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Léo et Rémi, tout jeunes adolescents, sont d' inséparables amis. La rentrée au collège va bousculer leur relation.

Après Girl, Lucas Dhont se penche à nouveau sur l'adolescence et le poids du regard des autres, entre jugement et interprétation mal attentionnée.

Le réalisateur plonge ses deux héros dans un décor de campagne et de champs de fleurs où la délicatesse et la bienveillance familiale dominent. La fraîcheur des images, la beauté de la photographie tranchent avec la brutalité de ce récit de l'innocence assassinée, d'une culpabilité écrasante interdisant au chagrin de s'exprimer. L' émotion s'installe ici dans les silences et les non dits. Les symboles et elipses allègent ce qui auraient pu être trop démonstratif. On y apprécie une certaine finesse dans l'exposition du drame même si dans la durée ce sentiment s'amenuise un peu.

Les comédiens interprètent avec élégance ce mélodrame auquel il est difficile de résister. Eden Dambrine, Gustav de Waele, Emiliie Dequenne et Léa Drucker sont remarquables.

Le film a reçu le Grand Prix au Festival de Cannes 2022.

 

 

 

 

 

 

 

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Adam, fils de pêcheur, reçoit une bourse pour intégrer l'université islamique sunnite Al-Azhar au Caire. Quand le Grand Imam meurt, Adam se trouve mêlé aux manœuvres mises en place pour faire élire son successeur.

Tarik Saleh, après avoir dénoncé la corruption généralisée dont celle policière dans Le Caire Confidentiel, traite ici  de l'emprise du pouvoir politique sur le pouvoir religieux en Egypte.

Ce thriller haletant est ainsi prétexte à souligner la terreur qui règne dans une Egypte contemporaine gangrénée au niveau de tous les pouvoirs et où l'homme de foi se perd dans une guerre secrète. 

Le film se regarde avec intérêts, sans ennui mais sans réels frissons. Cela est sans doute dû aux côté Pieds Nickeles de certains personnages et aux invraisemblances de scénario.

La Conspiration du Caire vaut ainsi plus pour ce qu´il dénonce que pour ses qualités formelles.

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Sylvie qui anime des ateliers en prison épouse Michel l'un de ses "élèves". Son fils Abel soupçonne Michel de ne pas être tout à fait honnête.

Louis Garrel s'inspire de l'histoire de sa mère, Brigitte Sy, et la transforme en comédie matinée de thriller. Le théâtre est au coeur de son récit. Ici tous les personnages jouent à être un autre ou plusieurs autres, pour masquer leurs sentiments, pour se préserver ou protéger l'être aimé, pour braquer. Les comédiens sont parfaitement dirigés dans une partition exigeante qui, mêlant les genres, n'autorise pas l'à peu près. Roschdy Zem, Jean-Claude Pautot, Yanisse Kebab et Louis Garrel sont excellents. Et les filles, Anouck Grinberg, qui a tant manqué au cinéma ces dernières années, et Noémie Merlant, décidément toujours épatante, illuminent le film.

Dans une écriture rythmée et une réalisation offrant de belles idées de mises en images, Louis Garrel présente sans doute son meilleur film. L'innocent, à la fois drôle, haletant et sensible, offre en 1h40, une grande bouffée d'air frais.

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Tori, 10 ans, et Lokita, adolescente, se sont rencontrés sur le bateau de leur passeur. Tous les deux viennent d'Afrique et espèrent faire leur vie en Belgique. Pour ne pas être séparés, ils disent être frère et soeur.

Toujours dans une expression cinématographique naturaliste, les frères Dardenne poursuivent leur peinture des opprimés de ce monde. On reconnaît ici les recettes du duo qui donne l'impression que tous les personnages de leurs films font partis d'une seule et même famille. Tous laissés pour compte ne cessant jamais de se débattre pour survivre.

Cela pourrait lasser. Mais leurs héros et les  circonstances qui les plongent dans la misère ne sont jamais les mêmes, la liste des malheurs dans lesquels l'Humanité plonge ses enfants étant infinie. Dans tout ce sombre, les frères Dardenne ne manquent jamais de célébrer l'entraide. Face à l'oppression des uns, d'autres, moins forts peut-être, se soulèvent quand même.

Les deux jeunes comédiens amateurs, Pablo Schils et Joely Mbundu sont magnifiques.

 

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Rachel, 40 ans, célibataire, prof de français au lycée, rencontre Ali lors d'un cours de guitare. Rachel succombant aux charmes d'Ali et de sa fille Leïla, 4 ans, se découvre des envies de maternité.

Rebecca Zlotowski fait appel à Virginie Efira pour interpréter cette jeune femme moderne rattraper par son horloge biologique. L'actrice est une fois de plus remarquable parfaitement servie par la camera amoureuse de la réalisatrice. Le film au scénario ténu qui porte essentiellement sur des émotions doit beaucoup à ses interprètes dont Roschdy Zem, Chiara Mastroianni et la jeune Callie Ferreira-Goncalves.

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