Jean_rochefort-sanscrierart

On l'a d'abord connu sans moustache aux côtés de Belmondo au XVIIIème siècle, en Chine et avec Yves Montant tirant le diable par la queue, puis, fidèle à cet attribut, multipliant les rôles. Séducteur malhabile d' Annie Duperey dans le diptyque d'Yves Robert, commissaire à Saint-Paul pour Tavernier, fonctionnaire manipulateur dans l'autre diptyque d'Yves Robert, complice de Johnny Hallyday, danseur hypnotiseur oriental pour sa belle coiffeuse, Pacha résigné avec Claude Rich, grand Duc parmi les autres grands ducs Jean-Pierre Marielle et Philippe Noiret, directeur d'usine politiquement correct face à François Pignon, tueur à gages auprès de Guillaume Depardieu, commissaire de l'inspecteur Coluche, tombé du ciel pour Lioret, lâche repenti amoureux de Catherine Deneuve, cerné par les emmerdeurs avec Miou-Miou, animateur radio en fin de règne, poudré et à nouveau sans moustache pour Leconte, cavalier souffrant perdu dans la Mancha, commentateur pointu et hilarant aux vrais J.O. d'Athènes, musicien multi-instrumentiste sous les avalanches de Delerm, représentant d'assurance pour une publicité, conteur hors pair des Boloss de la littérature à la télévision, monsieur, plus tout jeune mais toujours élégant, en baskets fluo dans ses dernières interviews... 

Jean Rochefort nous a accompagné de son regard tout à la fois triste et goguenard et de sa voix ironique pendant tant d'années que la liste des divins souvenirs qu'il nous laisse semble sans fin.

Voir les commentaires

De nos jours, en Russie, Boris et Génia se séparent. Leur première préoccupation est de vendre leur appartement au plus vite pour aller vivre avec leurs nouveaux conjoints respectifs. Aliocha, leur fils de 12 ans, est un poids pour le couple qui n'en veut plus, jusqu'au jour où l'enfant disparaît.

Cette histoire est le prétexte pour le réalisateur de décrire une société russe glaçante. Violente et individualiste, elle se construit sur une absence totale d'amour et de compassion, servie par des autorités démissionnaires et sous la pression de l' église orthodoxe.

Le film présente une réalisation froide, naturaliste qui serait intéressante si elle était contre balancée par, ne serait-ce qu'un peu d'empathie, pour ses personnages. Le portrait même de l'enfant est bâclé comme s'il n'intéressait pas Zviaguintsev. Entre ses "salauds" de héros et la recherche d'un enfant dont on ne sait rien, on se surprend vite à ne porter plus aucun intérêt à cette histoire. D'autant que le film dure plus de deux heures... pour au final ne raconter que peu de chose et ne dire pas grand chose.

Voir les commentaires

Zaneto et Tonino, jumeaux séparés à la naissance se trouvent  simultanément, et à leur insu, en visite à Vérone pour rencontrer  leurs promises. Leur incroyable ressemblance va entraîner de multiples quiproquos.

Cette pièce, œuvre de jeunesse de Goldoni (1745), a un peu vieilli. Ses rebondissements et effets comiques ont été trop souvent utilisés depuis pour conserver toute leur efficacité. Si l'ensemble est quelque peu éculé, la vivacité du récit fonctionne encore. Il suffirait d'une pointe de finesse dans le jeu des acteurs, de la modernité dans la mise en scène pour redonner à cette pièce tout son charme.

Curieusement, le parti pris du metteur en scène semble tout autre. Le jeu des comédiens est outré surlignant excessivement la satire dessinée par Goldoni. Certains comédiens jouent particulièrement en force éliminant d'emblée la part émotionnelle qui existe aussi dans la pièce. Ils sont de plus desservis par des costumes et un maquillage disgracieux.  La scénographie parait curieusement vieillotte. Le décor aux atours faussement modernes prend trop de place. Le plateau devient trop petit, les acteurs qui s'agitent beaucoup paraissent empêchés dans leurs mouvements.

Jean Louis Benoît qui a mis en scène et adapté la pièce a choisi de moderniser, par petites touches, le vocabulaire utilisé mais cela sonne souvent faux. En revanche, il n'a pas fais le choix de supprimer certaines apartés entre les personnages et le public et qui, si elles avaient leur utilité face au public moins averti de l'époque, sur-expliquent de nos jours inutilement l'action. 

L'ensemble ne jouant que sur les effets comiques et la part guignolesque de la pièce tait la finesse de Goldoni et le portrait fait de la société vénitienne du 18ème siècle. Pour compenser notre frustration, on se raccroche à Maxime d'Aboville qui, dirigé comme ces camarades de jeu, ne dose pas assez sa partition à la Ugolin de Zanetto, mais dont le talent et l'incroyable capacité à passer d'un personnage à l'autre impressionne et amuse.

