Chiron vit, avec sa mère droguée, à LIberty City, un quartier pauvre et violent de Miami. A l'école, les enfants le maltraitent et le traitent de tapette.
Barry Jenkins trace, en trois volets, le portrait de Chiron de l'enfance à l'âge adulte. Dès les premiers plans, la réalisation part dans tous les sens, semblant ne pas être tout à fait maitrisée, prenant à certains instants des poses plus proches du gadget que d'un véritable parti-pris artistique réfléchi. Le récit ainsi mis en images semble terriblement artificiel. Jenkins s'empare d'un sujet fort et demeure à la surface préférant jouer avec sa caméra et les clichés que soigner les portraits de ses personnages. Ils sont ainsi dessinés à gros traits, parfois au bord de la caricature. Dans le dernier volet, le réalisateur pose soudainement sa caméra, sa réalisation devenant terriblement plan-plan. En bout de course, le film ne permet jamais à son personnage d'exister pleinement.
Tom, 8 ans, et Benjamin, 13 ans, partent en vacances chez leur père en Suède. Avant le départ, Tom confie à sa psy que s'il ne ressent pas d'appréhension à l'idée de ce voyage, il est préoccupé par un fort pressentiment.
Susan Morrow, galeriste d'art à Los Angeles, reçoit un manuscrit de son ex-mari, Edward. Le livre la met en scène ainsi que sa fille et son ex-mari dans des circonstances violentes.
En Virginie, en 1958, Richard Loving épouse sa bien-aimée Mildred Jeter. Tout irait pour le mieux si Mildred n'avait la peau noire et si Richard n'était blond comme les blés. Pour éviter le harcèlement de la justice et la prison, ils sont contraints de quitter l'Etat et de s'installer dans le district de Columbia.