s'il le fallait, qu'elle est une des plus grandes comédiennes de sa génération. A ses côtés la très jeune Ninon Soriano fait des merveilles.

Un film ingénieux, sensible et marquant.

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Rahim est en prison depuis 3 ans car il doit de l'argent à son beau-père. Par hasard, il se retrouve en possession d'une somme qui pourrait inciter son créancier à retirer sa plainte.

Farhadi tisse, une nouvelle fois, sa toile autour d´un événement presque banal qui entraine ses héros dans une spirale infernale. Son récit aux multiples rebondissements est d'une mécanique implacable. Il emprisonne ses héros dans des décisions cornéliennes où se jouent l'honneur et la réputation si importants dans la société iranienne. Il dessine l'affrontement de personnages, ambiguës, mais dont les prises de positions sont entendables. Tous prisonniers d'une société où l'argent fait et défait des vies, efface les décisions de justice. Farhadi donne un fils à son héros, un jeune garçon bègue. Comme souvent dans ses films, l'enfant s'interroge, observe la folie des adultes et essaye de leur faire retrouver la raison.

La réalisation élégante offre de beaux plans sans jamais voler la vedette au récit. Ses acteurs sont tous parfaits d'Amir Jadidi, dans le premier rôle, jusqu'au jeune comédien qui interprète le fils de Rahim.

De retour en Iran, après un décevant film tourné en Espagne, Asghar Farhadi retrouve la grâce et l'humanisme qui marquent son œuvre.

Lire tous les posts sur les films d'Asghar Farhadi :

A propos d'Elly

Les enfants de Belleville

Une séparation 

Le passé 

Le client

Everybody Knows

 

 

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A Strasbourg, Marie se prostitue à son compte. Pour payer les études de son fils, elle doit trouver beaucoup d'argent.

Dans une forme naturaliste, Cécile Ducrocq fait simultanément le portrait d'une mère prête à tout pour assurer l'avenir de son fils, et celui de l'enfer de la prostitution et par extension de tous les emplois précaires.

Si le film manque un peu de rythme, l'interprétation intense de Laure Calamy impressionne et maintient notre intérêt.

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