En 2007, le docteur Irène Frachon, pneumologue, constate que de nombreux malades cardiaques sont également consommateurs du médicament Médiator. Elle se lance alors dans une lutte pour l'interdiction de ce médicament.

A la fois portrait d'une femme exceptionnelle et récit d'un des plus importants scandales de santé publique, "La fille de Brest" relève la gageur d'être à la fois haletant alors que l'issue de l'histoire est connue, didactique malgré des problèmatiques médicales et administratives complexes et émouvant en dépit d'une plongée au plus près des effets de la maladie à travers deux autopsies. Sidse Babett Knudsen campe parfaitement une Irène Frachon énergique, excessive et intrépide. La réalisation sert efficacement le portrait de cette femme aux sentiments contradictoires et exacerbés par cette situation hors normes. Le casting des seconds rôles est impeccable. Comme chaque fois, Emmanuelle Bercot, grande directrice d'acteurs, sait faire place en quelques minutes aux essentiels personnages dits de seconds plans. L'ensemble de deux heures dix est rythmé par une réalisation alerte et un récit tenu. Le scénario est précis sans être rébarbatif tant dans le récit des faits que dans celui des atmosphères. Une belle réussite dans un genre cinématographique des plus piégeux.

Voir les commentaires

18 oeuvres majeurs de l'artiste contemporain italien sont exposées dans les somptueuses salles du musée de la Monnaie. Cet écrin est un acteur essentiel dans la mise en scène de ces oeuvres étonnantes et provocantes. On peut notamment y voir deux pièces maîtresses de l'artiste : le pape Jean Paul II sous une météorite et le Hitler priant à genoux. Intrigant et rare.

Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie

Voir les commentaires

En Tunisie, de nos jours, Hedi est commercial chez Peugeot. Son mariage avec Khedija, programmé depuis plusieurs années, doit avoir lieu dans quelques jours. Lors d'une tournée de prospection, il rencontre Rym, une jeune femme libre, indépendante et gaie.

À travers Hedi, Khedija et Rym, Mohamed Ben Attyia dresse le portrait d'une Tunisie qui s'est révoltée en janvier 2011 mais qui demeure hésitante à se réformer réellement. Khedija suit le chemin traditionnel qu'on lui a tracé sans imaginer qu'il pourrait en être autrement tandis que Rym prend une totale distance et une grande liberté avec cette culture dépassée. Entre ces deux femmes si différentes, Hedi se libère doucement de ses chaînes jusqu'à exploser totalement sans sembler pourtant savoir quoi faire de cette liberté. Le maghreb est souvent décrit à travers des destins de femmes. Mohammed Ben Attia nous offre ici le portrait d'un homme jeune proposant un regard différent mais tout aussi édifiant sur le poids des traditions. Le personnage d'Hedi aurait mérité d'être plus écrit, présenté de façon moins contemplative, mais ce premier film n'en demeure pas moins original, audacieux et sincère.

À voir en salle des le 28 décembre 

Le film a reçu le prix du meilleur premier film à Berlin ainsi que l'Ours d'argent pour l'interprétation de Maji Mastoura.

Voir les commentaires

Après avoir vu ses rêves de carrière militaire anéantis, Edward Snowden, informaticien de génie, est embauché par la CIA puis par la NSA. Il y apprend l'importance que revêt la cybersurveillance au coeur du système sécuritaire américain. Acablé par ses découvertes, il décide de divulguer au monde que la majorité des citoyens américains sont surveillés par leur gouvernement tout comme les grandes puissances mondiale.

Oliver Stone nous conte la véritable histoire d'Edward Snowden, le premier lanceur d'alerte d'une ampleur mondiale chassé par sa patrie et recueilli par la Russie. Le film tient tout son intérêt au sujet qu'il aborde et à la qualité de son interprète Kjoseph Gordon Lévis. Côté cinéma, l'ensemble est de facture très classique, un brin ennuyeuse.

Voir les commentaires

Mado rencontre par hasard Alexandre. Le coup de foudre est immédiat. Mais tout se complique lorsque Mado découvre qu'Alexandre est un activiste du Front.

Le sujet est hyper casse gueule et Salomé Lelouch, auteur et metteuse en scène, n'évite pas la chute malgré quelques bonnes choses. Pour la partie positive, on note la qualité des seconds rôles tant dans le dessin des personnages que dans l'interprétation. Ces seconds rôles bénéficient de textes courts, percutants, proche de la formule souvent efficaces. Ludivine de Chastenet, dans le rôle de la meilleure copine marxiste, est la vraie réjouissance de la piéce. À contrario, les deux héros de l'histoire s'avèrent terriblement fades. Les comédiens (pourquoi avoir choisi un comédien de 50 ans pour ce role ?) ne sont pas aidés par des dialogues plats et sans aucune saveur. L'amour rend sans doute niais mais vu la situation on pouvait les espérer plus vifs. Le pire se dessine lors de leurs monologues humanisto-politiques au contenu bien trop faiblard. Il était sans doute un peu présomptueux de se lancer sur un tel sujet avec si peu d'expérience. Il aurait mieux fallu laisser l'écriture à plus aguerri.    

Voir les commentaires

Sanscrierart : Aperçu critique de l'actualité culturelle : théâtre, cinéma, séries, documentaires, expositions, musique...

Archives

Hébergé par Overblog