Anne et Jean-Louis se rencontrent au pensionnat de leurs enfants à Deauville. 

Après le succès planétaire d'Un homme et d'une femme, Lelouch n'aura de cesse de vouloir réitérer ce succès, se parodiant lui même sans parvenir à en reproduire la magie (à l'exception notable de La Bonne Année).

Même si on peut trouver les scènes de course inutilement longues, Un homme et une femme bénéficie, au moins dans sa première partie, d'un scénario d'une grande tenue, usant d'ellipses et d'une mise en images efficace. Le récit en couleurs et en samba du couple Aimé et Barouh est en ce point remarquable.

Le réalisateur nous invite dans l'intimité de cette rencontre en multipliant les gros plans, au plus près des visages et usant de dialogues en voix off. L'alternance de la couleur, du sépia et du noir et blanc participe à l'attrait esthétique du film.

Lelouch dessine assez précisément le portrait de ses personnages, parfaitement servis par le charme de Pierre Barouh, l'assurance de Trintignant et la beauté élégante d'Anouk Aimé. Que pourra Jean-Louis, type méticuleux, plutôt macho, peu délicat face à Anne, jeune femme indépendante, sûre d'elle et toujours éprise d'un amour éternel ?

Date de sortie : 1966

 

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Le Père Noël est de plus en plus exigeant sur le travail de ses 92 000 lutins. Ceux ci tombent tous malades. Le Père Noël descend sur terre pour trouver de la vitamine.

Alain Chabat manie parfaitement le décalage qu'il distille à profusion. Le film regorge ainsi d'idées drôlissimes : les lutins ont tous la même tête (Bruno Sanches), le Père Noël sur terre connaît tout le monde car il a livré des cadeaux à chacun mais ne comprend pas le fonctionnement des enfants, Jean-Pierre Bacri en Père Noël, les scènes de couple avec Audrey Tautou, l'interrogatoire au commissariat de police sont particulièrement drôles.  Impossible de faire la liste de tous les des détournements.

Pio Marmai, Goshiefteh Farahani et les enfants sont parfaits. 

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La MEP rassemble près de 200 photos du photoreporter James Nachtwey.

Il photographie depuis 40 ans toute la misère du monde qu'elle soit dû aux guerres, aux épidémies, aux catastrophes naturelles, au terrorisme...

Les photos présentées sont classées par thèmes qui a eux seuls content l'Histoire de l'Humanité dans toute son inhumanité depuis quatre décennies : mur de Berlin, Balkans, Tchétchénie, Famine, Roumanie,Rwanda, Pollution en Europe de l'Est, sacrifice, médecine de guerre, Irak, Afrique du sud, Indonésie, 11 septembre, Afghanistan, Crime et châtiment aux Etats-Unis, sida et tuberculose, catastrophes naturelles, exode..

La beauté de ces photos, qui pourrait choquée, rend au contraire hommage aux Hommes de peu dans leurs intarissables souffrances.

James Nachtwey, à la Maison Européenne de la Photographique
James Nachtwey, à la Maison Européenne de la Photographique
James Nachtwey, à la Maison Européenne de la Photographique
James Nachtwey, à la Maison Européenne de la Photographique
James Nachtwey, à la Maison Européenne de la Photographique
James Nachtwey, à la Maison Européenne de la Photographique
James Nachtwey, à la Maison Européenne de la Photographique
James Nachtwey, à la Maison Européenne de la Photographique
James Nachtwey, à la Maison Européenne de la Photographique
James Nachtwey, à la Maison Européenne de la Photographique
James Nachtwey, à la Maison Européenne de la Photographique
James Nachtwey, à la Maison Européenne de la Photographique
James Nachtwey, à la Maison Européenne de la Photographique
James Nachtwey, à la Maison Européenne de la Photographique
James Nachtwey, à la Maison Européenne de la Photographique
James Nachtwey, à la Maison Européenne de la Photographique
James Nachtwey, à la Maison Européenne de la Photographique
James Nachtwey, à la Maison Européenne de la Photographique
James Nachtwey, à la Maison Européenne de la Photographique
James Nachtwey, à la Maison Européenne de la Photographique
James Nachtwey, à la Maison Européenne de la Photographique
James Nachtwey, à la Maison Européenne de la Photographique
James Nachtwey, à la Maison Européenne de la Photographique
James Nachtwey, à la Maison Européenne de la Photographique
James Nachtwey, à la Maison Européenne de la Photographique
James Nachtwey, à la Maison Européenne de la Photographique
James Nachtwey, à la Maison Européenne de la Photographique
James Nachtwey, à la Maison Européenne de la Photographique
James Nachtwey, à la Maison Européenne de la Photographique
James Nachtwey, à la Maison Européenne de la Photographique
James Nachtwey, à la Maison Européenne de la Photographique
James Nachtwey, à la Maison Européenne de la Photographique
James Nachtwey, à la Maison Européenne de la Photographique
James Nachtwey, à la Maison Européenne de la Photographique
James Nachtwey, à la Maison Européenne de la Photographique
James Nachtwey, à la Maison Européenne de la Photographique
James Nachtwey, à la Maison Européenne de la Photographique
James Nachtwey, à la Maison Européenne de la Photographique
James Nachtwey, à la Maison Européenne de la Photographique
James Nachtwey, à la Maison Européenne de la Photographique
James Nachtwey, à la Maison Européenne de la Photographique
James Nachtwey, à la Maison Européenne de la Photographique
James Nachtwey, à la Maison Européenne de la Photographique
James Nachtwey, à la Maison Européenne de la Photographique

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Le "termissage" de l'exposition d'Agnès Varda à la galerie Nathalie Obadia s'est déroulé ce samedi 9 juin.

