En juin 1944, quelque part dans le Sud Ouest de la France, Lucien, adolescent, travaille à l'hospice. Après que la résistance ait refusé de l'enrôler, il intègre la gestapo.
Dans un style naturaliste, Louis Malle fait le portrait d'une France collaborationniste et interroge le rôle des circonstances et de l'absence d'empathie et de réflexion dans les choix d'un jeune homme.
Organisée avec la Tate, "Les Impressionnistes à Londres" proposent de découvrir des œuvres réalisées par des artistes français réfugiés à Londres à la suite de la guerre franco-allemande, de la chute du second empire et à l’insurrection de la Commune.
Les 140 œuvres exposées sont empruntées à de nombreux musées de Grande-Bretagne comme la Tate Britain, le Victoria and Albert Museum, la National Gallery ; des États-Unis tels le Brooklyn Museum, l’Art Institute de Chicago, le Metropolitan Museum of Art de New York ; mais également français comme le musée d’Orsay entre autres.
Les œuvres de Monet, Pissarro, Sisley, Daubigny, Legros, Carpeaux... sont présentées dans une scénographie, belle et ludique, qui plonge le visiteur dans l'ambiance de l'époque.
L'exposition est aussi l'occasion de découvrir ou redécouvrir le talent de James Tissot (Henry-Joseph de son vrai prénom) et Jules Dalou, réciproquement peintre de scène de genre au trait précis et au regard acéré et sculpteur d'une grande sensibilité.
Un groupe de terroristes, du plutonium dans la nature, le FBI, la CIA... Et une Mission Impossible pour Ethan Hunt.
Les amateurs de Mission Impossible et de ce genre cinématographique passeront certainement un très bon moment face à la réalisation léchée, au scénario aux multiples rebondissements, aux romantisme (suranné), aux pointes d'humour (un peu lourd), aux scènes sur-explicatives et à l'énergie de Tom Cruise qui réalise toutes ses cascades.
Les autres s'amuseront de voir Paris sous un angle inédit. Ils trouveront cette fois encore l'ensemble interminable et les 2-3 scènes à astuces très téléphonées.
Ouverte en juin 2004, La Maison Rouge, fondation d'Antoine de Galbert, fermera ses portes le 28 octobre.
Sa dernière exposition se nomme L'Envol et traite du rêve d'Icare à travers les œuvres d'artistes d'art classique, contemporain, brut ou primitif. Un mélange qui a souvent prévalu dans les expositions de La Maison Rouge.
Vidéos, photographies, sculptures, dessins, peintures, installations, machines volantes... le thème est abordé sous toutes les formes de création et d'inventivité. De Auguste Rodin à Philippe Ramette, en passant par Fédérico Fellini, Loïs Fuller, Georges Méliès, François Burland, Kiki Smith, Panamarenko, Cai Guo-Qiang, Ilya et Emilia Kabakov... les œuvres sont présentées dans l'espace du rez de chaussée grand ouvert et l'exposition se poursuit dans l'ensemble des salles du musée, offrant avec l'oeuvre de Fabio Mauri un voyage sur la Lune.
L'Envol n'est sans doute pas l'exposition la plus impressionnante du lieu, mais elle marquera comme celle qui aura vu les portes d'un bel espace d'art se fermer définitivement.
François, menuisier, est marié avec Thérèse et père de deux enfants. Il est heureux. Un jour, il tombe amoureux d'Emilie. Il les aime autant toutes les deux pour des raisons différentes.
Les scènes de bonheur simple, quotidien, en couple, auprès des enfants, au bal, se succèdent célébrant la nature, le soleil et les couleurs, accompagnées par la répétitive musique de Mozart. François est fait pour le bonheur quoi qu'il advienne même si celui-ci se teinte, avec les épreuves, des couleurs de l'automne.
Agnès Varda signe un film lumineux d'un bout à l'autre, basculement inclus. Sa réalisation où les plans fixes, proches de la photographie dominent confère au film une forte et belle identité graphique.