Lara,15 ans, rêve de devenir ballerine. Mais, elle est enfermée dans un corps de garçon dont elle a décidé de se séparer avec l'aide des médecins et le soutien de son père.

Entre les cours de danse où il faut apprendre à faire des pointes à l'âge où les filles en font depuis plus de 3 ans, et les visites à l’hôpital et chez le psy, Lara ne se ménage pas. Lucas Dhont place son héroïne dans le milieu de la danse à haut niveau pour souligner sa détermination et sa souffrance. Souffrance dans ce corps qu'il faut exhiber, souffrance de ce corps qu'il faut déformer, transformer pour obtenir de lui de devenir une femme et une danseuse.

La force du film tient en deux choses : son point de vue et ses deux comédiens Son point de vue est celui de Lara. Il prime sur tout au point de se désencombrer le plus possible des poncifs, sur l'entourage familial notamment, porteur d'une souffrance lui aussi. Ici le père est seul, sans problème particulier et soutien sans réserve son enfant. C'est la volonté, l'impatience, les souffrances et les obsessions de Lara qui prévalent. 

Les comédiens, père et fille. Victor Polster, 15 ans, danseur à l'école Royale de ballet d'Anvers, visage d'ange, incarne de façon confondante Lara. Il est Lara. Dans un registre différent mais assez complexe également, le rôle du père est tenu par Arieh Worthalter, lui aussi excellent.

Si la fin du film peut laisser dubitatif, la force de l'ensemble, avec son traitement à la fois cru et délicat, l'emporte.

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Jackson Maine, chanteur vedette alcoolique rencontre Ally chanteuse dans un bar. Séduit par la jeune femme, Jackson la propulse sur scène.

Fade et niais du début jusqu'à la fin.

Interminable.

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Amin travaille en France pour faire vivre sa famille restée au Sénégal. Sur un chantier, il rencontre Gabrielle, infirmière, divorcée, mère d'une petite fille.

On ne comprend pas très bien ce que veut nous dire ou nous montrer Philippe Faucon. Son histoire dénuée d'émotion ne conte que peut de choses. Les situations et les personnages sont le plus souvent caricaturaux.

Malgré la présence d'Emmanuelle Devos et du très beau Moustapha Mbengue, on s'ennuie très vite.

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Romane et Philippe se séparent et cherchent une solution pour que cette séparation n'en soit pas une pour les enfants. Romane invente le sépartement.

Romane Bohringer et Philippe Rebbot racontent leur séparation dans ce film romancé mais tourné pendant leur installation dans leur nouvel appartement. Cette autofiction est un peu foutraque à l'image du couple Bohringer-Rebbot et de leur entourage. Les scènes les plus improbables se succèdent dans un joyeux bordel que l'on devine quand même bien maîtrisé. Car la plupart des scènes servies par de très bons dialogues fonctionnent parfaitement.

Romane Bohringer et Philippe Rebbot, particulièrement drôle, tous les deux excellents, nous offrent un grand bol d'air frais.

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Jongsu, fils de fermier et romancier en herbes, rencontre par hasard Haemi, une connaissance d'enfance dont il avait oublié l'existence. Alors qu'une liaison amoureuse s'installe entre eux, Haemi part en voyage en Afrique et en revient avec un jeune coréen aussi riche que séduisant.

Lee Chang Dong prend son temps pour installer l'étrangeté de ses personnages et leurs relations ambigues. Fossé social, hiérarchie intellectuelle, malaise de la jeunesse coréenne tout à la fois adepte de la chirurgie esthétique et en recherche de spiritualité, le réalisateur sème des bribes de sujets sociétaux et en 3ème partie installe les pistes d'un polar dont on ne saura pas grand chose.

Encensé par la critique  le film qui est partout et nulle part à la fois laisse sur sa faim.

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