A l'entrée de la galerie, une arche faite de boites de bobines de films de 35mm, sous la verrière la pièce maîtresse, une cabane de cinéma, dans le show room, des photos d'Agnès Varda sous cadre et sur écrans,  les maquettes des maisons-films dont le prochain projet.

Visite guidée par Agnès Varda :

L'Arche du cinéma : "Les bobines de film en 35mm circulaient dans des boites métalliques qui sont devenues obsolètes depuis qu'on ne projette plus en 35mm. 156 boites de certains de mes films ont transporté des images, du son, de la musique et tous les éléments du mixage final. Il m'a semblé que cette arche de style roman nous faisait rentrer paisiblement dans l'espace inattendu d'une serre de cinéma."

Une cabane de cinéma - la serre du bonheur : "Les parois, les fenêtres et le toit de cette cabane sont fait de pellicules d'une copie du film Le Bonheur (1964). Les copies standard, projetables et sonores dans une salle de cinéma n'ont plus d'utilité car les films numérisés circulent sous forme de fichiers DCP. Que faire de ces bobines ? Je les ai recyclées dans cette construction dont la structure métalliques a été crée par Christophe Vallaux. Les 2500 mètres sont devenus une cabane de cinéma. Le générique du film était tourné près d'un champ de tournesols. La cabane est donc devnue serre et des tournesols y poussent."

Dans le show room, on trouve quatre maquettes, la maison du film Le Bonheur (la cabane du cinéma), la cabane du film Les créatures, la cabane du film Sans toit, ni loi et la cabane-barque du film La Pointe Courte (qui est le projet à venir) et trois triptyques, Miquel Barcelo, Rosalie, ma fille et Femme et enfant.

 

 

On attend avec impatience, une nouvelle occasion de pouvoir admirer le travail d'Agnès Varda, plasticienne, sans oser espérer un nouveau film/documentaire.

Agnès Varda : une cabane de cinéma, la serre du bonheur
Agnès Varda : une cabane de cinéma, la serre du bonheur
Agnès Varda : une cabane de cinéma, la serre du bonheur
Agnès Varda : une cabane de cinéma, la serre du bonheur
Agnès Varda : une cabane de cinéma, la serre du bonheur
Agnès Varda : une cabane de cinéma, la serre du bonheur
Agnès Varda : une cabane de cinéma, la serre du bonheur
Agnès Varda : une cabane de cinéma, la serre du bonheur
Agnès Varda : une cabane de cinéma, la serre du bonheur
Agnès Varda : une cabane de cinéma, la serre du bonheur
Agnès Varda : une cabane de cinéma, la serre du bonheur
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Agnès Varda : une cabane de cinéma, la serre du bonheur
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Agnès Varda : une cabane de cinéma, la serre du bonheur
Agnès Varda : une cabane de cinéma, la serre du bonheur
Agnès Varda : une cabane de cinéma, la serre du bonheur
Agnès Varda : une cabane de cinéma, la serre du bonheur
Agnès Varda : une cabane de cinéma, la serre du bonheur

Maison de cinéma, la serre du bonheur d'Agnès Varda à la galerie Obadia

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affiche adieu monsieur haffmann sanscrierart

En 1942, alors que le port de l'étoile vient d'être décrété, Joseph Haffmann propose à Pierre Vigneau, son employé, de lui confier sa bijouterie tandis que lui restera caché dans la cave. Pierre pose une condition.

 

La condition en question, bien que saugrenue, n'est pas nouvelle. Ce genre d'arrangement a déjà été posé dans d'autres fictions.

 

On peut même penser que la pièce aurait gagné en profondeur si Jean-Philippe Daguerre, l'auteur, n'avait pas choisi ce stratagème pour déstabiliser le personnage de Pierre. Le dilemme eut été plus intéressant et universel s'il avait été posé sans cette contrainte.

 

La pièce n'en est pour autant pas désagréable. Elle est servie par une écriture précise des dialogues, de très bons comédiens et une mise en scène remarquable de sobriété.

 

C'est en découvrant la dernière partie, très réussie, de la pièce qu'on comprend que la première partie n'est là que pour la servir. Cette scène finale de dîner est particulièrement glaçante, entre rire et effroi. Charlotte Matzneff y est, à la fois, irrésistible de drôlerie et terrifiante.

 

La pièce a été récompensée par quatre Molières : pièce du théâtre privé, révélation féminine (Julie Cavanna), comédien dans un second rôle (Franck Desmedt) et auteur francophone vivant (Jean-Philippe Daguerre)

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