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Philippe dirige une des cinq usines françaises du groupe mondial Elson. Ordre est donné à toutes les usines européennes de baisser de 10% les effectifs.

Brizé présente le 3ième volet de sa série sur le monde du travail. Après avoir incarné l'employé modèle (La loi du marché) puis le syndicaliste (En guerre) Vincent Lindon endosse ici le costume du dirigeant. Un directeur d´usine auquel on demande d´appliquer des directives que sa conscience sociale et son bon sens ne parviennent plus à assumer.

Un dirigeant dévoué qui a sacrifié sa vie de famille à son travail sera t-il prêt à piétiner tous ses principes sous les ordres des actionnaires ?

En positionnant sa caméra du côté du dirigeant, Brizé pointe le doigt sur un système capitaliste qui dans sa quête absolue de profit, au détriment de toute considération pour l´humain et pour les limites de la production, broie de l'ouvrier jusqu´aux cadres dirigeants. Le réalisateur met en images, comme il sait si bien le faire, au plus près du réel dans les joutes verbales, séquences longues qui laissent la complexité ou l'incongruité des débats apparaître, au plus près des visages, s´accordant de longs plans pour laisser l'émotion prendre sa juste place.

Sandrine Kiberlain, ici en épouse éplorée, est comme toujours bluffante. Le jeu sensible et précis d'Anthony Bajon, dans le rôle du fils étudiant qui, poussé par la pression de la réussite à tous prix, a déjà basculé dans un autre monde, émeut. Vincent Lindon, qui a participé à l'écriture du scénario, est, comme il est chaque fois, tout  simplement magistral. Un immense comédien qui, rôle après rôle, n´a de cesse de nous cueillir.

 

Lire les posts sur les autres films de Stéphane Brizé : La loi du marché / En guerre / Une vie / Quelques heures de printemps

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Marianne Winckler,  dans le but d'écrire un livre sur la précarité, s'installe à Caen et se met à chercher un poste de femme de ménage.

Emmanuel Carrère adapte le livre Le quai de Ouistreham de Florence Aubenas, transformant la journaliste en écrivain. Comme souvent dans les adaptations de livre au cinéma, le film déçoit. Il ne parvient jamais à atteindre la puissance du récit écrit et surtout il s'en éloigne sensiblement.

Alors que Florence Aubenas consacrait son ouvrage au combat quotidien mené par ses femmes de ménage aux emplois précaires,  Carrère semble plus préoccupé par "l'aventure" que vit l'écrivain, sa peur d'être démasquée, sa culpabilité, transformant avec lourdeur le récit. Devenant presque insultant à l'égard de la démarche de Florence Aubenas.

Autour de Juliette Binoche, très bien, les comédiens, pour la plupart amateurs, sont tous parfaits.

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En 2015, Jacques Billard, big boss de l´Office de répression des trafics de stupéfiants, explique à ses confrères qu´il veut s´attaquer à l'infrastructure des trafics pour destabiliser tout le système. Au même moment, 7 tonnes de résine de cannabis sont découvertes en plein cœur de Paris au pied de l´immeuble d´un trafiquant notoire. Billard doit rendre des comptes à la procureur de la République. Cet événement réveille Hubert Antoine, un indic utilisé par Billard. Hubert contacte Stéphane Vilner, journaliste à Libération. Il a des des révélations à faire.

De Peretti prend soin, en avant générique, de préciser que son film est une fiction bien que de toute évidence il se soit fortement inspiré de l´affaire François Thierry, ancien patron de l´anti drogue soupçonné d´avoir trempé dans un trafic.

Ici il est question des pratiques de la police et des pouvoirs publics en matière de répression des trafics, des libertés prises avec la loi par des flics qui pactisent avec les voyous mais aussi et surtout du travail du journaliste d´investigation, des relations qu´il entretien avec ses sources et de sa capacité ou de ses possibilités de vérifier la véracité des informations récoltées. Une responsable du journal explique au tribunal que leurs articles n´accusent pas mais interrogent. Le scénario de De Peretti en laissant constamment planer le doute sur la crédibilité d´Hubert se positionne de la même façon.

Les comédiens, Pio Marmai, Roshdy Zem, Vincent Lindon, Julie Moulier..., servent parfaitement ce thriller-psycho-politique palpitant, au final glaçant.

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Rentrée des classes. Nora débute sa première année en primaire. A la récréation, Abel, son grand frère, est victime de violences.

Laura Wandel fait le récit de la vie à l'école dans ce qu'elle a de pire. Cruauté des enfants, harcèlement, traumatismes, aveuglément et impuissance du corps enseignant, stress de l'apprentissage... Le dessin, extrêmement sombre. ne laisse place à aucune lumière.