Voir les commentaires

Good_Time_Sanscrierart.com

Connie et son frère, handicapé mental, Nick, braquent une banque.  Alors qu'ils fuient, Nick est arrêté par la police. Connie n'a qu'un but : libérer son frère. La nuit sera longue et riche en rebondissements.

Le film affiche avant tout un parti-pris esthétique fort et agressif. La lumière sombre se fait à l'occasion violente, l'accompagnement musical est envahissant à l'excès, le montage est vif. Les réalisateurs nous plongent dès les premières secondes dans l'ambiance plombée et décalée qui accompagnera tout le film. Côté scénario, il est riche, très et peut-être trop. Les bonnes idées sont nombreuses mais il aurait fallu en faire des scènes plus courtes pour supprimer l'impression de longueur qui nous gagne parfois.

On suit, tout de même, avec intérêt Connie (excellent Robert Pattison) sorte de looser suffisamment malin pour se tirer de mauvais pas mais sans la finesse qui lui permettrait de conclure positivement. Jusqu'au bout, on se demande comment tout cela va finir, ce qui est plutôt bon signe quant à l'intérêt suscité par ce Good Time.

Voir les commentaires

Barbara_Lily_Passion_Sanscrierart

En 1986, Barbara, accompagnée de Gérard Depardieu, triomphait sur scène avec sa comédie musicale Lily Passion. Lui, David, un beau blond, suit la tournée de Lily, la grande chanteuse. A chaque étape il est là et il assassine.

L'idée de cette création, qui s'avérera majeure dans la carrière de Barbara, a vu le jour en 1982, année où la dame en noire décide d'écrire une comédie musicale. En octobre 1985, Barbara entre en studio pour enregistrer les 11 titres de cette histoire où l'on devine à chaque mot la vie, les envies et les peurs de la chanteuse. Ces enregistrements studio, qui avaient été réalisés sans destin défini, ont très vite disparus, les chansons n'existant plus que sur un enregistrement Live de Lily Passion. En 2013, alors que Universal s'est lancé dans la numérisation de l'ensemble des masters de Barbara, les enregistrements studio réapparaissent miraculeusement.

A l'écoute, on est saisi par la clarté de la voix et la beauté des arrangements (écrits par William Sheller) entre emphase à cordes et retenue jazz. Mais toujours, la voix domine. On redécouvre avec un bonheur et une émotion toute nouvelle la beauté de ces chansons.

Le disque sera disponible dans les bacs dès le vendredi 6 octobre.

Barbara en 1964 par Stan Wiezniak et en 1968 par Claude Delorme. Photo d'illustration de l'article par Giancarlo Botti.
Barbara en 1964 par Stan Wiezniak et en 1968 par Claude Delorme. Photo d'illustration de l'article par Giancarlo Botti.
Barbara en 1964 par Stan Wiezniak et en 1968 par Claude Delorme. Photo d'illustration de l'article par Giancarlo Botti.
Barbara en 1964 par Stan Wiezniak et en 1968 par Claude Delorme. Photo d'illustration de l'article par Giancarlo Botti.
Barbara en 1964 par Stan Wiezniak et en 1968 par Claude Delorme. Photo d'illustration de l'article par Giancarlo Botti.
Barbara en 1964 par Stan Wiezniak et en 1968 par Claude Delorme. Photo d'illustration de l'article par Giancarlo Botti.
Barbara en 1964 par Stan Wiezniak et en 1968 par Claude Delorme. Photo d'illustration de l'article par Giancarlo Botti.
Barbara en 1964 par Stan Wiezniak et en 1968 par Claude Delorme. Photo d'illustration de l'article par Giancarlo Botti.
Barbara en 1964 par Stan Wiezniak et en 1968 par Claude Delorme. Photo d'illustration de l'article par Giancarlo Botti.
Barbara en 1964 par Stan Wiezniak et en 1968 par Claude Delorme. Photo d'illustration de l'article par Giancarlo Botti.
Barbara en 1964 par Stan Wiezniak et en 1968 par Claude Delorme. Photo d'illustration de l'article par Giancarlo Botti.

Barbara en 1964 par Stan Wiezniak et en 1968 par Claude Delorme. Photo d'illustration de l'article par Giancarlo Botti.

Voir les commentaires

Sanscrierart : Aperçu critique de l'actualité culturelle : théâtre, cinéma, séries, documentaires, expositions, musique...

Archives

Hébergé par Overblog