Le 22 novembre 1963, John Fitzgerald Kennedy est assassiné au Texas. Jackie conte les 3 jours qui suivirent le drame vécus par Jackie Kennedy.

Pablo Larrain réussit le coup de génie de faire le portrait d'une icône mondiale sans tomber dans les recettes éculées du biopic et tout à la fois le dessin des faux semblants politiques et médiatiques. 

Dès le premier plan, on pressent que dans sa forme le film aura du caractère. L'atmosphère d'angoisse et de cauchemar éveillé est plantée. Ce ton ne quittera jamais le film. Appuyé par la musique ensorcelante et mortifère de Mica Levi, servi par une image léchée un peu froide bien loin de celle du papier glacée que l'on pouvait craindre, mélangeant les images d'archives reconstituées et celles de pure fiction, fuyant la banale chronologie, la mise en forme du récit est d'une grande maîtrise. Tout en semblant parfois le brouiller, le découpage éclaire au final un peu plus les enjeux et le portrait qu'il dessinent. Portrait d'une Jackie Kennedy (interprétée par une Nathalie Portman bluffante) terriblement seule, tétanisée par le chagrin d'être veuve d'un homme qui l'a mal aimée, bouleversée d'être la mère de deux très jeunes orphelins, blessée dêtre si vite et si violemment reléguée au statut d'ex-première dame, mais résolument forte face à la brutalité du protocole de succession et du jeu politique, intransigeante dans sa volonté de rendre un hommage grandiloquent indispensable à une juste postérité et soucieuse de montrer au monde son immense chagrin et la somme de ses malheurs.

Le film est ainsi remarquable et on se laisse porter par ses partis pris artistiques et narratifs audacieux.

Voir la bande annonce

A voir en salle dès le 1er février

Voir les commentaires

Victoria Spick est avocate et tout à fait paumée dans sa vie personnelle. Alors qu'elle assiste à un mariage, la compagne d'un de ses amis est poignardée et accuse son propre compagnon. Victoria se retrouve à devoir défendre son ami. Elle embauche comme baby-sitter un de ses anciens clients poursuivi dans une affaire de stupéfiants.

Le film vaut essentiellement pour la prestation de Virgine Efira dont le talent et le charme opèrent une fois encore. Vincent Lacoste tout aussi sympathique ne convainc pas vraiment dans le rôle du tombeur-looser. Quant au scénario, aussi foutrac que la vie de son héroïne, il porte trop de vide et n'est pas drôle. A réserver aux admirateurs de Virginie Efira.

Date de sortie en salle : 14 septembre 2016

Date de sortie en DVD : 18 janvier 2017

Voir les commentaires

Layla vit avec ses parents et ses soeurs dans un village bédouin d'Israël. Soutenue par son père, Suliman, qui la pousse à étudier et lui apprend à conduire, Layla vit dans une certaine insouciance. Mais les traditions ancestrales sont toujours bien tenaces.

Elite Zexer trace de magnifiques portraits de femmes dans un environnement aux traditions archaïques confrontées à une modernité qui s'immisce peu à peu donnant naissance à des espoirs vains. La loi de la religion, du qu'en dira-t-on et des hommes règnent toujours sur ces femmes au caractère pourtant bien trempé. Le mode de fonctionnement de cette communauté (poids des traditions, respect des ainés, sens de l'honneur, place de la femme, puissance usurpée de l'homme, désir de modernité) et ses nombreuses contradictions sont très bien dessinés dans une histoire à priori simple aux enjeux multiples. Les comédiens menés par Ruba Blal-Asfour dans le rôle de la mère, impressionnent dans leur interprétation de personnages complexes confrontés à des choix cornéliens. Les images sont très belles et le récit mené avec finesse est d'une grande richesse dans les messages qu'il véhicule et les interprétations qu'il fait naître en à peine 1h30. 

Voir la bande annonce.

A voir dans toutes les bonnes salles de cinéma dès le 25 janvier.

