Chiron vit, avec sa mère droguée, à LIberty City, un quartier pauvre et violent de Miami. A l'école, les enfants le maltraitent et le traitent de tapette.

Barry Jenkins trace, en trois volets, le portrait de Chiron de l'enfance à l'âge adulte. Dès les premiers plans, la réalisation part dans tous les sens, semblant ne pas être tout à fait maitrisée, prenant à certains instants des poses plus proches du gadget que d'un véritable parti-pris artistique réfléchi. Le récit ainsi mis en images semble terriblement artificiel. Jenkins s'empare d'un sujet fort et demeure à la surface préférant jouer avec sa caméra  et les clichés que soigner les portraits de ses personnages. Ils sont ainsi dessinés à gros traits, parfois au bord de la caricature. Dans le dernier volet, le réalisateur pose soudainement sa caméra, sa réalisation devenant terriblement plan-plan. En bout de course, le film ne permet jamais à son personnage d'exister pleinement.

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Tom, 8 ans, et Benjamin, 13 ans, partent en vacances chez leur père en Suède. Avant le départ, Tom confie à sa psy que s'il ne ressent pas d'appréhension à l'idée de ce voyage, il est préoccupé par un fort pressentiment.

Gilles Marchand a co-écrit son scénario avec son complice de toujours le réalisateur Dominik Moll avec lequel il avait déjà écrit Harry un ami qui vous veut du bien et Lemming. Aussi, ce n'est pas tout à fait une surprise de se retrouver face à un récit plus qu'étrange. Entre thriller et conte fantastique, le film provoque de multiples questions sans jamais donner de réponse, laissant libre cours à l'imagination fertile des spectateurs qui se perdent avec délectation dans diverses interprétations. La forte originalité de cette histoire accroche et intrigue très vite. Face à cette créativité scénaristique, la réalisation fait un peu triste mine. Affichant quelques facilités, le film ne marque jamais vraiment esthétiquement. Gilles Marchand semble tout miser sur son intrigante histoire, la beauté de la nature suédoise et la qualité de ses comédiens. Ce qui est déjà pas mal il est vrai. Côté comédiens, le choix de Jérémie Elkaïm dans le rôle du père est excellent. L'image de type sympa que porte le comédien est rapidement mise à mal par ce personnage inquiétant, entre victime et bourreau. Les enfants sont eux aussi étonnants. Dans le rôle plus ingrat de l'adolescent cartésien, Théo Van de Voorde est très juste. Interprétant le héros de cette histoire, à la sensibilité exacerbée, Timothé Vom Dorp, au regard aussi enfantin que profond, offre une présence bluffante. Un film qui marque donc par l'originalité de son récit et la présence de ses comédiens.

A voir au cinéma dès le 15 février.

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Susan Morrow, galeriste d'art à Los Angeles, reçoit un manuscrit de son ex-mari, Edward. Le livre la met en scène ainsi que sa fille et son ex-mari dans des circonstances violentes.

Tom Ford construit son récit sur trois niveaux : le présent de Susan dans son monde argenté, cynique aux rapports artificiels, la fiction violente de Edward/Tony au fin fond du Texas emplis de dégénérés, et leur passé commun de jeunes amoureux et artistes en devenir. Le premier enchaine les clichés sur un ton excessivement maniéré, le deuxième semble un mauvais Tarantino sans l'art du décalage et le troisième est tarte à souhait. Dans les trois cas, les dialogues sont affligeants de bêtise. L'image est d'un esthétisme tellement clinquant qu'il en devient gênant. On est très loin de l'élégance et du charme de Single Man.

 

 

 

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En Virginie, en 1958, Richard Loving épouse sa bien-aimée Mildred Jeter. Tout irait pour le mieux si Mildred n'avait la peau noire et si Richard n'était blond comme les blés. Pour éviter le harcèlement de la justice et la prison, ils sont contraints de quitter l'Etat et de s'installer dans le district de Columbia.

