Charlotte et Simon se rencontrent lors d'une soirée et entament une liaison.
Sandrine Kiberlain, en femme libérée, et Vincent Macaigne, en homme respectueux, sont irrésistibles.
Les dialogues sont savoureux, la réalisation élégante et précise. Alliant romantisme et détachement, humour et profondeur, le récit de cette rencontre et des chamboulements qu'elle provoque chez les deux protagonistes séduit sans ennui. La prestation de Macaigne marque particulièrement.
A Paris, alors qu'elle rentre chez elle en moto sous une pluie battante, Mia décide de prendre un verre dans une brasserie en attendant que la pluie cesse. Alors qu'elle observe les clients autour d'elle, des coups de feu éclatent.
Alice Winocour se penche sur les survivants de l'attentat, les blessés et les proches des victimes. Et interroge : comment continuer à vivre, comment intégrer ses proches dans cette nouvelle perception de la vie, comment faire sans ceux qui ne sont plus là ? Elle expose la difficulté de réintégrer l'espace de sa vie d'avant et l'importance de faire corps avec les autres victimes. Tout cela sans tomber dans un voyeurisme ou une complaisance qui lui tendaient les bras. Sa mise en scène tout en suggestions, qui dit sans dialogues appuyés, accompagnée par une très belle bande originale de Anna Von Hausswolff, sert avec délicatesse le propos. Paris est aussi particulièrement bien filmée. A travers son énergie, ses toits, ses quartiers, ses grands boulevards, ses brasseries, de la Porte de la Chapelle à la Tour Eiffel... nous nous glissons dans les pas de Mia.
Virginie Efira nous impressionne dans son incarnation de Mia, jeune femme perdue sans être totalement paumée, tout à la fois souriante et au bord des larmes. Pleine de questions et d'une vie à reprendre.
Elle est entourée de comédiens tous excellents Grégoire Colin, Benoît Magimel, Maya Sansa et la révélation Nastya Golubeva Carax.
En Iran, de nos jours, Leila et ses frères tentent de survivre dans un pays en crise économique et sous embargo international, tandis leur vieux père est obsédé par les honneurs que lui confère la tradition.
Si le propos du film - un portrait au vitriol de la vie en Iran - est fort, la démonstration de Roustaee est terriblement lourde. L´influence du cinéma italien, le clin d´oeil au Parrain, sont évidents. Mais, cela ne suffit pas. Le récit s´enlise. Chaque strate du récit donne lieu à un développement interminable pendant lequel les protagonistes s´engueulent en listant tous les cas de figure qui se présentent à eux. Le personnage féminin qui endosse le rôle de juge du système est dessiné à gros traits.
Le film perd, petit à petit, de sa force pamphlétaire, pour ne ressembler plus qu´à un fourre tout proche d´une simple histoire de Pieds Nickelés.
Antoine et Olga, sont installés depuis quelques années dans un village de Galice (Espagne). Dans leur ferme, ils cultivent bio et ont voter contre l'implantation d'éoliennes contre l'avis d'une partie du village.
Le réalisateur d'El Reino compose un thriller, à la fois haletant et lent. Petit à petit, la tension monte et les portraits des protagonistes se font de plus en plus précis. Chacun a ses raisons mais tous n''ont pas toute leur raison.
La campagne à la fois belle et hostile est un décor de choix, entre plénitude et effroi, pour cette confrontation de deux mondes. Marina Fois et Denis Menochet sont épatants et les comédiens espagnols le sont tout autant.