Voir les commentaires

L'équipe organisatrice de la Réserve de Malakoff qui nous avait enchanté avec son Grand 8 il y a quelques mois à peine, nous convie cette fois dans d'anciens locaux de la Poste aujourd'hui propriétés de la ville de Paris. Tout comme pour la Réserve, les locaux étant destinés à être détruits, les artistes sont invités à prendre pleinement possession des lieux. Depuis début décembre et jusqu'au 25 janvier, les plasticiens et graffeurs créent sous les yeux des visiteurs et dans le cadre décalé de ces anciens bureaux. A partir du 25 janvier et jusqu'au 26 février, les œuvres seront exposées dans leur état final. Vous l'avez donc compris, ce que les visiteurs ont vu en décembre n'est déjà plus tout à fait identique aujourd'hui et le sera encore moins le 25 janvier.

Ce lieu à la configuration complexe avec ces escaliers, ces couloirs étroits et ces petits bureaux, à la fois résidence d'artistes et lieu d'exposition, n'est pas aisé à aborder. Malgré tout, entre créations/installations achevées, celles en cours abandonnées ou en présence de l'artiste au travail et les œuvres plus sagement exposées (et à la vente) dans les deux salles d'exposition, il y a pas mal de choses à voir. Si toutes les œuvres ne marquent pas, la diversité des styles, le bordel plus ou moins organisé, l'accueil sympathique des artistes et la musique d'accompagnement valent largement le déplacement et donnent très envie de revenir admirer l'ensemble des oeuvres achevées en février.

140 boulevard Montparnasse 75014 Paris

Ouvert du mercredi au dimanche de 13h à 20h jusqu'au 26 février 2017- Entrée : 2€

Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction

Voir les commentaires

La MEP accueille jusqu'au 29 janvier, les deux artistes américains. Harry Callahan a vécu de septembre 1957 à juillet 1958 à Aix en Provence. Ce sont des photographies issues de ce séjour qui sont présentées dans French Archives. Il concentre son travail sur le graphisme des façades et sur les rues qui offrent des jeux d'ombres et de lumière superbes. C'est cette série sur les rues qui impressionne le plus. La maitrise avec laquelle Callaghan a su emprisonner ces noirs puissants et ces éclats blancs de lumière est impressionante. 

A travers trois séries de photographies, on découvre la maitrise du portrait et une certaine tendance au mauvais goût et à la facilité d'Andres Serrano. América, série inspirée par le 11 septembre, s'ouvre sur une photo du drapeau américain ensanglanté... Et présente, en portraits ultra colorés qui, si on aime ce genre photographique, sont plutôt réussis d'ailleurs, ce que l'Amérique a de plus ringard (mini-miss, Donald Trump...). De la série Klu Klux Klan sont exposés trois portraits où tiens ! on découvre un oeil derrière une cagoule. Suit la série Cuba, où enfin un peu de finesse vient habiter ses photos. La lumière, les couleurs offrent une belle palette de nuances et les personnes photographiées le sont avec respect. Respect ? C'est la question qui nous interpelle à la découverte de la série sur les SDF de New-York et de Bruxelles. Photographier des SDF et exposer leurs portraits, aussi beaux soient-ils, dans des musées est-ce irrévérencieux ou nécessaire ?

Andres Serrano et Harry Callahan à la Maison Européenne de la Photographie
Andres Serrano et Harry Callahan à la Maison Européenne de la Photographie
Andres Serrano et Harry Callahan à la Maison Européenne de la Photographie
Andres Serrano et Harry Callahan à la Maison Européenne de la Photographie
Andres Serrano et Harry Callahan à la Maison Européenne de la Photographie
Andres Serrano et Harry Callahan à la Maison Européenne de la Photographie
Andres Serrano et Harry Callahan à la Maison Européenne de la Photographie
Andres Serrano et Harry Callahan à la Maison Européenne de la Photographie

Voir les commentaires

Sanscrierart : Aperçu critique de l'actualité culturelle : théâtre, cinéma, séries, documentaires, expositions, musique...

Archives

Hébergé par Overblog