La réalisatrice fixe sa caméra sur Nora, filmant à sa hauteur, laissant la plupart du temps ce et ceux qui l'entourent dans le flou. Ce parti pris accentue le sentiment d'enfermement et de solitude face à ces multiples formes de violence réduisant l'étude de la psychologie de Nora et Abel à leur seule vie à l'école. Une limite à cet exercice de style qui demeure intéressant et glaçant.

 

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CÉSAR DU MEILLEUR FILM

Aline réalisé par Valérie Lemercier

Annette réalisé par Leos Carax

Bac Nord réalisé par Cédric Jimenez

L’Évenement réalisé par Audrey Diwan

La fracture réalisé par Catherine Corsini

Illusions Perdues réalisé par Xavier Giannoli

Onoda, 10 000 nuits dans la junglea réalisé par Arthur Harari

CÉSAR DE LA MEILLEURE ACTRICE
Leïla Bekhti dans « Les Intranquilles »
Valeria Bruni Tedeschi dans « La Fracture »
Laure Calamy dans « Une Femme Du Monde »
Virginie Efira dans « Benedetta »
Vicky Krieps dans « Serre Moi Fort »
Valérie Lemercier dans « Aline »
Léa Seydoux dans « France »

CÉSAR DU MEILLEUR ACTEUR
Damien Bonnard dans « Les Intranquilles »
Adam Driver dans « Annette »
Gilles Lellouche dans « Bac Nord »
Vincent Macaigne dans « Médecin de nuit »
Benoît Magimel dans « De Son Vivant »
Pio Marmài dans « La Fracture »
Pierre Niney dans « Boîte Noire »

CÉSAR DE LA MEILLEURE ACTRICE DANS UN SECOND RÔLE
Jeanne Balibar dans « Illusions Perdues »
Cécile De France dans « Illusions Perdues »
Aissatou Diallo Sagna dans « La Fracture »
Adèle Exarchopoulos dans « Mandibules »
Danielle Fichaud dans « Aline »

CÉSAR DU MEILLEUR ACTEUR DANS UN SECOND RÔLE
François Civil dans « Bac Nord »
Xavier Dolan dans « Illusions Perdues »
Vincent Lacoste dans « Illusions Perdues »
Karim Leklou dans « Bac Nord »
Sylvain Marcel dans « Aline » 

CÉSAR DU MEILLEUR ESPOIR FÉMININ
Noée Abita dans « Slalom »
Salomé Dewaels dans « Illusions Perdues »
Agathe Rousselle dans « Titane »
Anamaria Vartolomei dans « L’événement »
Lucie Zhang dans « Les Olympiades »

CÉSAR DU MEILLEUR ESPOIR MASCULIN
Sandor Funtek dans « Suprêmes »
Sami Outalbali dans « Une Histoire D’amour Et De Désir »
Thimotée Robart dans « Les Magnétiques »
Makita Samba dans « Les Olympiades »
Benjamin Voisin dans « Illusions Perdues »

CÉSAR DU MEILLEUR SCÉNARIO ORIGINAL
Valérie Lemercier, Brigitte Buc Pour « Aline »
Leos Carax, Ron Mael, Russell Mael Pour « Annette »
Yann Gozlan, Simon Moutàirou, Nicolas Bouvet-Levrard Pour « Boîte Noire »
Catherine Corsini, Laurette Polmanss, Agnès Feuvre Pour « La Fracture »
Arthur Harari, Vincent Poymiro Pour « Onoda, 10 000 Nuits dans La Jungle »

CÉSAR DE LA MEILLEURE ADAPTATION
Yaël Langmann, Yvan Attal Pour « Les Choses Humaines »
Audrey Diwan, Marcia Romano Pour « L’événement »
Xavier Giannoli, Jacques Fieschi Pour « Illusions Perdues »
Céline Sciamma, Léa Mysius, Jacques Audiard Pour « Les Olympiades »
Mathieu Amalric Pour « Serre Moi Fort »

CÉSAR DE LA MEILLEURE MUSIQUE ORIGINALE

Ron Mael, Russell Mael Pour « Annette »
Guillaume Roussel Pour « Bac Nord »
Philippe Rombi Pour « Boîte Noire »
Rone Pour « Les Olympiades »
Warren Ellis, Nick Cave Pour « La Panthère Des Neiges »

CÉSAR DU MEILLEUR SON
Olivier Mauvezin, Arnaud Rolland, Edouard Morin, Daniel Sobrino Pour « Aline »
Erwan Kerzanet, Katia Boutin, Maxence Dussère, Paul Heymans, Thomas Gauder Pour « Annette »
Nicolas Provost, Nicolas Bouvet-Levrard, Marc Doisne Pour « Boîte Noire »
François Musy, Renaud Musy, Didier Lozahic Pour « Illusions Perdues »
Mathieu Descamps, Pierre Bariaud, Samuel Aichoun Pour « Les Magnétiques »

