En France, dans les années 30, les sœurs Barlow, deux médiums americaines, terminent une tournée mondiale triomphante. Réceptif à leur don, André Korben, producteur de cinéma, leur propose de réaliser un film réaliste sur les phénomènes qu'elles créent.

Esthétiquement, le film est réussi. Les costumes, la photographie, l'élégance de la mise en scène, sa vitalité, les accompagnements musicaux séduisent. Les comédiens Emmanuel Salinger et Nathalie Portman sont au diapason, Lily Rose Deep, dans un rôle essentiel mais plus effacé fait le job. L'histoire intrigue d'emblée. Les thèmes qu'elle aborde se multiplient au fur et à mesure de son avancée. Richesse qui provoque de multiples interprétations et qui finit par égarer un peu le spectateur comme semblent égarés les personnages. Sans cesse parcourus par une inquiétude qu'ils imaginent issue de ce don étrange et des morts qu'ils réveillent. Hypnotisés par ce phénomène, ils ne perçoivent pas la réelle raison de ce prémonitoire effroi qui se dévoile dans la toute dernière partie du film.  Planétarium est ainsi construit de façon complexe sans que l'on puisse tout à fait  jugé si cela le rend remarquable ou pas.

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Jacob a écouté toute son enfance la fantastique histoire de Miss Peregrine et ses étranges enfants que lui contait son grand-père. Avant de mourir, ce dernier lui demande de rejoindre l'île où ses amis si particuliers vivent.

Tim Burton adapte le best seller de Ranson Riggs. On y retrouve son goût pour la différence, des personnages attachants, son soin du détail, un casting impeccable. Pourtant, l'ensemble n'a pas le charme des oeuvres du maître. Le réalisateur semble céder aux recettes hollywoodiennes. Trop d'effets speciaux, trop de bruits et de musique alourdissent l'ensemble et anéantissent la poésie que pourrait porter le film. L'émotion, si ce n'est celle de l'effroi face aux monstres, ne passe pas. Aussi, l'ennuie et l'indifférence aux héros nous gagnent vite. 

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Louise rate le dernier train qui clôt la saison de la station balnéaire de Biligen. Elle se retrouve seule dans la ville désertée.

La poésie, la délicatesse, la nostalgie règnent dans ce merveilleux film d'animation.

On ne sait ce qui nous rejouit le plus : l'originalité et la finesse du récit, l'intelligence de la mise en scène, la simplicité sophistiquée du dessin fait à la gouache et aux crayons de couleurs, laissant apparaître la texture du papier, la beauté de la lumière, la justesse de l'interprétation de Dominique Frot, la grâce de l'écriture, le charme de l"accompagnement sonore et  musical de Pascal Le Pennec et Pierre Kellner...

Tout dans ce conte cruel et tendre nous emporte.

Jean-François Laguionie est aussi l'auteur entre autres du très beau et intrigant film "Le tableau".

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Un homme se bat contre une mer déchainée. Il s'échoue sur une île déserte qui s'avérera hostile à l'idée qu'il la quitte.

Ce film d'animation aussi beau dans sa réalisation que dans le propos qu'il sert conte la vie de cet homme sur cette île à la fois hostile et source de bonheur. Sans aucun dialogue mais avec une bande son particulièrement soignée, cette histoire nous porte pendant 1h20 d'étonnement en émerveillement. Tout y est beau.

Date de sortie en salle : 29 juin 2016

Date de sortie en DVD : 30 novembre 2016

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Yvan Attal est chez son psy. Sa femme pense qu'il a un problème : il est obsédé par les juifs et l'antisémitisme.

Entre deux séquences chez le psy, Yvan Attal nous propose cinq scènes abordant les reproches antisémites les plus souvent entendus. On imagine qu'Yvan Attal souhaitait traiter son sujet avec humour et une certaine autodérision. Si celle-ci se perçoit parfois dans le rôle qu'il s'est attribué, les dialogues qu'il s'est écrits ont surtout l'allure de discours bien poussifs. Les idées de séquences sont originales mais souvent bancales et pas toujours très claires dans ce qu'elles sont censées démontrées. Surtout, l'ensemble n'est pas drôle. Même les comédiens pourtant de premier choix (Benoit Poelvoorde, Valérie Bonneton, François Damiens, Gilles Lellouch, Denis Podalydes, Gregoire Gadebois, Charlotte Gainsbourg, Dany Boon, Marthe Villalonga...) ne sonnent pas toujours justes. Le seul moment fort du film est une scène de trois minutes interprétée par Popeck. La scène la moins bavarde du film.

On aurait adoré aimer ce film. Mais Yvan Attal s'est totalement loupé dans cet exercice qui s'annonçait effectivement bien difficile. 

Date de sortie en salle : 1er juin 2016

Date de sortie en DVD : 30 novembre 2016

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