L'équipe organisatrice de la Réserve de Malakoff qui nous avait enchanté avec son Grand 8 il y a quelques mois à peine, nous convie cette fois dans d'anciens locaux de la Poste aujourd'hui propriétés de la ville de Paris. Tout comme pour la Réserve, les locaux étant destinés à être détruits, les artistes sont invités à prendre pleinement possession des lieux. Depuis début décembre et jusqu'au 25 janvier, les plasticiens et graffeurs créent sous les yeux des visiteurs et dans le cadre décalé de ces anciens bureaux. A partir du 25 janvier et jusqu'au 26 février, les œuvres seront exposées dans leur état final. Vous l'avez donc compris, ce que les visiteurs ont vu en décembre n'est déjà plus tout à fait identique aujourd'hui et le sera encore moins le 25 janvier.

Ce lieu à la configuration complexe avec ces escaliers, ces couloirs étroits et ces petits bureaux, à la fois résidence d'artistes et lieu d'exposition, n'est pas aisé à aborder. Malgré tout, entre créations/installations achevées, celles en cours abandonnées ou en présence de l'artiste au travail et les œuvres plus sagement exposées (et à la vente) dans les deux salles d'exposition, il y a pas mal de choses à voir. Si toutes les œuvres ne marquent pas, la diversité des styles, le bordel plus ou moins organisé, l'accueil sympathique des artistes et la musique d'accompagnement valent largement le déplacement et donnent très envie de revenir admirer l'ensemble des oeuvres achevées en février.

140 boulevard Montparnasse 75014 Paris

Ouvert du mercredi au dimanche de 13h à 20h jusqu'au 26 février 2017- Entrée : 2€

Lab 14, l'art en construction
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La MEP accueille jusqu'au 29 janvier, les deux artistes américains. Harry Callahan a vécu de septembre 1957 à juillet 1958 à Aix en Provence. Ce sont des photographies issues de ce séjour qui sont présentées dans French Archives. Il concentre son travail sur le graphisme des façades et sur les rues qui offrent des jeux d'ombres et de lumière superbes. C'est cette série sur les rues qui impressionne le plus. La maitrise avec laquelle Callaghan a su emprisonner ces noirs puissants et ces éclats blancs de lumière est impressionante. 

A travers trois séries de photographies, on découvre la maitrise du portrait et une certaine tendance au mauvais goût et à la facilité d'Andres Serrano. América, série inspirée par le 11 septembre, s'ouvre sur une photo du drapeau américain ensanglanté... Et présente, en portraits ultra colorés qui, si on aime ce genre photographique, sont plutôt réussis d'ailleurs, ce que l'Amérique a de plus ringard (mini-miss, Donald Trump...). De la série Klu Klux Klan sont exposés trois portraits où tiens ! on découvre un oeil derrière une cagoule. Suit la série Cuba, où enfin un peu de finesse vient habiter ses photos. La lumière, les couleurs offrent une belle palette de nuances et les personnes photographiées le sont avec respect. Respect ? C'est la question qui nous interpelle à la découverte de la série sur les SDF de New-York et de Bruxelles. Photographier des SDF et exposer leurs portraits, aussi beaux soient-ils, dans des musées est-ce irrévérencieux ou nécessaire ?

Andres Serrano et Harry Callahan à la Maison Européenne de la Photographie
Andres Serrano et Harry Callahan à la Maison Européenne de la Photographie
Andres Serrano et Harry Callahan à la Maison Européenne de la Photographie
Andres Serrano et Harry Callahan à la Maison Européenne de la Photographie
Andres Serrano et Harry Callahan à la Maison Européenne de la Photographie
Andres Serrano et Harry Callahan à la Maison Européenne de la Photographie
Andres Serrano et Harry Callahan à la Maison Européenne de la Photographie
Andres Serrano et Harry Callahan à la Maison Européenne de la Photographie

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Thomas Quillardet adapte, avec ses comédiens, les scénarios de deux films d'Eric Rohmer. Dans un décor épuré et une mise en scène inventive et facétieuse qui se nourrit d'une immense feuille de papier blanc, les comédiens rejouent Les nuits de la pleine lune puis Le rayon vert. Les scènes des films se succèdent avec une rapidité parfois un peu abrupte (surtout sur Les nuits) mais de façon agréable. Le jeu des comédiens (tous très bien) met particulièrement en avant la drôlerie des situations et des personnages. La structure différente des deux récits, Les nuits présentant des scènes intimes en intérieur tandis que Le rayon vert multiplie les scènes de groupes en exterieur, les différences de personnalités des deux héroïnes, l'une exubérante fuyant l'enfermement du couple, l'autre effacée rêvant d'un amour absolu, permettent de maintenir l'intérêt du spectateur à l'entrée du second récit. Pendant près de 2 heures, on se laisse ainsi prendre à cet exercice étrange qui, bien que reprenant les mots de Rohmer, s'éloigne sensiblement de l'ambiance des films. Ce n'est pas plus mal ainsi les comédiens peuvent s'approprier leurs rôles loin de leurs marquants prédécesseurs ( Pascale Ogier, Fabrice Lucchini ou Marie Rivière) et les spectateurs avoir presque l'impression de découvrir ces deux histoires. À voir avec plaisir jusqu'au 19 janvier 2017.

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Jean, 33 ans, n'a jamais rencontré son père. Un appel téléphonique lui apprend que celui-ci vient de mourir. Il se rend à Montréal pour rencontrer ses frères et assister aux obsèques.

Le film vaut surtout pour la qualité de ses comédiens. Premiers (Gabriel Arcand et Pierre Deladonchamps) et seconds rôles (Marie-théréze Fortin et Catherine de Léan) savent rendre leurs personnages attachants et créer à leur égard l'intérêt du spectateur. Soutenus par une réalisation efficace, ils relèvent le niveau de cette tranche de vie qui bien que sympathique n'affiche pas suffisamment de caractère pour marquer durablement les esprits.

Date de sortie en salle : 31 août 2016

Date de sortie en DVD : 4 janvier 2017 

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En 2015, à Bucarest, 40 jours après la mort de son père, Lari, accompagné de sa femme, se rend chez sa mère pour la cérémonie religieuse d'adieu. Une dizaine de personnes, famille et amis, sont présentes et attendent le Pope qui tarde à arriver.

Disputes de couples, arrivée d'intrus, contreverses politiques, préparation du repas en cuisine, bébé à ne pas réveiller, les évènements de nature aussi diverse se succèdent dans un huis clos relevé. Entre comédie à l'italienne et drame Tchekovien les personnages tourbillonnent, les échanges sont le plus souvent drôles, l' ambiance est à la douce folie. Dans sa dernière demi-heure, le film perd de son charme lorsque le réalisateur sort de l'appartement. Le rythme stoppe brutalement. C'est à ce moment-là que la durée de 2h56 commence à peser. A l'exception de cette partie, le film fonctionne parfaitement.

Date de sortie en salle : 3 août 2017

Date de sortie en DVD : 7 décembre 2017

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