CÉSAR DE LA MEILLEURE PHOTO
Caroline Champetier Pour « Annette »
Christophe Beaucarne Pour « Illusions Perdues »
Paul Guilhaume Pour « Les Olympiades »
Tom Harari Pour « Onoda, 10 000 Nuits dans La Jungle »
Ruben Impens Pour « Titane »

CÉSAR DU MEILLEUR MONTAGE
Nelly Quettier Pour « Annette »
Simon Jacquet Pour « Bac Nord »
Valentin Féron Pour « Boîte Notre »
Frédéric Baillehaiche Pour « La Fracture »
Cyril Nakache Pour « Illusions Perdues »

CÉSAR DES MEILLEURS COSTUMES
Catherine Leterrier Pour « Aline »
Pascaline Chavanne Pour « Annette »
Madeline Fontaine Pour « Délicieux »
Thierry Delettre Pour « Eiffel »
Pierre-Jean Larroque Pour « Illusions Perdues »

CÉSAR DES MEILLEURS DÉCORS
Emmanuelle Duplay Pour « Aline »
Florian Sanson Pour « Annette »
Bertrand Seitz Pour « Délicieux »
Stéphane Taillasson Pour « Eiffel »
Riton Dupire-Clément Pour « Illusions Perdues »

CÉSAR DES MEILLEURS EFFETS VISUELS
Sébastien Rame Pour « Aline »
Guillaume Pondard Pour « Annette »
Olivier Cauwet Pour « Eiffel »
Arnaud Fouquet, Julien Meesters Pour « Illusions Perdues »
Martial Vallanchon Pour « Titane »

CÉSAR DE LA MEILLEURE RÉALISATION
Valérie Lemercier Pour « Aline »
Leos Carax Pour « Annette »
Cédric Jimenez Pour « Bac Nord »
Audrey Diwan Pour « L’événement »
Xavier Giannoli Pour « Illusions Perdues »
Arthur Harari Pour « Onoda, 10 000 Nuits dans La Jungle »
Julia Ducournau Pour « Titane »

CÉSAR DU MEILLEUR FILM DE COURT MÉTRAGE D’ANIMATION
« Empty Places » réalisé par Geoffroy De Crécy,
« Folie Douce, Folie Dure » réalisé par Marine Laclotte
« Le Monde En Soi » réalisé par Sandrine Stoïanov, Jean-Charles Finck
« Précieux » réalisé par Paul Ma

CÉSAR DU MEILLEUR FILM DE COURT MÉTRAGE DOCUMENTAIRE
« America » réalisé par Giacomo Abbruzzese
« Les Antilopes » réalisé par Maxime Martinot
« La Fin Des Rois » réalisé par Rémi Brachet
« Maalbeek » réalisé par Ismaël Joffroy Chandoutis

CÉSAR DU MEILLEUR FILM DE COURT MÉTRAGE DE FICTION 
« L’âge Tendre » réalisé par Julien Gaspar-Oliveri
« Le Départ » réalisé par Saïd Hamich Benlarbi
« Des Gens Bien » réalisé par Maxime Roy
« Les Mauvais Garçons » réalisé par Elie Girard
« Soldat Noir » réalisé par Jimmy Laporal-Trésor

CÉSAR DU MEILLEUR FILM D’ANIMATION
« Même Les Souris Vont Au Paradis » réalisé par Denisa Grimmovà, Jan Bubenicek
« Le Sommet Des Dieux » réalisé par Patrick Imbert
« La Traversée » réalisé par Florence Miailhe

CÉSAR DU MEILLEUR FILM DOCUMENTAIRE
« Animal » réalisé par Cyril Dion
« Bigger Than Us » réalisé par Flore Vasseur
« Debout Les Femmes ! » réalisé par Gilles Perret, François Ruffin
« Indes Galantes » réalisé par Philippe Béziat
« La Panthère Des Neiges » réalisé par Marie Amiguet, Vincent Munier

CÉSAR DU MEILLEUR PREMIER FILM
« Gagarine » réalisé par Fanny Liatard, Jérémy Trouilh
« Les Magnétiques » réalisé par Vincent Maël Cardona
« La Nuée » réalisé par Just Philippot
« La Panthère Des Neiges » réalisé par Marie Amiguet, Vincent Munier
« Slalom » réalisé par Charlène Favier

CÉSAR DU MEILLEUR FILM ÉTRANGER
« Compartiment n°6 » réalisé par Juno Kuosmanen
« Drive My Car » réalisé par Ryûsuke Hamaguchi
« First Cow » réalisé par Kelly Reichardt
« Julie (En 12 Chapitres) » réalisé par Joachim Trier
« La Loi De Téhéran » réalisé par Saeed Roustayi
« Madres Paralelas » réalisé par Pedro Almodôvar
« The Father » réalisé par Florian Zeller

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