Le théâtre du Rond Point accueille le nouveau spectacle de James Thiérrée. La grenouille avait raison diffère des oeuvres de référence de Thiérée (la Veillée des abysses ou Au revoir parapluie). Bien sûr, le décor est, cette fois encore, majestueux, les lumières extrêmement soignées, l'accompagnement musical très prenant et particulièrement bien servi par la voix enchanteresse de Mariama. Valérie Doucet est une acrobate au corps élastique sans limite et le charisme de James Thiérrée agit toujours. Pourtant, la magie opère moins que d'habitude. L'effet hypnotique ne prend pas. Cela est sans doute dû à la facture du spectacle sensiblement différente de d'"habitude". Ici les comédiens interagissent assez peu avec le décor et les éléments qui le composent. Lorsque cela arrive (particulièrement en introduction et en fin de spectacle) le charme agit immédiatement. Mais, pour  la grande majorité du spectacle, les comédiens jouent seuls au sol entre eux. Et là aussi on ne retrouve pas ce qui faisait un des attraits des créations de Thiérrée. Ici les personnages ne semblent pas s'associer contre les éléments. Ils se chamaillent, s'affrontent. On trouve également une thématique redondante à travers les corps entravés, mutilés, mêlès, où la danse, les contorsions et le mime dominent plaçant le spectacle à un niveau plus convenu alors que Thiérée nous avait habitué à de l'exceptionnel. On y voit moins de créativité, moins d'idées surprenantes.

Malgré toutes ces réserves, il faut garder en tête que tout spectacle de James Thiérrée, même moins enivrant que ses précédents, demeure un spectacle de qualité largement supérieur à ce qui nous est donné de voir par ailleurs.

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Published by zab - Théâtre - Danse

En 1942, au Maroc, Max Vatan, espion envoyé par Londres, et Marianne Beauséjour, résistante Française, forment un faux couple dans le but de tuer l'ambassadeur d'allemagne. Leur mission accomplie, les deux espions amoureux se marient. Quand à Londres, ses supérieurs apprennent à Max que sa femme est soupçonnée d'être une espionne nazie, il tente de la disculper.

Le film affiche tout d'abord une belle prestance : reconstitution soignée, scènes d'action alertes, distribution de stars (Marion Cotillard très bien, Brad Pitt pas au mieux de sa forme). Pour ce qui est du scénario, il manque terriblement de finesse et n'échappe pas toujours au ridicule. Zemeckis en rajoute dans la réalisation et le montage sans nuances. 

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En 2007, le docteur Irène Frachon, pneumologue, constate que de nombreux malades cardiaques sont également consommateurs du médicament Médiator. Elle se lance alors dans une lutte pour l'interdiction de ce médicament.

A la fois portrait d'une femme exceptionnelle et récit d'un des plus importants scandales de santé publique, "La fille de Brest" relève la gageur d'être à la fois haletant alors que l'issue de l'histoire est connue, didactique malgré des problèmatiques médicales et administratives complexes et émouvant en dépit d'une plongée au plus près des effets de la maladie à travers deux autopsies. Sidse Babett Knudsen campe parfaitement une Irène Frachon énergique, excessive et intrépide. La réalisation sert efficacement le portrait de cette femme aux sentiments contradictoires et exacerbés par cette situation hors normes. Le casting des seconds rôles est impeccable. Comme chaque fois, Emmanuelle Bercot, grande directrice d'acteurs, sait faire place en quelques minutes aux essentiels personnages dits de seconds plans. L'ensemble de deux heures dix est rythmé par une réalisation alerte et un récit tenu. Le scénario est précis sans être rébarbatif tant dans le récit des faits que dans celui des atmosphères. Une belle réussite dans un genre cinématographique des plus piégeux.

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18 oeuvres majeurs de l'artiste contemporain italien sont exposées dans les somptueuses salles du musée de la Monnaie. Cet écrin est un acteur essentiel dans la mise en scène de ces oeuvres étonnantes et provocantes. On peut notamment y voir deux pièces maîtresses de l'artiste : le pape Jean Paul II sous une météorite et le Hitler priant à genoux. Intrigant et rare.

Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
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Maurizio Catellan au musée de la monnaie
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Maurizio Catellan au musée de la monnaie
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Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
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En Tunisie, de nos jours, Hedi est commercial chez Peugeot. Son mariage avec Khedija, programmé depuis plusieurs années, doit avoir lieu dans quelques jours. Lors d'une tournée de prospection, il rencontre Rym, une jeune femme libre, indépendante et gaie.

À travers Hedi, Khedija et Rym, Mohamed Ben Attyia dresse le portrait d'une Tunisie qui s'est révoltée en janvier 2011 mais qui demeure hésitante à se réformer réellement. Khedija suit le chemin traditionnel qu'on lui a tracé sans imaginer qu'il pourrait en être autrement tandis que Rym prend une totale distance et une grande liberté avec cette culture dépassée. Entre ces deux femmes si différentes, Hedi se libère doucement de ses chaînes jusqu'à exploser totalement sans sembler pourtant savoir quoi faire de cette liberté. Le maghreb est souvent décrit à travers des destins de femmes. Mohammed Ben Attia nous offre ici le portrait d'un homme jeune proposant un regard différent mais tout aussi édifiant sur le poids des traditions. Le personnage d'Hedi aurait mérité d'être plus écrit, présenté de façon moins contemplative, mais ce premier film n'en demeure pas moins original, audacieux et sincère.

À voir en salle des le 28 décembre 

Le film a reçu le prix du meilleur premier film à Berlin ainsi que l'Ours d'argent pour l'interprétation de Maji Mastoura.

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