Cette histoire véridique a joué un rôle souvent oublié dans l'histoire de la lutte contre la ségrégation aux États-Unis. Jeff Nichols rend à Richard et Mildred Loving un juste hommage en leur consacrant son nouveau film. Fidèle à son style, il nous conte leur histoire sans jamais tomber dans l'excès, de la violence et de l'émotion. On reconnait son élégance, sa retenue, sa capacité à faire parler les silences. On retrouve à travers le portrait de Richard Loving, un personnage comme les aime Nichols, taiseux et humble issu de l'Amérique profonde. Le réalisateur dessine ce couple amoureux, simple et résigné avec délicatesse. Lui qui nous avait habitués à des mises en scène éclatantes présente ici une réalisation modeste à l'image de ses héros. Une attention qui peut parfois donner l'impression que le film est lent, trop linéaire et manquant un peu d'emphase. Mais, c'est cette sobriété qui permet au film de dresser le portrait de ce beau couple et d'incarner leur impuissance face au statut de hors la loi qu' on leur a fait porter pendant près de 10 ans, jusqu'à l'arrêt de la Cours Suprême des Etats-Unis : Loving v. Virginia.

A voir en salle dès le 15 février.

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L'exposition Picasso-Giacometti ferme ses portes demain soir. Le musée y présente côte à côte les œuvres des deux artistes, qui furent amis et qui se vouaient une admiration mutuelle. A travers 200 œuvres (peintures, dessins et sculptures), l'exposition montre l'évolution de leurs parcours et les similitudes de leurs recherches artistiques. Les œuvres extravagantes et débordantes de Picasso et celles épurées et meurtries de Giacometti se répondent.

Picasso - Giacometti au musée Picasso
Picasso - Giacometti au musée Picasso
Picasso - Giacometti au musée Picasso
Picasso - Giacometti au musée Picasso
Picasso - Giacometti au musée Picasso
Picasso - Giacometti au musée Picasso
Picasso - Giacometti au musée Picasso
Picasso - Giacometti au musée Picasso
Picasso - Giacometti au musée Picasso
Picasso - Giacometti au musée Picasso
Picasso - Giacometti au musée Picasso
Picasso - Giacometti au musée Picasso
Picasso - Giacometti au musée Picasso
Picasso - Giacometti au musée Picasso
Picasso - Giacometti au musée Picasso
Picasso - Giacometti au musée Picasso
Picasso - Giacometti au musée Picasso
Picasso - Giacometti au musée Picasso
Picasso - Giacometti au musée Picasso
Picasso - Giacometti au musée Picasso
Picasso - Giacometti au musée Picasso
Picasso - Giacometti au musée Picasso
Picasso - Giacometti au musée Picasso
Picasso - Giacometti au musée Picasso
Picasso - Giacometti au musée Picasso
Picasso - Giacometti au musée Picasso
Picasso - Giacometti au musée Picasso
Picasso - Giacometti au musée Picasso
Picasso - Giacometti au musée Picasso
Picasso - Giacometti au musée Picasso
Picasso - Giacometti au musée Picasso
Picasso - Giacometti au musée Picasso
Picasso - Giacometti au musée Picasso
Picasso - Giacometti au musée Picasso
Picasso - Giacometti au musée Picasso
Picasso - Giacometti au musée Picasso
Picasso - Giacometti au musée Picasso
Picasso - Giacometti au musée Picasso
Picasso - Giacometti au musée Picasso
Picasso - Giacometti au musée Picasso
Picasso - Giacometti au musée Picasso
Picasso - Giacometti au musée Picasso
Picasso - Giacometti au musée Picasso
Picasso - Giacometti au musée Picasso
Picasso - Giacometti au musée Picasso
Picasso - Giacometti au musée Picasso
Picasso - Giacometti au musée Picasso
Picasso - Giacometti au musée Picasso
Picasso - Giacometti au musée Picasso
Picasso - Giacometti au musée Picasso
Picasso - Giacometti au musée Picasso
Picasso - Giacometti au musée Picasso
Picasso - Giacometti au musée Picasso

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